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09/09/2008

Doux voyage

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Là, solitaire, devant toi,
Je te contemple, te scrute, te dévisage
Faisant mien ce doux instant d’émoi
Face à ce si beau mirage.

Là, solitaire, devant toi,
Emerveillée de ton visage
Je pose délicatement mon doigt
Sur le papier glacé de ton image.

Là, le cœur battant,
Je te caresse, je te frôle, je t’effleure
Immortelle dans le temps
Mon insolite fleur.

Je ferme les yeux,
Et, sous ma caresse de mère,
Envahie de souvenirs délicieux,
Je goutte à nouveau aux plaisirs éphémères.

Sensations inoubliables,
Où ta petite main,
Touche mon cœur vulnérable
Dans un geste incertain.

Moments d’extase,
Où tes mots alignés,
En une courte phrase
M’offrent toute la vérité.

Là, solitaire, devant toi,
Rêvant du même voyage,
Je joue avec mon doigt
Sur les courbes de ton visage.

Je m’imprègne de ta douceur,
Ma main sur ta peau de soie,
Je revis la tendre chaleur
De nos fragments de joie.

L’une contre l’autre blotties,
Tes cheveux fins et bouclés
Imprégnés de ton parfum fleuri,
Mon visage, viennent caresser.

Je regarde ta délicate bouche
D’où sort un léger souffle,
Tes yeux bien dessinés
Ornés de longs cils courbés.

Et ton petit corps meurtri,
Fatigué, trop blessé,
Dont chaque cicatrice
Renvoie un douloureux passé.

Je te vois délicate et fragile,
Patiente, totalement dépendante,
A moi, tu te confies paisible
Sans crainte, pleinement confiante.

Mais, je me sens envahie
Par une peur soudaine
Et, mon cœur endolori
Ne peut plus contenir sa peine.

Alors, au travers de tes mots silencieux,
Tu m’enveloppes tendrement
De ton regard mystérieux,
Ta force ainsi me pénétrant.

Tu me souris,
Je te souris,
Tu ris,
Je ris.

La, solitaire, devant toi,
Je m’abandonne à ce doux voyage,
Laissant monter ma joie,
Jusqu’à toi sur ton petit nuage.

Là, solitaire, devant toi
Sur la photo je pose mon doigt
Pour que nos âmes réunies
Se nourrissent de cet amour infini.

Ta maman

24/06/2008

Conte pour petits et grands

Une maman, sa fée et son prince

C’est l’histoire d’une maman qui vivait avec sa petite fée aux belles boucles blondes et au merveilleux sourire.
Un jour, un homme charmant rencontra cette maman et cette jolie petite fée peu commune, dont le corps était maintenu dans une drôle de coque.
Tiens quelle petite fille étrange se dit-il…Il était intrigué, troublé, peut être un peu effrayé mais aussi très attiré…Il la regardait…

Notre fée clochette ne marchait pas mais elle s’en moquait, nul besoin de marcher pour découvrir le monde…Son fauteuil roulait et c’était l’essentiel !
Notre fée clochette ne parlait pas mais elle savait très bien se faire comprendre et pour cela nul besoin de dire de grandes et belles phrases !
Elle ne marchait pas et ne parlait pas, c’est vrai mais notre fée clochette avait de beaux yeux lumineux qui ne se contentaient pas seulement de voir. Non, ses yeux regardaient loin, très loin jusque dans l’âme.
Ses petites oreilles qui écoutaient plutôt que d’entendre !
Et un cœur, oui un cœur gros comme ça ! Un cœur empli d’émotion, d’amour et de générosité.

Et à travers son amour grandissant pour la maman, cet homme séduisant tomba peu à peu sous le charme de cette petite fée extraordinaire.
Et il se mit à l’aimer de toutes ses forces, de toute son âme.
« Ouvre toi sur le monde, aime et profite du bonheur. Ouvre-toi sur l’essentiel.
Ne t’embarrasse pas du superflu… » lui dit elle.
Il l’écouta.
Notre homme charmant devint prince au cœur tendre.
Sa carapace tomba.

Il s’ouvrit à ce monde fabuleux fait d’amour et de générosité. Il entendait les conseils de sa petite fée, il écoutait à travers ses yeux.

Elle, qui ne supportait pas de voir les enfants tristes, elle qui avait mal de les voir souffrir et disait :
« il ne faut pas penser à soi mais aux plus fragiles pour donner ce beau trésor universel. » Savez-vous ce qu’est ce trésor universel ???
L’amour…oui l’amour.
Notre petite fée clochette donnait de l’amour.

Et vint ce beau jour du 19 juin 1998, où sous un soleil éclatant, le prince charmant épousa la maman de la petite fée clochette.
Mais à travers ce « oui » nous trois savions déjà qu’il y avait bien plus qu’une simple union.
Une fusion de trois êtres indissociables qui graviraient la montagne, ensemble, passant des doux chemins tranquilles aux sentiers caillouteux et tombant parfois dans des cratères insoupçonnés et douloureux.
La petite fée était là pour éclairer leur route et les guider. Pour leur apprendre à se relever et à comprendre le sens de chaque événement.

