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amitié

  • Mon Amie

    Je suis tombée aujourd’hui sur un petit mot que Fiona, 5 jours avant son décès, avait écrit à une amie très chère à mon cœur.

    « On a le corps fragile toutes les deux. Notre santé fragile est notre faiblesse mais notre cœur reste fort. »

    Ce petit mot retrouvé là par hasard dans un calepin, m'a transportée quelques années en arrière.

    Un après midi de l’hiver 2005. Nous avions rendez-vous dans une petite brasserie du Boulevard Raymond Poincaré à Garches, non loin de l’hôpital. Nous ne nous étions jamais vues, nous avions juste échangé quelques mails professionnels mais dont la teneur en disait long sur l’humour de cette grande dame :)

    Je suis rentrée dans ce troquet un peu glauque que je connaissais depuis des années, l’hôpital de Garches faisant partie intégrante de la vie de ma fille et, juste à l’entrée, elle était attablée devant une assiette de steak frites (très grande assiette de steak frites…) en pleine discussion avec son associée-amie.

    Elle a tourné la tête vers moi et m’a fait un de ses grands sourires que je lui connais si bien à présent.

    En sept ans, l’une et l’autre sommes passées par toutes les étapes d’un drôle de chemin de vie…Nous avons connu tant de joie, de bonheur, de tristesse, de chagrin, de détresse, de rires, de pleurs, de fous rires, de délires, de déceptions. Nous avons partagé tant de discussions profondes, de questionnements, de remises en question, de confidences, d’Amitié avec un grand A.

    Aujourd’hui j’ai envie de te dire merci à toi Marie de continuer à partager tant d’émotions et de joie avec moi. Merci d’exister et d’être tout simplement celle que tu es.

    Et comme ne le dit pas Paola…Ze t’M.

    Bzzzzzzzzzzzzzzz ! Mince j’ai perdu ma boule Quiès en vol ! :)

  • Infinie tendresse

    Je suis allée sur le blog d’une amie bloggeuse que je ne connais qu’à travers ses écrits et les petits morceaux de sa vie qu’elle nous fait partager. Cette maman souffre face à la souffrance de son fils, souffre de son isolement et du manque d’attention de la part de son entourage à leur égard. Sa vie n’est pas « rose » depuis quelques temps…Cette maman a un caractère entier qui lui fait dire les choses telles qu’elle les ressent et personnellement je trouve ça très bien.

    L’amitié est en ligne de mire dans ses propos. Je pense que nous sommes nombreuses dans ce genre de situation similaire à nous sentir seule face à la souffrance de notre enfant. A tort ou à raison. Je pense aussi que l’amitié n’est pas juste un sentiment ressenti à la légère. L’amitié c’est bien plus que ça, plus profond. L’amitié est inconditionnelle. Quoiqu’il se passe dans la vie de l’autre, quoiqu’il se fasse, quelques soient les pensées divergentes. L’amitié est inconditionnelle et intemporelle.

    En lisant la note de cette maman sur son blog, je me suis retrouvée quelques années en arrière, doutant de la sincérité des gens pour Fiona.
    Pourtant, je sais qu’il est difficile parfois d’avoir le mot juste, au bon moment et que cela n’a rien à voir avec les sentiments. Je sais aussi que chacun porte sa croix et ce qui peut sembler léger pour soi ne l’est pas pour l’autre. Nous affrontons tous, à notre manière et  en fonction de nos capacités, les aléas parfois douloureux de la vie. Comme nous sommes tous différents face au bonheur. Le bonheur dans lequel intervient une nouvelle fois l’amitié. Qui n’a pas ressenti cette joie profonde face au bonheur d’une personne aimée ?

    En prenant de l’âge on se pose des questions sur le sens de la vie et notamment sur l’amitié. Sur la sincérité et l’intégrité. Ces questionnements permettent d’avancer dans le bon sens. Et soulever certains doutes libère. Ces deux dernières années, j’ai vu, ressenti, reçu. L’amitié, l’amour de ma famille, de mes quelques ami(e)s et des ami(e)s de Fiona. De mes deux amies aussi, notre trio de mamans…Elles se reconnaitront. Sans toute cette amitié, cet amour, je ne sais où j’en serais à ce jour…Je serai toujours là pour vous tous.

    Hier soir, suite à ma précédente note « Souvenirs d’un autre temps », j’ai reçu un mail avec la photo souriante d’une amie d’enfance, où était simplement écrit « voilà un visage pour mettre sur mes mots ». Car point besoin de véritables mots pour dire à l’autre qu’on est là.  L’amitié traverse le temps, traverse les vies de chacun, les déboires, les bonheurs, les pleurs, les rires. L’amitié c’est être simplement présent avec dans le coeur une infinie tendresse. Etre là, tout près, même de loin.

