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19/05/2012

Ta présence

 

Je ne suis pas seule à te sentir là, en mon corps et mon âme.
Je ne suis pas seule à te voir parfois, dans des rêves qui prennent tout leur sens le matin au réveil.
Je ne suis pas seule à te sentir si proche à certains instants que j’en oublie que tu n’es plus faite de chair et d’os.
Je ne suis pas seule à savoir que la faculté des pensées dépasse tout ce que nous pouvons nous imaginer, de notre vivant certes, mais aussi bien après…longtemps, pour toujours.
Je ne suis pas seule à t’appeler à des moments précis et à avoir en réponse LE signe, non pas toujours celui que j’attendais, mais celui qui me permet de continuer ma route et de me guider.
Je ne suis pas seule à suivre tes conseils transmis au-delà de tes mots.
Je ne suis pas seule à me laisser envahir par tout ton être jusqu’à ce que je ressente intensément les sensations du passé, de l’odeur, à l’émotion, en passant par le bien-être qui était le mien de t’entendre respirer fort dans la chambre à côté. Je le vis encore.
Je ne suis pas seule à savoir que tu es là, si besoin, quoiqu’il se passe, ou que nous soyons.
Je ne suis pas seule à savoir que l’Amour intemporel a sa réelle signification, peu importe le Dieu.

Chaque jour qui passe tu effaces cette peur de ta douloureuse absence physique, tu me fais prendre conscience de ta réelle existence.
Chaque jour qui passe, tu me portes et me donnes des ailes, tu me redonnes la vie comme je t’ai donné la tienne. Merci mon Amour. Merci la Vie.

(Hier matin j’ai reçu un mail d’une personne qui t’est chère. Elle a rêvé de toi, j’étais à tes côtés, nous étions rayonnantes. Un cadeau exceptionnel pour un jour particulier.)

15/01/2011

Une fin d'après midi

Il est bientôt 18h et le soleil disparait lentement à l’horizon.

Je me sens pensive aujourd’hui, un brin de bonheur au fond de moi, une humeur joyeuse.

De bien belles journées, des déjeuners sur la terrasse, des couchers et des levers de soleil flamboyants, des sons clairs comme au printemps, un herbe si verte, des abeilles bourdonnantes  qui nous font croire que c’est l’été, les clochettes des moutons qui passent devant la maison, l’église qui sonne l’heure. Tous ces bruits familiers qui sont devenus mes repères, toutes ces images que j’aime, ces échos lointains qui me font du bien.

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Je ne me vois plus vivre sans cette nature débordante autour de moi, sans ces chemins de randonnées où l’on est seul, sans cette lumineuse lumière en toute saison, sans ces rayons qui chauffent même en hiver, sans cet odeur de feu de bois, sans cette maison chaleureuse dans laquelle je vis et qui me raconte le passé, le présent et l’avenir.

 

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J’apprécie ces instants posés là, devant moi. J’apprécie ces avants printemps où le meilleur reste à venir. J’apprécie mes pensées moins douloureuses et mes idées claires.

J’aime sa présence continuelle qui m’accompagne chaque jour, où que je sois.

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Tableau de Desolko

25/10/2009

Etre dans la joie

La vie se poursuit inlassablement.

Ma fragilité au coin des yeux, au bord du coeur, prête à déborder. Parfois au moment où je l'attends le moins.
Je regarde autour de moi. Rien n'a changé.
Le jour se lève, le soleil se couche, les drames explosent partout dans le monde, les scandales sans intérêt font la une des journaux, les injustices font mal, les fleurs se fanent, les herbes poussent, la pluie sent bon la terre, les conversations se font toujours aussi profondes ou superficielles, les bonheurs se dessinent sur les lèvres, des bébés naissent, des gens meurent, la tristesse pleure dans certains esprits, les saisons passent avec leurs défilés de belles couleurs, la vie poursuit son rythme régulier.

Rien n'a changé.
Je me lève le matin, je me pose des questions existentielles ou je me laisse aller à des pensées futiles réconfortantes, je ris de tout et de rien, je m'interroge, j'admire, j'écoute, je pleure pour tout et n'importe quoi, je mange, je dors, j'aime, je vis mes émotions, j'explore, j'expose mes ressentis, je vis encore et toujours.
Rien n'a changé.

Pourtant, rien n'est plus pareil. Rien ne sera plus jamais pareil. La cassure est irréparable quoique l'on dise, quoique l'on pense. La blessure est plus ou moins enfouie selon les jours, selon les quelques rayons de soleil qui brillent dehors, selon les lieux, les personnes qui sont auprès de moi. Mais la blessure est là. Malgré les silences, malgré les mots de réconfort, malgré les photos que je regarde encore et encore, les souvenirs imprimés dans mon esprit, les films que je visionne les yeux fermés.

Je n'étais pas prête. L'est-on un jour ?
Je nétais pas prête à laisser partie cette plus grande partie de moi-même. Rien ne m'avait préparée à vivre du jour au lendemain sans cette fusion inexplicable, sans cette approche charnelle, sans cette communication au delà des mots, sans cette profondeur d'âme, sans ces regards qui lisent à l'intérieur.

J'ai vécu une tranche de vie extraordinaire. Des instants magiques où le mot bonheur prends un sens totalement dénué de tout autre aspect que celui de la profondeur de l'être.
"Etre dans la joie" a tout son sens.
C'est une joie de l'âme qui vous enveloppe chaleureusement et vous fait prendre conscience de l'importance du moment présent...de l'unique moment présent.