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culpabilité

  • VIVRE

    Je pensais faire une note sur la liberté pour faire suite à la précédente.
    Mais voilà qu’aujourd’hui j’ai du mal à réunir mes pensées et à les mettre sur l’écran.
    En fait, ce n'est pas de liberté dont je veux vous parler du verbe VIVRE.

    Durant ce séjour en Belgique, j’ai eu un déclic.
    Je me suis aperçue que je pouvais vivre. Vivre, oui, vivre simplement. Etre heureuse, rien que pour moi. Sans me poser la question de culpabilité.
    Tout parent d’enfant handicapé vit dans la culpabilité (bien souvent profondément enfouie comme la chose inavouable) de ne pas en faire assez, de ne pas faire ce qu’il faut, de céder à l’impatience ou tout autre sentiment négatif que l’on s’interdit face à notre enfant.
    La culpabilité aussi de prendre des libertés.
    Alors, il est bien souvent plus simple de vivre entièrement POUR et AU TRAVERS de l’enfant pour éviter de ressentir cette douloureuse culpabilité.
    Et puis, quand l’enfant n’est plus là, on vit dans le regret.
    Je regrette tellement de choses. Mais je ne peux pas repasser le film à l’envers.

    Je viens de vivre une année douloureuse, exceptionnelle, étrange. Une année de réflexion. Une année à attendre. Attendre quoi ? Je ne le savais même pas. Une année à essayer de comprendre. A chasser mes idées noires, à combattre mes angoisses, à essayer d’être forte. A me renfermer sur moi-même.
    Une année où ma vie s’est arrêtée sur elle même.

    Et en Belgique j’ai rencontré des personnes, j’ai croisé des regards, j’ai aimé des sourires, j’ai lu le bonheur. Je me suis retrouvée face au plaisir de vivre et je m’y suis laissée aller à mon tour avec tant de facilité, sans aucune culpabilité.
    Vivre. Avoir la liberté de vivre et d’être heureux.
    Pour soi-même, pour se faire du bien, pour être heureux, sans se poser de questions, sans regret. Pour l’autre, pour les autres, les bien vivants.
    Et pour toi mon ange, toi qui était le bonheur de vivre.

    Je suis rentrée de cette semaine de Belgique regonflée à bloc (comme Marie).
    Mon projet de gîtes adaptés dans le Gard prends subitement toute son importance.
    Ma relation avec les autres également.
    J’ai envie de faire du bien, de me faire du bien.
    Et plus je me sentirai heureuse et épanouie, plus j’arriverai à transmettre le bonheur autour de moi . Plus j’arriverai à suivre mon chemin.

    J’ai tant à apprendre que je me suis inscrite à un stage "CARPE DIEM" au Maroc fin mai.
    Pour ceux que ça tente…(Isa ??)

    Demain je pars dans le Gard, seule comme une grande, une semaine de détente sous le soleil du sud. Je vais travailler sur mon projet (notre projet avec Pierre) et me laisser vivre. Je vais aussi certainement grimper dans les arbres si le temps le permet. Je vous montrerai ça en rentrant.

    Je vous laisse avec quelques musiques qui n'ont rien à voir avec ma note. Juste pour le plaisir...


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    Bonne semaine à tous.