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15/07/2009

Elle n'a pas choisi

J'ai quitté cette belle ville de Bruxelles ce matin.
Un jour je vous ferai une note sur cette charmante ville aux petits airs de vacances.

Ces dernieres semaines, entre Fontarèches, Bruxelles, Mareil-Marly, mon moral est parfois en dents de scies, oscillant entre le bonheur, la sérénité, le bien-être total, le baume au coeur et les coups de cafard qui me rappellent combien l'absence de Fiona est toujours aussi douloureuse. Je n'y pense plus avec la même obsession qu'il y a quelques mois mais je repense de plus en plus souvent à certains détails et notamment les circonstances de son décès.

J'ai gardé en moi les doutes et les questions qui resteront à jamais sans réponse, afin de ne blesser "personne". Mais aujourd'hui, ces détails sont trop lourds pour moi.
Peu importe si cette note déplait à certains, j'assume l'entière responsabilité de mes propos et de mes doutes.
Et surtout, que l'on cesse de me répondre que Fiona à choisi son heure et son lieu de départ, car j'ai beau essayer d'y croire...

Je pense, du  plus profond de mon âme qu'elle est partie, malgré elle. Qu'elle a certainement voulu appeler mais dans l'étouffement de « son apnée de trop », n'a certainement pu émettre qu'un faible son impuissant, que seule une oreille vigilante et attentive aurait pu entendre...

Pierre et moi l'avions déjà à plusieurs reprises sortie de ses apnées nocturnes, certaines ayant failli être fatales.
Cette nuit là, rien n'aurait du se passer ainsi...Je le sais.

Elle qui m'écrivait quelques jours avant son décès « Je sais que tu feras tout ton possible pour que je respire rapidement. Je t'aime maman ».
Elle devait subir sa trachéo quelques mois plus tard.

Alors, j'ai mal. J'ai mal qu'elle soit partie ainsi, comme elle née. Par manque d'inattention. Parce qu'on ne ferme pas la porte de chambre d'un enfant qui est en insuffisance respiratoire...

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10/03/2009

Le temps

 

  
Le temps s’est arrêté pendant un an.
J’ai eu mal, si mal, tellement mal.
Ma vie a stoppé net, brutalement, comme ça, sans prévenir, un matin.
Un matin qui aurait pu être un de ces matins heureux.
J’ai tourné en rond. Je l’ai cherchée partout. Je me suis inventée des histoires meilleures, moins tristes, moins dramatiques. Mais la réalité est là, malveillante, assassine, impitoyable.
Elle me manque. Quelque soit le moment du jour ou de la nuit, elle me manque.
Je suis toujours, tout au fond de moi, amputée d’une partie de moi-même.
Dans la maison, je l’imagine, je l’entends. Elle lance son petit rire en cascade, elle me regarde, elle me sourit. Elle pose sa main maladroitement sur la mienne, elle est fière de parvenir au bout de ce geste. Elle est heureuse de m’offrir ce moment de bonheur.

Le temps passe. Ma vie a repris. Changements, bouleversements, questionnements. Ma vie a repris sa route, j’ai tourné au croisement.
Il me faut du courage pour avancer.

Je sais que tu es là, tout près de moi, je te sens. Tu m’accompagnes, tu me guides tout en me laissant maître de mes choix. Tu es mon principal moteur, la raison de mes engagements, de mes combats passés et à venir. Je te sens en moi. Nous irons au bout de nos aspirations.

Il y a l’avant, le pendant, l’après. Et toujours ce même amour, éternel, indestructible qui nous lie tous à toi ma nénette.

20/12/2008

Blessée

Que dire du comportement de certain face à une amie meurtrie au plus profond de son âme par la perte de sa chair…
Que dire quand on vous dit « tu as changé » et que l’on vous répète «je te sens plus distante »...autant de phrases blessantes qui font mal.
Je crois avoir toujours été attentive aux autres. J’aime l’échange, le partage. Un ami est dans la peine, j’essaye d’oublier la mienne. Un ami est dans la joie, je la partage, je suis heureuse pour lui.
Mais il y a des épreuves dans la vie qui vous laissent presque sans vie.
J’ai délaissé momentanément mes amies de longues dates, mes deux Hélène. Merci à vous pour votre compréhension. Merci de m’avoir laissée le temps de réagir et de ne pas avoir cru un seul instant que ma distance était liée à vous.
J’ai délaissé aussi un peu mes cousines tant aimées, Marie-No, Josy, Gisèle. Merci à vous de prendre de mes nouvelles, de m’appeler sans poser de questions sur mon silence. Et de ne pas m’en vouloir de ne pas vous rappeler.
J’ai délaissé Nadia, Serge , Julie, Marine…Pardon Julie de ne pas avoir été présente ce jour si important pour toi. Mais j’étais là par la pensée.
Je n’ai jamais autant peu utilisé mon téléphone que ces derniers mois.
Qui peut comprendre cette plaie béante qui vous laisse dans une souffrance permanente ?
On attends en vain que la plaie se referme, mais elle reste là, ouverte et suintante.
Je sais que vous avez compris. Je suis toujours là, près de vous. Je sais la souffrance des autres et je m’en inquiète toujours autant. Ce n’est pas parce que je ne prends pas de nouvelles régulièrement que mes pensées sont loin.

Et pour ceux qui ne peuvent comprendre…Non je n’ai pas changé. J’ai juste mal, très mal.

Il fallait que je le dise.