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slam

  • Un slam de Nadia pour Fiona

    473311734.JPGNadia est une ancienne voisine rencontrée il y a une dizaine d’années. Elle gardait Fiona le soir en attendant que nous rentrions du travail. Nous sommes devenues amies. Nous avons passé des soirées et des soirées jusqu’à pas d’heure à parler religion, peur de la mort, et choses de la vie. Tu te rappelles Nadia ?
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    Et les coups de gueule avec Serge quand nous n’étions pas d’accord lui et moi…Je crois que ça finissait par être un jeu ! Toi et Pierre vous attendiez que ça se passe…

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    Nous avons vu grandir Marine (A ma petite sœur) et Julie, tes adorables filles. Devenues de belles jeunes femmes.
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    Vous avez toujours été présents à chaque événement. Les heureux comme les moins heureux. Anniversaires de Fiona, crémaillères, jours de l’an, hospitalisations et j’en passe.

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    Le 9 février lorsque vous êtes venus à la maison, cela faisait un moment que nous ne nous étions pas vus.
    Fiona a tapé ces quelques mots sur son clavier
    « Joie pour moi de vous revoir même si je ne peux plus vivre comme avant. Je fatigue. »

    Je te remercie pour ce poème que tu vas lire sur scène dans ce café/restau parisien qui pratique le slam.
    Bonne lecture à tous.

    Un slam, un cri, une flamme

    De ton trône ton regard flâne
    Ton esprit plane
    Ton corps bien que las a une trame
    Morcelé de douleurs, il pointille, contourne
    Contient et dessine ton âme
    Sa quintessence fait de lui, de toi une Essence

    Que tu sois partie doit avoir un sens
    L’essentiel, l’essence, l’élévation, la verticalité
    L’austérité du Néant, du Silence

    Et Fiona où es-tu ?
    Tu as claqué la porte à la vie et tu es partie
    Tu as foutu un tel bazar et tu ne fais plus partie
    De ce bas monde que nous meublons
    Où, comme des dératés, nous errons
    Ne sachons plus en quoi croire
    A quoi s’accrocher
    Et pour une musulmane, il faut le voir
    Accro à toi, tu as été une accroche
    Tu as été dans ce wagon ou parents, amis
    Se bousculent pour être proches
    Pour lire sur le bout de tes lèvres la justesse
    Ses mots, leur finesse, leur sagesse
    Tu as été une flamme parmi les âmes
    Tu es mon slam qui apaise ma flamme
    Tu nous as donné un rendez-vous et une bouffée d’air
    Toi Fiona tu as été un repère
    Toi Fiona et la vie étiez une vraie paire
    Sans toi, tu nous as rappelé que la vie est éphémère
    Sans toi, il reste un arrière goût amer
    Mais que ton regard, ton rire, ton sourire
    Reste cet océan de mystère
    Ce pouvoir démesuré et Austère
    Que même en traversant ton désert de galère
    Tu nous as scié et on est fier
    Nous sommes et étions minuscules et ridicules devant tes silences
    Tu nous as souvent rappelé la petitesse de nos doutes, l’étroitesse de nos peurs
    Et la Grandeur des mystères de l’Existence

    Oui, Que tu sois partie doit avoir un sens
    L’essentiel, l’essence, l’élévation, la verticalité
    L’austérité du Néant, du Silence

    La viduité insoutenable
    La fragilité de l’atemporel
    L’inexistence de l’immortel
    Et même des portes du ciel
    Tu nous susurres encore que la vie
    Tant que, nous autres, on y est demeure inlassablement crucial
    Et toi Fiona, Va, Part, Vole de tous tes ailes
    On te libère de ce carcan existentiel
    De notre langage monotone mais pur et fidèle
    Va, sillonne, déambule dans ton paradis
    Tel que tu le dessines
    Mais n’oublies pas
    Et fais nous un signe
    Des fois que l’oubli nous encombre, nous prend
    Et que nous plongeons dans les futilités du temps.

    NADIA