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âme

  • Invictus

    Dans la nuit qui m'environne,
    Dans les ténèbres qui m'enserrent,
    Je loue les Dieux qui me donnent
    Une âme, à la fois noble et fière.

    Prisonnier de ma situation,
    Je n'ai pas gémi ni pleuré.
    Meurtri par les tribulations,
    Je suis debout bien que blessé.

    En ce lieu d'opprobres et de pleurs,
    Je ne vois qu'horreur et ombres
    Les années s'annoncent sombres
    Mais je ne connaîtrai pas la peur.

    Aussi étroit soit le chemin,
    Bien qu'on m'accuse et qu'on me blâme
    Je suis le maître de mon destin,
    Le capitaine de mon âme.

    William Ernest Henley

    Poème qui a permit Nelson Mandela de survivre en prison...

  • Je t'aime


    Je t'aime, mon Ptit bout de femme

    Haut et fort, en silence, je le clame

    La vie, tu ne cesses de me dire

    N'est que bien-être et sourire.

    Oui, la vie n'est pas un drame,

    Je le sais, près de moi, vis ton âme.

    Ma douce et belle enfant

    Délicatement, dans mon cœur de maman,

    Tu gommes l'espoir de ton retour

    Et me promets ici un merveilleux séjour.

    Petite fée malicieuse,

    Je sais combien la vie est précieuse

    Grace à toi, je réapprends à vivre,

    Peu à peu, moi même, je me délivre

    Je regarde, j'écoute, je frémis

    Je sens, j'admire, je souris

    Je le sais, jamais tu n'es loin,

    Partout tu es, si besoin,

    De la belle pâquerette

    Au chant de la douce alouette...

    Je bois à ta fontaine d'émotions

    Je m'enivre avec délectation

    De cet amour si pur,

    Guérisseur de mes blessures...

    Puisse un jour prochain,

    Offrir à mon tour à chacun

    Cette générosité dont tu as le don

    Pour faire battre les cœurs à l'unisson.

     

    Je t'aime mon tendre Amour,

    Toi et Moi pour toujours...

  • Bientôt février


    Découvrez Véronique Sanson!


    Avec lui, une année qui s’écoule doucement et parfois douloureusement.
    Avec lui, nous approchons une date. Celle du tsunami qui nous a pris ce que nous avions de plus cher. Toi !

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    Quel chemin parcouru depuis !
    La première étape n’étant pas la plus difficile. Un martien sur terre, vidé de tout, errant sans but. Aucun moyen de réagir tant le choc a été brutal.
    La deuxième étape se corse. La prise de conscience. Il faut continuer à vivre sans toi. Mais comment ?
    La troisième devient douloureuse. Envisager un avenir différent. Faire face aux nombreuses angoisses qui surgissent subitement. Se réapproprier son quotidien non plus comme un spectateur mais comme un acteur positif.
    La quatrième étape est effrayante. La montagne russe. Avec tout ce que cela comporte en peurs, en rires, en pleurs, en déprimes, en espoirs, en paniques, en sérénité…J’évolue, je flanche, je monte, je m’effondre, je me hisse, je glisse…Et plus la sensation de toucher le fond est forte, plus la remontée est fulgurante.
    Etrange sentiment de confusion. C’est là que le combat démarre.

    Il n’y a aucune règle dans la manière d’essayer de se sortir de ce chaos.

    Personnellement j’ai essayé de comprendre le sens de la vie. J’avais quelques intuitions qui se sont transformées en convictions au fur à mesure de ma quête de la vérité. La vérité m’est apparue soudainement comme une évidence. Un chemin dont je ne suis encore qu’au début, un chemin qui m’a été « ouvert » par toi. Je le sais à présent.
    J’avance, mais il me manque toujours les mots d’amour que je lisais dans tes yeux…

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    Il y a quelques jours cop’s Michèle me disait au téléphone que tu étais un Ange. Nous nous sommes rappelés des évènements qui nous avaient interpellées.
    Lorsque tu étais encore à nos côtés, j’ai souvent été frappée par la générosité qui se dégageait de tes propos ou de ton comportement. Tu avais la sagesse des grands, la tolérance des bons, et la pureté des saints. Ce qui ne t’empêchait pas d’avoir du caractère !
    Quand je disais du mal de quelqu’un (ben oui...) tu percevais le sens caché de mes mots et différenciais aisément s’il s’agissait d’humour et de taquinerie ou si la méchanceté était bien présente. Tu me montrais ta désapprobation avec beaucoup de vivacité. Il est arrivé que cela nous fasse rire avec Pierre, tu te mettais alors carrément en rogne. Tu te rappelles ?

    Les quelques semaines qui ont précédé ton départ, tu nous as quelques lignes sur la vie, le bonheur, la joie, l’espoir, la tolérance, autant de bons conseils que tu nous laissais à tous. Je le sais maintenant.