Leur union, leur amour était éternel. La maman, le prince charmant et la fée clochette pour la vie, pour l’éternité.

Mais un matin, la fée clochette les a quittés subitement, sans prévenir et tout le monde a pleuré.

Alors, ils lui ont demandé :
« Mais dis nous, petite fée clochette, pourquoi nous as tu quittés ainsi, si vite ? Nous avons tellement mal »
Elle leur a répondu
« Ma mission ici bas était terminée, et puis vous savez, j’étais un peu fatiguée. Mais ne vous inquiétez pas, je suis toujours là près de vous, je suis une fée vous le savez ? et je veille sur vous. Ma baguette magique fait toujours des merveilles. Elle remplace la tristesse par la gaité, la souffrance par la sérénité et les doutes par des certitudes. Continuez votre chemin, nous avons dit oui pour l’éternité ».

10:38 Publié dans Poésie | Tags : conte, fée clochette | Lien permanent | Commentaires (22)

15/05/2008

Un slam de Nadia pour Fiona

473311734.JPGNadia est une ancienne voisine rencontrée il y a une dizaine d’années. Elle gardait Fiona le soir en attendant que nous rentrions du travail. Nous sommes devenues amies. Nous avons passé des soirées et des soirées jusqu’à pas d’heure à parler religion, peur de la mort, et choses de la vie. Tu te rappelles Nadia ?
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Et les coups de gueule avec Serge quand nous n’étions pas d’accord lui et moi…Je crois que ça finissait par être un jeu ! Toi et Pierre vous attendiez que ça se passe…

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Nous avons vu grandir Marine (A ma petite sœur) et Julie, tes adorables filles. Devenues de belles jeunes femmes.
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Vous avez toujours été présents à chaque événement. Les heureux comme les moins heureux. Anniversaires de Fiona, crémaillères, jours de l’an, hospitalisations et j’en passe.

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Le 9 février lorsque vous êtes venus à la maison, cela faisait un moment que nous ne nous étions pas vus.
Fiona a tapé ces quelques mots sur son clavier
« Joie pour moi de vous revoir même si je ne peux plus vivre comme avant. Je fatigue. »

Je te remercie pour ce poème que tu vas lire sur scène dans ce café/restau parisien qui pratique le slam.
Bonne lecture à tous.

Un slam, un cri, une flamme

De ton trône ton regard flâne
Ton esprit plane
Ton corps bien que las a une trame
Morcelé de douleurs, il pointille, contourne
Contient et dessine ton âme
Sa quintessence fait de lui, de toi une Essence

Que tu sois partie doit avoir un sens
L’essentiel, l’essence, l’élévation, la verticalité
L’austérité du Néant, du Silence

Et Fiona où es-tu ?
Tu as claqué la porte à la vie et tu es partie
Tu as foutu un tel bazar et tu ne fais plus partie
De ce bas monde que nous meublons
Où, comme des dératés, nous errons
Ne sachons plus en quoi croire
A quoi s’accrocher
Et pour une musulmane, il faut le voir
Accro à toi, tu as été une accroche
Tu as été dans ce wagon ou parents, amis
Se bousculent pour être proches
Pour lire sur le bout de tes lèvres la justesse
Ses mots, leur finesse, leur sagesse
Tu as été une flamme parmi les âmes
Tu es mon slam qui apaise ma flamme
Tu nous as donné un rendez-vous et une bouffée d’air
Toi Fiona tu as été un repère
Toi Fiona et la vie étiez une vraie paire
Sans toi, tu nous as rappelé que la vie est éphémère
Sans toi, il reste un arrière goût amer
Mais que ton regard, ton rire, ton sourire
Reste cet océan de mystère
Ce pouvoir démesuré et Austère
Que même en traversant ton désert de galère
Tu nous as scié et on est fier
Nous sommes et étions minuscules et ridicules devant tes silences
Tu nous as souvent rappelé la petitesse de nos doutes, l’étroitesse de nos peurs
Et la Grandeur des mystères de l’Existence

Oui, Que tu sois partie doit avoir un sens
L’essentiel, l’essence, l’élévation, la verticalité
L’austérité du Néant, du Silence

La viduité insoutenable
La fragilité de l’atemporel
L’inexistence de l’immortel
Et même des portes du ciel
Tu nous susurres encore que la vie
Tant que, nous autres, on y est demeure inlassablement crucial
Et toi Fiona, Va, Part, Vole de tous tes ailes
On te libère de ce carcan existentiel
De notre langage monotone mais pur et fidèle
Va, sillonne, déambule dans ton paradis
Tel que tu le dessines
Mais n’oublies pas
Et fais nous un signe
Des fois que l’oubli nous encombre, nous prend
Et que nous plongeons dans les futilités du temps.

NADIA

10:35 Publié dans Poésie | Tags : nadia, slam | Lien permanent | Commentaires (10)