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chaumière

  • L'hôte et la chaumière

    Compagnes humides de ses matins agités
    Eclaboussaient ses yeux fatigués,
    Chassant le soleil interdit
    Perçant à travers ses fenêtres meurtries.
    Tandis que non loin,
    Replié dans un sombre recoin,
    Son hôte, tourmenté dans la brume matinal,
    Maltraité par un violent mistral,
    Lassé de tout, abandonnait le combat
    Face à son adversaire béat…
    Adversaire intouchable, victorieuse absence
    Insoluble présence …
    Unique espoir éveillé,
    Briser la charpente fatiguée
    De cette monstrueuse chaumière
    Hantée par de vilaines chimères…
    Se libérer, en une fraction de seconde,
    Se métamorphoser en majestueuse colombe,
    S’envoler vers le refuge inconnu
    Pour se fondre enfin dans l’âme de sa chair perdue.
    Mais, subitement, dans la pénombre de l’irréparable,
    Par les écoutilles de sa masure inconfortable,
    L’hôte émerveillé l’a écouté…
    Ce tout petit moineau perché
    Sur son monticule de neige glacé,
    Lui chanter des notes printanières
    Souvenirs de fêtes des mères.
    A peine a t-il ouvert ses lucarnes trempées
    Que le petit oiseau s’est envolé !
    Mais, peu importe cet envol précipité,
    Je le sais, il reviendra dans un autre temps,
    Ici, ailleurs, demain, maintenant,
    A cet hôte, tendrement lui chantonner
    Des airs joyeux de douce éternité.