Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

08/01/2009

L'hôte et la chaumière

Compagnes humides de ses matins agités
Eclaboussaient ses yeux fatigués,
Chassant le soleil interdit
Perçant à travers ses fenêtres meurtries.
Tandis que non loin,
Replié dans un sombre recoin,
Son hôte, tourmenté dans la brume matinal,
Maltraité par un violent mistral,
Lassé de tout, abandonnait le combat
Face à son adversaire béat…
Adversaire intouchable, victorieuse absence
Insoluble présence …
Unique espoir éveillé,
Briser la charpente fatiguée
De cette monstrueuse chaumière
Hantée par de vilaines chimères…
Se libérer, en une fraction de seconde,
Se métamorphoser en majestueuse colombe,
S’envoler vers le refuge inconnu
Pour se fondre enfin dans l’âme de sa chair perdue.
Mais, subitement, dans la pénombre de l’irréparable,
Par les écoutilles de sa masure inconfortable,
L’hôte émerveillé l’a écouté…
Ce tout petit moineau perché
Sur son monticule de neige glacé,
Lui chanter des notes printanières
Souvenirs de fêtes des mères.
A peine a t-il ouvert ses lucarnes trempées
Que le petit oiseau s’est envolé !
Mais, peu importe cet envol précipité,
Je le sais, il reviendra dans un autre temps,
Ici, ailleurs, demain, maintenant,
A cet hôte, tendrement lui chantonner
Des airs joyeux de douce éternité.

20:45 Publié dans Poésie | Tags : chaumière, hôte | Lien permanent | Commentaires (7)