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11/05/2009

Uzège, Paris, Paris, Uzège...Entre les deux mon coeur balance...

Je suis de retour sur Mareil pour 10 jours. Juste le temps de régler certaines petites affaires et de voir quelques amies.
J'ai bien avancé sur notre projet de gîte adapté, le business plan est presque terminé, j'ai pris pas mal de contacts intéressants.
Ce projet a quelques particularités peu communes qui nous tiennent à cœur et qui mettront du temps à se concrétiser : recherches de partenaires et de subventions.
Je sais, je n'en dit pas trop. J'ai souvent la crainte que de trop parler porte la poisse !! Je ne sais pas pourquoi, c'est ainsi.

Mais je vous donne le nom de la structure que nous avons d'ores et déjà choisi. Merci à tous ceux qui nous ont aidés dans ce choix :
"L'Autre Maison".
En mémoire de notre nénette qui tapait sur son clavier "Et si nous allions ce week-end dans l'autre maison" ou " Nous pourrions partir dans l'autre maison". Elle l'aimait cette maison de Fontarèches tout comme elle aurait aimé ce projet !

Il ne reste plus que notre maison de Mareil se vende pour lancer tout ça . Plus le temps passe, plus la prochaine saison 2010 semble largement compromise...
Nous avons des idées précises sur le bien que nous souhaitons acheter et sur les travaux d'aménagement. Y'a plus qu'à !

A Fontarèches, les quelques travaux se poursuivent. Le maçon monte le mur de clôture et le terrassier va démarrer l'aménagement du terrain et les pentes d'accès d'ici peu. Il y a du boulot, la piscine a été posée par temps de pluie, les camions ont saccagé le terrain.

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Le terrain avant les travaux
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Après...et encore je n'ai pas pris les pires...
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Peut être que cette maison deviendra également un gîte adapté. On ne sait pas encore. Le site est superbe, la maison agréable.

De la terrasse, je ne me lasse pas de regarder la vue, d'écouter les moutons au loin (je préfère de loin...ça m'évite les odeurs !) et d'admirer le printemps. 

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A Mareil, je me sens bien aussi. Malgré te temps maussade d'aujourd'hui. Il fait bon vivre dans cette maison. Je vais tellement la regretter, ça me fend le cœur...

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Et Paris, si proche ! J'en ai bien profité ces derniers temps.
Photos prises lors d'une ballade en bateau mouche avec mon amie Carole

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Dans 2 mois, c'est la grande fête pour les 18 ans de Fiona ! Il me tarde.

11/04/2009

L'amour d'une mère


Découvrez Florent Pagny!


(Un chanteur que Fio aimait beaucoup, une belle chanson)

Aujourd'hui le soleil ne brille pas ici.
Aujourd'hui, le ciel est gris, il pleut, le vent souffle, il fait frais.
Nous devions passer la journée à Avignon mais le temps n'est pas engageant. J'en profite pour prendre mon temps...(note de Marie), penser, écrire.

Ce matin, je me suis réveillée avec la panique au ventre quand je me suis rappelée que Fiona n'était plus là.
Oui ça m'arrive encore très souvent d'ouvrir un oeil le matin, de penser à ma nénette avec tout l'amour d'une mère et de subitement me rappeler qu'elle est partie il y a plus d'un an.

L'amour.
Vous savez cet amour si particulier, celui qui vous remplit le coeur, celui qui vous montre à quel point la vie est belle, celui qui vous fait pousser des ailes. Cet amour protecteur qui vous rend si fort pour votre enfant et qui parfois vous fait si mal quand vous lisez dans ses yeux la souffrance. Cet amour indestructible qui traverse le temps, l'espace, qui n'a aucune limite.
Parfois, au travers de ses yeux couleur noisette, je sentais cette intensité que je n'ai jamais ressentie autrement qu'à travers elle. Cet amour immense. Et je me sentais alors transportée par cet élan d'amour immesurable. L'envie de la serrer. Je la prenais dans mes bras, je la serrais en lui disant des « je t'aime » et des « je t'aime si fort ». Elle souriait et finissait toujours par laisser s’échapper son petit fou rire en cascade. Elle adorait les élans du cœur, les mots d’amour, les gestes de tendresse. C’est marrant comme tout son entourage lui disait « je t’aime » avant tant de facilité. Mot encore si tabou pourtant dans les relations humaines.

