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20/04/2010

Nuit sans sommeil

 

Ces derniers jours, malgré tout le bonheur qui est en moi, les images du passé ressurgissent, toutes plus effroyables les unes que les autres.

Ces derniers jours, j’ai eu mal. Samedi, j’ai rêvé de Fiona dans la vraie vie, un vrai rêve bien réel,  et me suis réveillée en sursaut pour m’apercevoir que ce n’était qu’un rêve et qu’elle n’était plus là.

La nuit dernière, une angoisse m’a envahie subitement. Je ne la reverrai jamais. Jamais. Son corps est en cendres. Comment vais-je pouvoir supporter une telle absence ? Combien de temps encore ?

Les mois passent, les  évènements se bousculent, les projets occupent l’esprit, le bonheur prend place peu à peu, le cœur s’enflamme, la vie continue.

Pourtant…

Je suis cassée. Littéralement cassée.

Plus jamais ma vie ne sera comme avant.

Plus jamais je ne serai celle d’avant.

Certes, mais je vis !

 

Je n’arrive plus à m’attarder longtemps sur des problèmes insignifiants. L’essentiel me revient toujours en tête.

Je n’ai plus envie de parler inutilement, juste comprendre et décider sagement.

Je n’ai plus envie de ruer dans les brancards comme avant (clin d’œil à ma famille), juste aimer sans questionnement.

Je n’ai plus envie de porter de jugements hâtifs comme beaucoup, juste regarder et écouter.

M’ouvrir encore à l’essentiel. Toujours plus.

Je sens Fiona en moi plus que jamais.

C’est un RE-renouveau pour moi.

Pourtant…elle me manque et j’ai parfois envie d’hurler.

 

Mais, j’ai près de moi plus qu’une écoute attentive et une épaule réconfortante. Je peux lâcher mes larmes, mes mots autrement que sur un clavier. Je peux rire aussi, à gorge déployée, m’amuser, faire la folle et parler, parler. Ecouter, partager, lire dans le regard.

Ce langage du regard que je partageais si facilement avec Fiona.

Le bonheur s’est incrusté dans ma vie. Je ne l’attendais pas ainsi.

Et ce bonheur, il sait la cassure qui est moi. Quel réconfort d’être moi-même. Simplement moi-même. Et de vivre.

 

Fiona est là comme jamais. Je reviens sur terre avec mes plus belles pensées. Mes plus grandes peines aussi. Je crois ne m’être jamais sentie aussi proche de mes ami(e)s et de ma famille. De Pierre aussi. En silence.

Je revis simplement. Je suis un être humain, je suis moi. Je me sens telle que j’ai envie d’être. En phase avec moi même et avec ceux qui m’aiment.

 

Douce nuit à vous…

 


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02:25 Publié dans Bonheur | Tags : essentiel, renouveau, vivre | Lien permanent | Commentaires (7)

04/04/2009

Sérénité et soleil

Juste le chant des oiseaux, le bêlement des moutons…
Le ciel bleu qui remplit le cœur de joie, les étoiles scintillantes la nuit tombée, les bourgeons qui éclatent…
La fraîcheur du matin quand le soleil se lève à peine,
Les fleurs qui s’éveillent,

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L’envie de se poser ou de se reposer , de prendre le temps sans se poser de questions, de regarder, de voir, de vivre…

Ici, c’est la campagne. Le premier commerce à 2 km, le boulanger qui passe en camionnette, les chemins de randonnées au pied de la maison, la garrigue, les vignes. Seul les cloches de l’église rappellent le temps qui passe. Pour la citadine que je suis, le changement est total. Peut être inquiétant.
Entre mon projet de gîtes adaptés et ma passion, la sculpture, à laquelle je compte m’adonner à fond, j’espère me sentir aussi sereine cet hiver que maintenant.
C’est un choix. Un choix mûrement réfléchi.

Fiona est là. Ici, ou là bas ou encore ailleurs. Elle m’accompagne, me réconforte dans les moments de doute, et me dit d’aller au bout de mes objectifs. C’est là que je trouverai la paix.

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Ce soir, Pierre vient me rejoindre pour une semaine de vacances.

10:05 Publié dans Bonheur | Tags : campagne, sereine, vivre | Lien permanent | Commentaires (5)

22/02/2009

VIVRE

Je pensais faire une note sur la liberté pour faire suite à la précédente.
Mais voilà qu’aujourd’hui j’ai du mal à réunir mes pensées et à les mettre sur l’écran.
En fait, ce n'est pas de liberté dont je veux vous parler du verbe VIVRE.

Durant ce séjour en Belgique, j’ai eu un déclic.
Je me suis aperçue que je pouvais vivre. Vivre, oui, vivre simplement. Etre heureuse, rien que pour moi. Sans me poser la question de culpabilité.
Tout parent d’enfant handicapé vit dans la culpabilité (bien souvent profondément enfouie comme la chose inavouable) de ne pas en faire assez, de ne pas faire ce qu’il faut, de céder à l’impatience ou tout autre sentiment négatif que l’on s’interdit face à notre enfant.
La culpabilité aussi de prendre des libertés.
Alors, il est bien souvent plus simple de vivre entièrement POUR et AU TRAVERS de l’enfant pour éviter de ressentir cette douloureuse culpabilité.
Et puis, quand l’enfant n’est plus là, on vit dans le regret.
Je regrette tellement de choses. Mais je ne peux pas repasser le film à l’envers.

Je viens de vivre une année douloureuse, exceptionnelle, étrange. Une année de réflexion. Une année à attendre. Attendre quoi ? Je ne le savais même pas. Une année à essayer de comprendre. A chasser mes idées noires, à combattre mes angoisses, à essayer d’être forte. A me renfermer sur moi-même.
Une année où ma vie s’est arrêtée sur elle même.

Et en Belgique j’ai rencontré des personnes, j’ai croisé des regards, j’ai aimé des sourires, j’ai lu le bonheur. Je me suis retrouvée face au plaisir de vivre et je m’y suis laissée aller à mon tour avec tant de facilité, sans aucune culpabilité.
Vivre. Avoir la liberté de vivre et d’être heureux.
Pour soi-même, pour se faire du bien, pour être heureux, sans se poser de questions, sans regret. Pour l’autre, pour les autres, les bien vivants.
Et pour toi mon ange, toi qui était le bonheur de vivre.

Je suis rentrée de cette semaine de Belgique regonflée à bloc (comme Marie).
Mon projet de gîtes adaptés dans le Gard prends subitement toute son importance.
Ma relation avec les autres également.
J’ai envie de faire du bien, de me faire du bien.
Et plus je me sentirai heureuse et épanouie, plus j’arriverai à transmettre le bonheur autour de moi . Plus j’arriverai à suivre mon chemin.

J’ai tant à apprendre que je me suis inscrite à un stage "CARPE DIEM" au Maroc fin mai.
Pour ceux que ça tente…(Isa ??)

Demain je pars dans le Gard, seule comme une grande, une semaine de détente sous le soleil du sud. Je vais travailler sur mon projet (notre projet avec Pierre) et me laisser vivre. Je vais aussi certainement grimper dans les arbres si le temps le permet. Je vous montrerai ça en rentrant.

Je vous laisse avec quelques musiques qui n'ont rien à voir avec ma note. Juste pour le plaisir...


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Bonne semaine à tous.