    Pour toi Nath, cette chanson


    podcast

  • Note du soir

    Que de changements, que de mouvements, que de questionnements ces dernières semaines...

    Que de bonheur aussi et surtout !

    Je suis arrivée sans aucun problème à Paris. Le seul train à l'heure en gare d'Avignon en cette fin d'après midi était le mien. Quelle chanceuse ! Je profite d'être ici pour me connecter à Internet. Je suis toujours en panne de connection dans le sud, depuis le 18 mars. Une histoire qui traine en longueur. A suivre.

    Demain et mardi, je vais finir mes cartons. Les déménageurs embarquent tout mercredi et me livrent jeudi à Fontarèches.
    Je vais retrouver mes meubles parisiens que je vais installer à Fontarèches, refaire un peu la déco et me sentir enfin vraiment chez moi et non dans ma maison de campagne. Et puis dans chacun de ces meubles, un bout de vie...J'aime ça.
    Plein d'autres projets pour cette maison, le terrain à arranger, la terrasse et pente d'accès à terminer et quelques travaux intérieurs qui sont sous le coude depuis plus d'un an.

    Quoi d'autre ?

    J'ai supprimé mon compte facebook. Retour aux sources. A la vraie communication, la véritable amitié avec un grand A, celle qui fait chaud au coeur à n'importe quel moment. Comme m'a dit Marie-Noelle il y a peu de temps "l'Amour, l'Amitié inconditionnel". Cette phrase m'a bouversée pour bien des raisons. L'amour que j'ai pour mes ami(s), pour ma famille, pour Pierre, pour mes soeurs (mes plus proches amies), ma mère, mon frère, mes neveux, Mélissa et JC l'homme qui partage ma vie à présent, est inconditionnel. Je retrouve cette belle émotion dans laquelle j'étais quelques mois après le décès de Fiona. La valeur des sentiments. Merci à toi ma nénette, merci de m'avoir tant appris.

    Je vais aller me coucher. J'ai plein de notes à venir en tête, des photos à mettre en ligne, des mots. Quand internet fonctionnera à nouveau à Fontarèches.

    Douce nuit à tous...

     

  • Week-end chez Isa et Fred

     


    podcast

    Un délicieux moment ! 

    Isa c’est ma petite sœur de cœur. Une belle rencontre faite il y a 7 ans environ sur une liste de discussion. Ce sont nos enfants qui nous ont rapprochées.  Jules et Fiona.

    Isa, j’ai retrouvé nos premiers messages sur le net, j’ai passé 1 heure à parcourir ces échanges.  En voici quelques uns.

    Mai 2003
    Fiona

    Ma journée lundi ne sera faite que de pensés  pour toi petite Fiona . Qu'une
    nouvelle vie s'ouvre à toi, une vie plus douce et beaucoup moins de contraintes
    bientôt. Tu verras ce sera bien et beaucoup plus facile désormais. Je te
    souhaite beaucoup de courage et de la part de Jules de gros bisous. Toute mon
    amitié et ma pensée ultra supra positive pour lundi.
    Isabelle.
    Re : Fiona

    Merci pour ce message Isabelle, qui me va droit au coeur.
    Je vais l'imprimer et le lire à Fiona cet après-midi à l'hôpital,
    car, bien qu'elle ne parle pas, elle comprend tout.
    Bon week-end.
    Un gros bisou aux enfants
    Patricia et Fiona

    Aout 2006

    Pour Patricia

    Bonsoir Patricia, je suis désolé de ce qui arrive à Fiona, Jules à
    vécu un peu la même chose en janvier 2004, suite à son opération des
    végétations et on ne sait pourquoi il s'est mis à désaturer jusqu'a
    69 !!
    Il ne dormait plus, il était assis en permanence dans son lit
    d'hôpital , il avait peur. Au bout d'une semaine je suis désolée de
    te le dire mais tu connais un peu Jules et chaque cas est
    différent, Jules à été trachéotomisé en urgence. Depuis il n'a plus
    jamais désaturé, il est en meilleur forme qu'avant, plus attentif
    etc...
    Sa trachéotomie n'est pas vital mais l'aide surtout à respirer la
    nuit même si ça va de mieux en mieux, car la journée tout va bien
    maintenant.
    Merci également pour les bodys ils sont formidables et bien pratiques
    avec la gastro.
    Gros gros bisous à Fiona et je suis la si tu as besoin.
    Amicalement
    Isabelle
    Re : Pour Patricia
    Bonsoir à tous,
    Je ne sais pas ce qu'il se passe mais une chose est certaine, c'est
    que l'état de Fiona se dégrade de jour en jour. Elle est mise dans
    ce que l'hôpital appelle une "luge" la moitié de la journée et
    presque toute la nuit, afin de la désencombrer. C'est très efficace
    en effet mais quel horreur ce matériel !!
    Le reste du temps elle a sa saturation qui tombe de plus en plus.
    Demain matin, elle est transférée dès 6h à Robert Debré pour une
    fibroscopie digestive et une fibroscopie trachéale. Le médecin
    soupçonne un "méga oesophage" suite au nissen (en 2003 en même temps
    que la gastrostomie)...Mais rien n'est sûr, nous en saurons plus,
    demain.
    J'accompagne Fiona à Debré. Ensuite retour à Garches.
    Je suis inquiète sur son avenir et j'ai tout simplement peur de la
    perdre. Elle a 15 ans et j'ai peur que ses années soient comptées.
    Isabelle, j'ai pensé à la trachéo mais je ne veux même pas y
    songer ! Je sais c'est idiot.
    Je fais un énorme bisou à Gaël, Nat, Jules, le grand Dominique et
    tous les autres !!
    Je vous tiens au courant.
    Patricia