    Il m’arrive aujourd’hui lorsque je regarde une personne dont les attitudes me gênent, de m’imaginer son âme. Et parfois je me dis qu’elle est certainement en désaccord avec l’enveloppe.
    J’aimerais avoir ta compréhension, ta générosité, ta joie de vivre, ton regard bienveillant, ta sagesse.
    La route que tu m’as ouverte va peut être m’y aider.

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  • Du tout et n'importe quoi

    Hier soir, je me suis couchée à 23h30. Relevée à minuit. Recouchée à 1h15. Endormie à 2h. Réveillée à 6h. Je pleurais à 6h08. Levée à 6h15.

    Hier soir, chanson de Cabrel « Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai » dans la voiture. Chanson des obsèques de Fiona. Chanson que j’arrivais à écouter sans tristesse depuis quelques temps. Je n’ai pas pu hier. L’angoisse est montée telle une grosse boule bien dure, bien noire qui bloquait au niveau de ma gorge refusant de sortir. J’ai avalé. Vous auriez fait quoi vous, à ma place ?

    Cette nuit j’ai pensé à cette expression « Rendre l’âme ». Et si notre âme ne devait se sentir bien qu’en dehors de notre corps ? Non, non, ne vous inquiétez pas, je ne vais pas approfondir.

    Hier, j’ai discuté avec une amie chère. J’ai pris conscience que sa maladie pourrait réduire sa vie. C’est très douloureux d’y penser. D’ailleurs je vais peut être éviter d’y penser. Je ne sais pas.

    Hier après midi j’ai pris contact avec une psychothérapeute qui fait des stages de bien être et d’estime de soi. Je suis tentée, assez décidée. C’est important l’estime de soi, cesser d’avoir peur du jugement des autres. Ca fini par pourrir la vie, nous le savons tous. Et si en même temps, ça pouvait régler ma claustrophobie, ce serait bien. Et aussi m’aider à me concentrer. Et aussi à être zen, je n’y arrive plus.
    Tout compte fait, je vais peut être devoir faire tous les stages, y’a tellement de boulot !!

    Hier soir, j’ai prié. Mais ces dernières semaines je n’y arrive pas. Je lui parle au gentil monsieur là haut et subitement je pense à autre chose, mes pensées voyagent vers des futilités qui n’ont rien à voir avec ma prière. Alors je reviens vers lui, je m’excuse et je lui dis « désolée je pensais à autre chose » et j’essaye à nouveau de me concentrer sur ce que je lui dis. Il doit en avoir marre car je le sens de moins en moins présent ces derniers temps !!

    Ce matin, en ouvrant l’œil, j’avais une copine qui coulait sur ma joue. Ça faisait un moment que je ne l’avais pas vue. Par politesse, je me suis levée car elle n’était pas seule, elle était avec ses frangines, toute la fratrie (une famille nombreuse en plus) et il fallait bien que je les reçoive autrement que couchée dans mon lit. On ne sait jamais si elles étaient bruyantes, elles auraient pu réveiller Pierre. En définitive, elles se sont faites discrètes et sont reparties rapidement.

    Aujourd’hui, je vais poursuivre mes recherches pour notre grand projet…chut c’est un secret, je vous en parlerai une autre fois.
    Je vais aussi aller à St Germain me faire tirer le portrait pour mes papiers d’identités. Enfin, si je ne me trouve pas trop moche car ces derniers jours, ce n’est pas ça. Oui, je vais peut être attendre encore quelques jours. Il faut que je me presse quand même pour ces photos car sans elles pas de papiers d’identités (les miens sont périmés… mon passeport d’1 an, ma carte d’identité de 10 ans…le temps passe si vite !), sans papiers d’identités pas d’inscription à l’ANPE et sans inscription à l’ANPE, pas d’inscription à la CPAM. La sécurité sociale des artisans clôturent mes droits le 5 décembre. Alors, c’est assez pressé.

    Ce qui m’amène à penser au temps. Le temps, durée, le temps réel…Bref ! Je ne vais pas approfondir non plus car je vais vous saouler.

    Là, je vous vois vous dire « oh lala, elle n’a pas l’air bien Patricia ».
    C’est vrai je ne vais pas bien. Disons pas trop bien. Bon faut pas exagérer, je ne suis pas non plus à l’article de la mort ou prête à rendre l’âme à qui de droit…mais je suis toujours dans la douleur tenace et vicieuse de ne plus être avec ma fille. Mais bon, je vais me ressaisir. J’ai espacé mes pilules magiques du matin, 1 tous les 2 jours ce n’est peut être pas suffisant. Je vais en reprendre 1 par jour.

    Je vous avais prévenu par le titre, c’est du « tout et n’importe quoi ». Mais pas du n'importe quoi dans le sens "des choses idiotes". En fait, c’est tout simplement le reflet de mes pensées ces dernières 24h. Un mélange varié...
    Un peu le bordel comme dans la majorité des cerveaux. Le mien est il plus brouillon que le vôtre ???