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30/01/2009

Bientôt février


Découvrez Véronique Sanson!


Avec lui, une année qui s’écoule doucement et parfois douloureusement.
Avec lui, nous approchons une date. Celle du tsunami qui nous a pris ce que nous avions de plus cher. Toi !

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Quel chemin parcouru depuis !
La première étape n’étant pas la plus difficile. Un martien sur terre, vidé de tout, errant sans but. Aucun moyen de réagir tant le choc a été brutal.
La deuxième étape se corse. La prise de conscience. Il faut continuer à vivre sans toi. Mais comment ?
La troisième devient douloureuse. Envisager un avenir différent. Faire face aux nombreuses angoisses qui surgissent subitement. Se réapproprier son quotidien non plus comme un spectateur mais comme un acteur positif.
La quatrième étape est effrayante. La montagne russe. Avec tout ce que cela comporte en peurs, en rires, en pleurs, en déprimes, en espoirs, en paniques, en sérénité…J’évolue, je flanche, je monte, je m’effondre, je me hisse, je glisse…Et plus la sensation de toucher le fond est forte, plus la remontée est fulgurante.
Etrange sentiment de confusion. C’est là que le combat démarre.

Il n’y a aucune règle dans la manière d’essayer de se sortir de ce chaos.

Personnellement j’ai essayé de comprendre le sens de la vie. J’avais quelques intuitions qui se sont transformées en convictions au fur à mesure de ma quête de la vérité. La vérité m’est apparue soudainement comme une évidence. Un chemin dont je ne suis encore qu’au début, un chemin qui m’a été « ouvert » par toi. Je le sais à présent.
J’avance, mais il me manque toujours les mots d’amour que je lisais dans tes yeux…

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Il y a quelques jours cop’s Michèle me disait au téléphone que tu étais un Ange. Nous nous sommes rappelés des évènements qui nous avaient interpellées.
Lorsque tu étais encore à nos côtés, j’ai souvent été frappée par la générosité qui se dégageait de tes propos ou de ton comportement. Tu avais la sagesse des grands, la tolérance des bons, et la pureté des saints. Ce qui ne t’empêchait pas d’avoir du caractère !
Quand je disais du mal de quelqu’un (ben oui...) tu percevais le sens caché de mes mots et différenciais aisément s’il s’agissait d’humour et de taquinerie ou si la méchanceté était bien présente. Tu me montrais ta désapprobation avec beaucoup de vivacité. Il est arrivé que cela nous fasse rire avec Pierre, tu te mettais alors carrément en rogne. Tu te rappelles ?

Les quelques semaines qui ont précédé ton départ, tu nous as quelques lignes sur la vie, le bonheur, la joie, l’espoir, la tolérance, autant de bons conseils que tu nous laissais à tous. Je le sais maintenant.

Il m’arrive aujourd’hui lorsque je regarde une personne dont les attitudes me gênent, de m’imaginer son âme. Et parfois je me dis qu’elle est certainement en désaccord avec l’enveloppe.
J’aimerais avoir ta compréhension, ta générosité, ta joie de vivre, ton regard bienveillant, ta sagesse.
La route que tu m’as ouverte va peut être m’y aider.

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