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01/07/2008

Ce soir

Les jours passent et j’ai mal.
Ce mal qui me ronge et jamais ne cessera.
Ma fille est partie. Sans elle ma vie n’a plus aucun sens. Je recherche un peu de bonheur, un semblant de plaisir, mais bien souvent tout me parait fade et sans goût. Je la cherche, j’attends qu’elle revienne. Je n’en peux plus de cette absence qui a assez duré. Je n’en peux plus de ne plus sentir sa chaleur près de moi et son corps qui se lâche totalement dans mes bras, de ne plus sentir son odeur, de ne plus rire avec elle, de ne plus, ne plus, ne plus, ne plus…à jamais !

La prunelle de mes yeux s’est vidée, ma vie s’est envolée, mon cœur a lâché, mon oxygène s’est consumé. Ce bonheur que nous vivions ensemble s’est volatilisé, ce bonheur de vivre, de vivre ensemble, tous les trois.

Fiona n’est plus là. Ce soir j’ai mal, trop mal.

00:35 Publié dans Tristesse | Tags : mal | Lien permanent | Commentaires (10)

16/06/2008

Notre Arc en Ciel

Le quotidien sans Fiona est un quotidien qui a perdu de sa couleur.

Chaque instant était une couleur de l’arc en ciel.

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Jaune couleur du soleil, de la joie, de la bonne humeur, le matin au réveil où, après la multitude de bisous, elle ouvrait un œil et nous regardait, un beau sourire quelque peu endormi éclairant son visage.

Rouge couleur de la créativité, de l’énergie, de la détermination, durant toutes les activités où nos mains s’entremêlaient dans la terre, la peinture et la colle. Où son énergie et sa volonté farouche d’y arriver nous touchait chaque jour au plus profond de notre corps.
Rouge aussi lors de nos discutions avec son petit clavier, où nous la sentions déterminée à aller au bout de sa réflexion. Chaque mot, chaque phrase, chaque pensée la rapprochait d’un but qu’elle s’était fixée. Cette belle énergie rendait accessibles tous ses espoirs les plus fous.

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Bleu couleur de la pureté des sentiments, de la sagesse, de la communion des âmes, comme la douceur de nos soirées où nous profitions pleinement du bonheur d’être tous les trois ensembles. Et tous ces moments privilégiés qu’elle partageait avec Pierre au travers d’une histoire lue ou inventée, collée à lui, respirant sa chaleur paternelle et combien rassurante.

Orange couleur de l’équilibre de l’esprit, des sensations fortes et également de la bonne humeur, le week-end, durant les courses qu’elle appréciait de faire seule avec Pierre car elle profitait de ma place à l’avant de la voiture. Et lorsque nous faisions les boutiques pour lui acheter des chaussures et des vêtements, elle était si coquette et décidée sur ses choix.
Orange aussi les ballades en forêt, les séances de roller avec Bruno, Laurence et Benoit, les fous rires, les parcs d’attractions, les manèges à sensation forte où n’hésitions pas avec Pierre à la prendre entre nos jambes, bien serrée contre nous. Et hop, partis pour une sensation forte !!

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Vert couleur de l’espérance, cette espérance qu’elle avait en la vie, espoir de l’amour, espoir du bien être de tous, espoir de croyance en tous, espoir de la beauté du cœur et de la générosité.

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Violet couleur de la spiritualité, de la douceur, du rêve, quand elle nous regardait de ses yeux noirs pétillants, nous touchait la peau avec une volonté de douceur, quand son regard s’évadait vers d’autres contrées, d’autres lieux qu’elle seule connaissait…

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Notre arc en ciel a perdu de ses couleurs…

10:39 Publié dans Tristesse | Tags : arce en ciel | Lien permanent | Commentaires (12)

26/04/2008

Survivre

Coup de blues ce soir.
Nous vivons ?
Ou bien nous survivons ?

Fiona est partie depuis 2 mois. Le 24 février nous semble hier et il y a 10 ans.
Elle nous manque. Plus les jours passent, plus elle nous manque.
C’est à se taper la tête contre les murs certains jours (aujourd’hui).
Nous survivons.
C’est comme si nous n’en pouvions plus d’une absence qui a assez duré et que nous allions enfin nous réjouir de la retrouver.
Sauf que son absence n’a pas assez duré puisqu’elle va définitivement durer !
Je voudrai être quelques mois en arrière.
Je voudrai changer le cours de la vie.
Mais il n’y a pas d’issue. Aucune issue.
Elle n’est plus là physiquement.
Nous survivons.

Avez-vous toujours autant de peine ? Ce mal, vous ronge t-il toujours autant ?
Nous oui.
Nous survivons.
Pire, il nous tue à petits feux. Du moins, c’est mon impression certains jours.
Oh certes, nous rions, nous sourions, nous sortons, nous mangeons, nous dormons (comme l’on peut), nous allons au ciné, nous faisons du vélo…Mais nous sommes des martiens, d’une autre planète. Nous ne sommes pas vraiment là. Nous sommes avec elle. Avec Fiona.

J’ai peur. J’ai peur que tout le monde l’oublie. J’ai peur que nous ne soyons plus que quelques uns à vivre avec Fiona dans la tête, dans le cœur, dans le corps.

Je veux parler d’elle. Crier mon amour pour elle et que l’on me comprenne. Je veux qu’elle soit là à chaque instant, dans la tête de chacun.

Fiona, ce livre que je t’ai promis, je l’écris. J’y passe tout mon temps…A défaut peut être d’être bien écrit, il sera beau car il sera TOI.
Cette association, ton combat, oui elle verra le jour. Grace à tes amies...
Et ce bateau portant ton nom, il naviguera…

Tu sais Fiona, je n’oublie pas l’essentiel. Je regarde la misère, les gens malheureux, les injustices, les horreurs, les idioties, les aberrations et toutes les belles choses de la vie aussi. Je continue de regarder et de comprendre, nous continuons de regarder et de comprendre car comme tu disais :
« Pour tout voir cela est très facile, moins efficace pour mieux comprendre que regarder.
Pour moi joie de regarder loin et pouvoir comprendre »

Je t’aime, tu me manques tellement !