    Jules et Fiona. Nos deux amours.

    Puis nous nous sommes rencontrées « en vrai » sur le salon du handicap. J’ai rencontré Cathie également là bas. Des émails, des échanges, des conseils. Puis la douleur subite…le départ de Fiona. Des confidences. Des similitudes et des ressemblances dans nos vies et nos tempéraments. Du sourire, du rire, du partage et l’Amitié avec un grand A. Puis la douleur encore, subitement…le départ de Jules.

    Des pleurs certes. Mais toujours le sourire, le rire, le partage, et l’Amitié avec un grand A.

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    Photo sérieuse hein Isa ? Mais la seconde suivante...photo délire

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    Petite sœur, je serai toujours là pour toi. Cathie, Isa, vous comptez beaucoup pour moi. Je vous embrasse très fort !

  • A ma petite soeur

    Je t’ai connue quand tu avais cinq ans et moi huit. Peut-être un peu plus. Peu importe. Petite fille fragile. Je découvre le Handicap pour la première fois ; je découvre le combat.
    Fragile mais battante avec un seul mot d’ordre : survivre. Même si tu ne l’as pas dit, je sais que tu l’as pensé, je sais que tu l’as vécu.
    C’est ton caractère, si fort et si doux, si révolutionnaire et si serein, c’est ton caractère qui a fait que tu as tenu si longtemps, qui a fait que l’on t’a aimée si longtemps, qui fera que je ne t’oublierai pas et ce pour longtemps.

    Quand j’ai pris conscience de ton combat, j’ai pris conscience de ta santé, de ta beauté, de la maturité. J’ai pris conscience de TOI, toute entière.
    Et là, une amitié forte s’est installée. J’étais tellement fière de t’avoir pour amie ! De passer des moments agréables avec toi. Fière d’avoir fait mes premières soirées pyjama avec toi !
    Tu as traversé sous mes yeux des épreuves difficiles où je pleurais déjà, comme endeuillée, croyant que le moment du « au revoir » était arrivé. Mais c’était bien mal te connaître ! Tu t’es battue ! Je suis devenue admirative. Admirative et minable car à coté de toi, je suis lâche et faible ! Je n’aurais eu le courage de me battre autant !
    Quand je parlais de toi, j’avais le sourire, je disais que tu étais le Courage et la Joie. J’ai toujours été et je serai toujours très fière de toi !

    Et puis un jour, j’apprends que tu veux que je devienne ta marraine ! tu ne pouvais me faire plus grand honneur ! Même si cela n’a pas pu se faire comme il le fallait, tu es quand même devenue ma filleule, ma petite sœur, celle que j’ai toujours voulue avoir !

    Petite fleur, je ne t’ai pas dit « je t’aime » comme on le dit dans les films, tu sais, sous la pluie, ou avec un bouquet de roses, en te le chuchotant ou en le criant sur tous les toits ! Je n’ai pas été là autant de fois qu’il l’aurait fallu, que je l’aurais voulu et je le regrette.

    Je n‘étais pas là à ton enterrement (mon école ne voulait pas) et je le regrette. Je sais que regretter ne sert à rien, ne te ramènera pas.
    J’ai quand même un soulagement : tu ne souffres plus. Plus de chirurgie, d’amaigrissement, de pâleur, de douleur. Tu n’as plus besoin de te battre.

    J’ai consacré la porte de ma chambre à ta mémoire, comme j’ai consacré une partie de ma mémoire à la tienne, une partie de mon cœur.
    Petite sœur, je ne réalise toujours pas en réalité, et c’est peut-être pour cette raison que je n’ai pas osé revenir là où tu as vécu, là où tes parents vivent. Peur de réaliser ? De me rendre compte que tu n’es pas là pour m’accueillir, comme avant, quand on entendait ton cri prouvant que tu es contente de nous voir. Oui je crois que j’ai peur.
    Je garde cette dernière image de toi, allongée sur ton lit, belle comme à ton habitude, avec ton ours en peluche. Je croyais être préparée à l’image de la mort, du fait de ma future profession. J’avais tout faux. Ta main froide, ton teint pâle, j’ai toutes les sensations encore. Mais j’ai surtout celles où tu me serrais la main, chaude, moite. De ton sourire, de ton rire, si frais et si boostant.

