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survivre

  • Survivre

    Coup de blues ce soir.
    Nous vivons ?
    Ou bien nous survivons ?

    Fiona est partie depuis 2 mois. Le 24 février nous semble hier et il y a 10 ans.
    Elle nous manque. Plus les jours passent, plus elle nous manque.
    C’est à se taper la tête contre les murs certains jours (aujourd’hui).
    Nous survivons.
    C’est comme si nous n’en pouvions plus d’une absence qui a assez duré et que nous allions enfin nous réjouir de la retrouver.
    Sauf que son absence n’a pas assez duré puisqu’elle va définitivement durer !
    Je voudrai être quelques mois en arrière.
    Je voudrai changer le cours de la vie.
    Mais il n’y a pas d’issue. Aucune issue.
    Elle n’est plus là physiquement.
    Nous survivons.

    Avez-vous toujours autant de peine ? Ce mal, vous ronge t-il toujours autant ?
    Nous oui.
    Nous survivons.
    Pire, il nous tue à petits feux. Du moins, c’est mon impression certains jours.
    Oh certes, nous rions, nous sourions, nous sortons, nous mangeons, nous dormons (comme l’on peut), nous allons au ciné, nous faisons du vélo…Mais nous sommes des martiens, d’une autre planète. Nous ne sommes pas vraiment là. Nous sommes avec elle. Avec Fiona.

    J’ai peur. J’ai peur que tout le monde l’oublie. J’ai peur que nous ne soyons plus que quelques uns à vivre avec Fiona dans la tête, dans le cœur, dans le corps.

    Je veux parler d’elle. Crier mon amour pour elle et que l’on me comprenne. Je veux qu’elle soit là à chaque instant, dans la tête de chacun.

    Fiona, ce livre que je t’ai promis, je l’écris. J’y passe tout mon temps…A défaut peut être d’être bien écrit, il sera beau car il sera TOI.
    Cette association, ton combat, oui elle verra le jour. Grace à tes amies...
    Et ce bateau portant ton nom, il naviguera…

    Tu sais Fiona, je n’oublie pas l’essentiel. Je regarde la misère, les gens malheureux, les injustices, les horreurs, les idioties, les aberrations et toutes les belles choses de la vie aussi. Je continue de regarder et de comprendre, nous continuons de regarder et de comprendre car comme tu disais :
    « Pour tout voir cela est très facile, moins efficace pour mieux comprendre que regarder.
    Pour moi joie de regarder loin et pouvoir comprendre »

    Je t’aime, tu me manques tellement !