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13/05/2008

L'insomnie

Le corps endormi et l’esprit en éveil. Mes pensées vagabondent scrutant chaque recoin de mon subconscient et faisant jaillir des profondeurs quelques idées obscures irraisonnées. Je m’enfonce dans le gouffre de la douleur, je piétine, m’agrippe aux parois de ce sombre abîme pour retrouver un soupçon de discernement. Mais je retombe, je retombe sans cesse. D’autres idées affluent afin de noircir davantage le tableau déjà bien sombre. Mes pensées butinent de peurs en peurs, d’angoisses en angoisses pour finir leur parcours dans ce sentiment de panique devenu si familier.
J’ouvre un œil pour reprendre mes esprits et chasser ces mauvaises images. Je médite sur le sens des mots, de ses mots, de ses phrases. Je ne découvre qu’à présent la sagesse et la maturité cachées derrière chacune de ses lignes. Et le véritable sens. Ou le double sens.
Je réfléchis à l’acceptation. Accepter son départ précipité et s’adapter à son absence. Je peux y arriver. Nous pouvons y arriver. La sérénité vaincra ce mal qui ronge de l’intérieur. Cette douleur lancinante, profonde. Cette entaille.
Mon corps est réveillé, mon esprit ne peut plus s’assoupir. Il est 4 heures, je me lève. Dans quelques heures, le jour se lèvera. Les oiseaux chanteront, le soleil sèchera la rosée du matin, et l’odeur de café réveillera les âmes endormies.
Alors, mes pensées s’apaiseront.

24/04/2008

Un poème de Pat Le Sarthois

Voici un beau poème de Pat

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Merci Pat, il est superbe. Fiona sourit, elle aime tes mots et qui tu es, c'est sûr.


A Fiona ...


Départ

Par une nuitée

Violette

D'un soir cristallin

Le soleil endeuilé

Ferma sa fenêtre

Alors la lune ravie

Se pommada

D'un rayon de miel

Une larme orangée

Tomba sur la terre

Soudain s'est dessiné

Un chariot d'étoiles

Alors dans l'odeur

Des lavandes

Et des foins coupés

Où s'ajoutai une note de tilleul

La petite libellule

Prit son dernier envol

Aucun au revoir

Seule la trace vanillée

Laissée intacte

Sur l'oreiller encore parfumé...