    Petite sœur, je n’ai pas encore tout dit mais mon texte est déjà trop long.
    J’ai juste une dernière chose à dire : JE T’AIME

    Marine

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  • L'Amitié par Michèle

    Ce texte de Michèle avait été posté le 25, avant hier soir. Je le remet en ligne aujourd'hui afin qu'il retrouve sa première place sur la page car il a toute son importance mes yeux. Et ça permet d'oublier mon vilain coup de blues d'hier soir...



    L’AMITIE


    L’amitié c’est comme une boîte de chocolats, c’est une grande surprise avec des délices à l’intérieur… Tu étais ma boîte de chocolats, remplie de surprises et si délicieuse d’amour pour les autres.

    L’amitié n’a ni âge, ni frontière…
    Il m’arrive encore de verser des larmes car ton absence se fait parfois insupportable, alors je me rends à l’évidence, pourtant j’aimerai ramener le passé au présent et pouvoir encore te serrer dans mes bras et entendre ton rire.

    Tu es partie avec un morceau de moi, un bout de mon cœur sans doute. J’ai perdu ma meilleure amie, ma petite sœur…
    Je regarde tous les jours ta photo accrochée au mur, je te dis « je t’aime ».
    Est-ce que tu m’entends, est ce que tu me vois ?
    Te souviens-tu des moments partagés, de notre complicité et de tout l’amour qui planait autour de nous.
    Tu as guéri mes peines avec tes mots justes, tu as partagé mes joies aussi.

    La vie est étrange parfois, je t’ai vu arriver il y a 10 ans pour ta première journée au centre, où j’y étais bénévole, je me souviens tu pleurais comme une madeleine (j’étais émue par ta petite frimousse). Puis nos routes se sont séparées pour mieux se retrouver… Quelle rencontre extraordinaire nous avons eu toutes les deux !
    Un jour tu m’as écrit : « tu es ma voix et pour cela merci » aujourd’hui je te réponds « merci à toi de m’avoir fait partager tes mots et jeux de mots » j’ai grandi à travers eux, à travers toi qui ne parle qu’une langue, aucun mots déçus, j’ai appris la vie, la gentillesse, la sincérité, la générosité… Tu étais tout cela, tu étais grâce et douceur, tu étais un ange sur terre, et se fut la plus belle des rencontres, car qui a la chance d’être l’ami d’un ange ?

    Ton absence se fait lourde, bien sûr comme tu me l’as dit « j’imagine tout ce miel qui coule pour oublier mes peines » mais, j’ai ce mal qui reste des souvenirs terrestres, ton image me hante, je parle de toi et ça me déchire, alors je ferme les yeux et me souviens puis, j’ai peur d’oublier, je veux que rien ne s’efface, alors quand le ciel s’en va le soir même si j’ai peur tu es mon cœur et tu es là, tu me guides, mais sur un mur de « pourquoi » je m’abandonne à l’évidence…
    Le temps va trop vite et je n’ai pas eu le temps, nous avions encore tant de choses à partager encore et toujours, j’aimerai encore revoir ton regard malicieux, pouvoir échanger nos
    blagues et nos secrets…
    Combien de temps encore ce manque se fera t’il sentir ? Combien de temps encore mes larmes couleront de ton départ si prématuré, tu me manques tellement.

    L’amitié n’a ni âge ni frontière et entre ciel et terre je sais que tout ce qui nous lie est bien là, je le sens, je le sais, je peux presque le palper.
    Je n’ai plus de craintes pour toi, car je sais que ta nouvelle vie est belle et légère.
    Un jour tu m’as dis : « Pour toi je ferais pôle Nord » (quelle jolie preuve d’amitié). Pour toi il y aura un bateau au doux nom de Fiona qui naviguera dans les eaux chaudes et claires de la Méditerranée, les gens du monde entier qui monteront dessus pourront lire ton histoire, je ferai connaître l’Amie que tu es, l’Ange qui nous guide et aussi ton combat contre la loi du silence…

    Pour toi Fiona, ma cop’s, ma sœur, mon ange, de tes ailes blanches tu es partie et j’espère qu’un jour je trouverai une plume pour me rappeler que tu es là juste à côté de moi, jamais trop loin l’une de l’autre, j’entends tes silences, et sens ton odeur, tu es l’infini, tu es ici et là, tu es immortelle FIONA.

    Ta cop’s éternellement


    Michèle