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16/04/2008

Le choc

Hier, nous avons reçu le journal de Mareil-Marly (notre petit village de 3200 habitants).

Je l’ai feuilleté distraitement et je suis arrivée à la page des naissances et des décès.

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Le choc !

Comme si la douloureuse réalité m’éclatait subitement en pleine en figure !
Fiona est partie, elle nous a quittés et elle ne reviendra pas.
Non, elle ne reviendra pas.
Je regarde son nom posé sur le papier glacé, son âge. Non, ce n’est pas possible, elle n’a pas pu partir comme ça, du jour au lendemain, sans que rien ne laisse présager cette fin brutale !

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Et cette douleur qui nous tenaille le cœur, combien de temps va t-elle durer ?
Comment allons-nous faire pour nous adapter à cette absence physique qui va durer indéfiniment dans le temps ?
Comment vivre sans plus la toucher, sans plus l’entendre même si je découvre sa petite voix qui me parle dans ma tête et essaye de me réconforter ?
Comment continuer à sourire à la vie alors que nos plus grands bonheurs, nous les partagions avec elle ?
Comment envisager l’avenir, alors que notre avenir ne pouvait s’imaginer sans elle ?
Et que faire de toute cette liberté qui me panique ?
Quel regard porter sur toutes les beautés du printemps ? Je ne peux plus les partager comme auparavant avec elle.
Je regarde les belles tulipes dans le jardin. Je suis seule à les regarder.
Les muguets fleurissent. Nous serons seuls à les cueillir cette année et à les sentir.
Et nos ballades en forêt. Nous n’entendons plus ses rires dès que le terrain chaotique faisait bouger sa poussette dans tous les sens...
Et nos soirées filles ? Séance d’esthétisme, massage et vernis à ongle. Elle adorait.

Je me surprends encore en allant à St Germain à me dire « il faut que j’achète ça à Fiona ».
Je me surprends encore en me levant le matin à faire doucement pour ne pas te réveiller.
Je me surprends encore la nuit à écouter si tu respires sans gêne.
Je me surprends encore à penser comme si tu étais là.

Nous n’avons pas encore intégré ton absence définitive.
Peut être parce que ta présence est malgré tout très forte.
Peut être parce que ton parfum continue à flotter par moment dans certaines pièces de la maison.
Peut être parce que tu nous envoies de nombreux signes, à nous, mais aussi à tes amies…

Mais surtout parce que tu n’es tout simplement pas vraiment partie, ton corps n’est plus là certes, mais l’essentiel qui fait que tu existais est resté. Tu existes.
Tu ES toujours.

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