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06/05/2009

La vie est là

Cette nuit l’angoisse de ton absence définitive s’est installée peu à peu en moi.

Légère sensation désagréable qui débute au plexus, avec des petites étincelles qui montent jusqu’à la gorge.

Puis, elle s’éparpille, s’étale pour s’emparer de chacun de mes organes, jusqu’à mon esprit et mon repos intérieur.

Elle dégouline dans mon corps, se l’approprie en y laissant sa marque.

La lourdeur de la souffrance qu’elle disperse jusque dans les moindres recoins.

Ce poids qui entrave tout bien-être, toute perception du bonheur.

Toujours là, plus ou moins pesant, toujours là à me rappeler l’effroyable.

Je suis impuissante face à une telle adversaire, j’attends, je me sens tellement vulnérable.

J’attends. Je te parle, viens moi en aide.

Et je pense à ces beaux jours qui arrivent et qui n’auront plus jamais le goût d’avant.

Je vois ton visage d’adolescente que je ne connaîtrais jamais autrement.

Je vois ton sourire, si tendre, si vrai, dénué de tout intérêt.

Je sens ta petite main se poser sur ma peau.

Ce ne sont que des perceptions, des images irréelles…

Plus rien n’est réel.

De mes jours, à mes mois, à mes années, de la vie qui est mienne  au monde qui m’entoure.

Plus rien n’est réel.

Le film se poursuit malgré l’image principale restée figée à jamais.

Les sons grésillent et se transforment au gré de ma mémoire.

Et elle est là, en moi, cette angoisse qui me réveille. Qui me rappelle l’horreur inattendue.

Tu n’as fait qu’une courte apparition. Juste un aller retour le cœur plein d’un trésor inouï.

Trésor que tu as distribué autour de toi, sans compter, jusqu’à oublier tes propres souffrances.

Nous rassurer, nous apprendre, nous aimer.

L’angoisse poursuit sa route interminable, elle m’enveloppe, me serre, m’étouffe.

J’ai peur, si peur de vivre sans toi. Petit bout de femme. Mon petit bout de femme.

Je ne suis qu’une masse de frayeur posée sur le lit.

Un esprit malade dans un corps habité.

Viens moi en aide.

Envoie moi ce sourire plein de vie.

Pose ta main sur mon épaule, réveille moi.

Réveille moi.

La vie est là, je le sais.

 

 

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27/04/2008

L'Amitié par Michèle

Ce texte de Michèle avait été posté le 25, avant hier soir. Je le remet en ligne aujourd'hui afin qu'il retrouve sa première place sur la page car il a toute son importance mes yeux. Et ça permet d'oublier mon vilain coup de blues d'hier soir...



L’AMITIE


L’amitié c’est comme une boîte de chocolats, c’est une grande surprise avec des délices à l’intérieur… Tu étais ma boîte de chocolats, remplie de surprises et si délicieuse d’amour pour les autres.

L’amitié n’a ni âge, ni frontière…
Il m’arrive encore de verser des larmes car ton absence se fait parfois insupportable, alors je me rends à l’évidence, pourtant j’aimerai ramener le passé au présent et pouvoir encore te serrer dans mes bras et entendre ton rire.

Tu es partie avec un morceau de moi, un bout de mon cœur sans doute. J’ai perdu ma meilleure amie, ma petite sœur…
Je regarde tous les jours ta photo accrochée au mur, je te dis « je t’aime ».
Est-ce que tu m’entends, est ce que tu me vois ?
Te souviens-tu des moments partagés, de notre complicité et de tout l’amour qui planait autour de nous.
Tu as guéri mes peines avec tes mots justes, tu as partagé mes joies aussi.

La vie est étrange parfois, je t’ai vu arriver il y a 10 ans pour ta première journée au centre, où j’y étais bénévole, je me souviens tu pleurais comme une madeleine (j’étais émue par ta petite frimousse). Puis nos routes se sont séparées pour mieux se retrouver… Quelle rencontre extraordinaire nous avons eu toutes les deux !
Un jour tu m’as écrit : « tu es ma voix et pour cela merci » aujourd’hui je te réponds « merci à toi de m’avoir fait partager tes mots et jeux de mots » j’ai grandi à travers eux, à travers toi qui ne parle qu’une langue, aucun mots déçus, j’ai appris la vie, la gentillesse, la sincérité, la générosité… Tu étais tout cela, tu étais grâce et douceur, tu étais un ange sur terre, et se fut la plus belle des rencontres, car qui a la chance d’être l’ami d’un ange ?

Ton absence se fait lourde, bien sûr comme tu me l’as dit « j’imagine tout ce miel qui coule pour oublier mes peines » mais, j’ai ce mal qui reste des souvenirs terrestres, ton image me hante, je parle de toi et ça me déchire, alors je ferme les yeux et me souviens puis, j’ai peur d’oublier, je veux que rien ne s’efface, alors quand le ciel s’en va le soir même si j’ai peur tu es mon cœur et tu es là, tu me guides, mais sur un mur de « pourquoi » je m’abandonne à l’évidence…
Le temps va trop vite et je n’ai pas eu le temps, nous avions encore tant de choses à partager encore et toujours, j’aimerai encore revoir ton regard malicieux, pouvoir échanger nos
blagues et nos secrets…
Combien de temps encore ce manque se fera t’il sentir ? Combien de temps encore mes larmes couleront de ton départ si prématuré, tu me manques tellement.

L’amitié n’a ni âge ni frontière et entre ciel et terre je sais que tout ce qui nous lie est bien là, je le sens, je le sais, je peux presque le palper.
Je n’ai plus de craintes pour toi, car je sais que ta nouvelle vie est belle et légère.
Un jour tu m’as dis : « Pour toi je ferais pôle Nord » (quelle jolie preuve d’amitié). Pour toi il y aura un bateau au doux nom de Fiona qui naviguera dans les eaux chaudes et claires de la Méditerranée, les gens du monde entier qui monteront dessus pourront lire ton histoire, je ferai connaître l’Amie que tu es, l’Ange qui nous guide et aussi ton combat contre la loi du silence…

Pour toi Fiona, ma cop’s, ma sœur, mon ange, de tes ailes blanches tu es partie et j’espère qu’un jour je trouverai une plume pour me rappeler que tu es là juste à côté de moi, jamais trop loin l’une de l’autre, j’entends tes silences, et sens ton odeur, tu es l’infini, tu es ici et là, tu es immortelle FIONA.

Ta cop’s éternellement


Michèle