Cet amour de mère, je l’ai vécu avec tant de force.
Et si fâcherie il y avait, je me sentais pleine de culpabilité et de tristesse.
Parfois, Fiona arrivait au centre en pleurs et disait à sa cop’s Michèle « je n’aime pas être fâchée avec maman ». Parce que la préparation du matin s’était faite dans la rapidité et le coiffage s’était mal terminé…

L’amour d’une mère, c’est aussi la peur de la séparation, la peur que son enfant parte, un jour comme ça, sans prévenir. Toutes les mamans « différentes » (…) connaissent ce sentiment impuissant que l’on essaye de combattre en ne pensant qu’aux moments présents.
Fiona avait peur de mourir. Très peur. Et sa peur que je meure était aussi grande. Elle en parlait avec Julie, son éducatrice. Elle disait « mon bien fait son chemin ».
Son bien, c’était l’éventualité d’une trachéo, je crois.
Un jour alors que j’étais à Lyon pour un salon elle lui avait dit que « j’étais partie au mauvais moment, qu’elle avait besoin de moi. »
Elle a passé une période avec cette peur au ventre. Sa peur me hantait, j’essayais de trouver les mots pour la rassurer, la réconforter. Je minimisais ses problèmes respiratoires pour la protéger. Je lui ai menti.

Cet amour je l’ai toujours en moi. Avec la même intensité, avec des élans incroyables quand je me noie dans mes pensées. J’ai ce désir si fort de la prendre dans mes bras et de l’embrasser. Toucher sa peau si douce. Lui caresser ses belles boucles. Sentir son souffle contre ma peau.

25/01/2009

Quoi de neuf ?

Pêle mêle.

Hier nous étions le 24 janvier. Fiona nous a quittés depuis 11 mois.
Quittés...pas tant que ça.
Les signes et la communication sont toujours présents.
Pas autant qu'au début, c'est vrai.
Mais elle a plein de boulot ailleurs.

Dans 1 mois, ça fera 1 an.
Nous ne ferons pas de messe, comme ça se fait parfois.
Chacun allumera un cierge s'il le souhaite.
Je ne suis pas allée à l'église depuis la messe pour le grand départ de Fiona.
Et je n'ai pas spécialement envie d'y aller.
Ma foi est en moi. Pierre aussi à sa foi. Nul besoin de l'église pour prier et communiquer.
Et puis, difficile de dire aux uns de venir et de dire aux autres de ne pas venir.
Pourtant...soyons francs et honnêtes.
Moi, je ne veux que des personnes qui aimaient Fiona.
Malheureusement, certains de la famille lointaine sont venus à son enterrement, sans avoir l'amour dans le coeur.

Surtout, le jour où je ne serai plus là, venez si vous m'aimez. Ah oui, ça parait très con ! Mais ça ne l'est pas tant que ça. Et ne soyez pas tristes. C'est important.
J'aurai retrouvé ma fille.

Je suis allée en Belgique jeudi et vendredi pour prendre en photo les mannequins qui défileront à Charleroi en février et pour prendre leur mesure.
Je me suis retrouvée devant des adolescents valides, le mètre en main..tour de poitrine, tour de taille, tour de hanche.
Clic-clac, 2 photos !
"M'dame, je suis grosse. Et si on ne me prends pas pour le défilé, je vais être très véxée parce que je saurai que c'est parce que je suis grosse".
"Mais non, tu n'es pas grosse. D'ailleurs, on dit "belle dans es formes" mais surtout pas grosse".

Puis j'ai pris photos et mesures des mannequins handicapés. Personnes handicapées moteur, personnes à handicap mental léger ou un peu plus lourd.
Je suis allée, accompagnée de Lucie (l'attachée de presse de Serge, elle même IMC) dans deux établissements. Le premier pour enfants et jeunes handicapés. Je me suis retrouvée dans l'IME de Fiona. Sauf que dans cet établissement, il semblerait que les personnes IMC mutiques ont leur chance d'exister sans se retrouver avec des jeunes lourdement handicapés mentaux. Je fais de la ségrégation, je sais, désolée. Mais rappelez vous, je deteste ce terme "polyhandicap", le fourre tout du handicap mental qui englobe des personnes ayant toutes leurs facultés mentales, si ce n'est qu'elle ne peuvent pas parler comme nous.
Puis nous sommes allées dans un établissement pour adultes handicapés. Difficile de voir de jeunes adultes mélangés à des personnes plus que vieillissantes. Pourtant il semblent vivre en parfaite harmonie. Les plus faibles étant aidés par les plus téméraires.

Les photos dans mon appareil, je me suis dit qu'il fallait que chacun et chacune ait la chance de défiler...
Nous allons faire en sorte.

L'après midi, je l'ai passée avec Serge, son adorable équipe et quelques personnes handicapées que je connaissais déjà pour les avoir déjà vues défiler lors de précedentes fêtes. Dont Cédric le fils de Martine, la femme de Serge. Stéfan, Laurent, Jessica et les autres.
Re-photos, re-mesures.
Agréable moment presqu'en famille !


Fiona me manque. De plus en plus. Chaque jour davantage. Toujours plus.

Je regrette qu'elle ne participe pas à ce défilé à venir. Elle était là au premier défilé de Serge en 2003.

Je vous embrasse tous.


Note faite spontanément. Ni brouillon, ni relecture.