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Bonheur - Page 13

  • Pour Benoit

    Hier soir, tu es rentré à la maison.
    Quelques minutes après avoir eu ta maman au téléphone, je suis montée dans la chambre de Fiona.
    Voici ce que j'y est trouvé

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    Tu te rappelles ? C'est un confetti de ton anniversaire, tes 16 ans. Ne me demande pas pourquoi il est là. Je fais le ménage chaque semaine dans la chambre de Fiona et j''y vais plusieurs fois par jour, pour ouvrir les stores, m'asseoir sur le lit, regarder.
    Et voilà, qu'hier soir, venant de nulle part, ce confetti s'est déposé là.

    Benoit, je crois bien que c'est pour toi.

    Je t'offre également la dernière fleur de l'orchidée que vous avez offerte à Fiona ce 18 juillet.

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    Je t'embrasse très fort bonhomme.

  • Lettre d'un fils à sa maman

    Chère Maman

    Vie de bonheur avec toi, tu es vraiment une maman super !
    Je suis heureux d’être ton fils, c’est le plus beau cadeau pour moi l’amour que tu m’offres.

    Mes rêves sont une vie de bonheur, une vie d’amour avec toi, tu es une merveilleuse maman.

    Et la vie que tu m’offres adouci ma douleur de vie, moi je rêve de vie meilleure pour pouvoir te dire de ma voix à quel point je t’aime et à quel point tu es formidable pour moi…
    Cette loi d’amour pour moi.

    Des fois je nous imagine toi et moi à reparler de vie normale avant, nous rions du passé, humour dans ma tête, bien des fois j’aimerais discuter avec toi des choses de la vie, mais je ne peux pas car ma voix est silencieuse.

    Mais aujourd’hui, tata va le dire pour moi : « Maman je t’aime plus que tout, joyeux anniversaire ».

    Je t’embrasse, bisous d’amour

    JE T’AIME

    Ton fils Hédrick

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  • Je vais mieux

    Je vais mieux.

    Je ne peux pas encore dire « nous » alors, aujourd’hui je dis « je ».
    Je vais mieux.
    Dans deux jours, nous serons le 24 septembre.
    Sept mois sans ma fille. Avec elle mais sans celle. Je suis emplie d’elle mais vide d’elle.
    Jamais je n’aurais pu imaginer ne serait ce qu’une seconde que cette douleur s’atténuerais un peu au fil des mois.
    Jamais je n’aurais pu imaginer vivre à nouveau quelques instants de bonheur sans elle.

    Je voulais partir, je voulais la rejoindre. L’impatience de la revoir était trop grande. J’espérais que « quelqu’un » là haut m’entendrait pour abréger ma souffrance, me permettre de rejoindre celle qui a toujours été le moteur de ma vie.
    J’ai été entendue. Ma souffrance a été abrégée d’une manière différente.
    J’ai compris tant de choses depuis.
    Le choc a été fort, si dévastateur. Il fallait bien se relever, sortir de cette bulle dans laquelle je me suis enfermée durant quelques mois. Même si je participais, même si je souriais, même si j’étais présente, ma bulle m’empêchait de voir. J’étais entre deux mondes.
    Et je réfléchissais. J’essayais de comprendre. J’essayais de pardonner à ceux qui m’ont fait souffrir par leur désintérêt vis à vis de Fiona. Désintérêt qui n’en était pas.
    J’essayais de comprendre les circonstances dans lesquels Fiona était partie et j’essayais de ne pas en vouloir à qui que ce soit.
    J’essayais de me pardonner de ne pas avoir toujours été à la hauteur.
    De ne pas avoir toujours pris le temps nécessaire. De ne pas avoir su lire ses mots. De ne pas avoir pris la bonne décision au bon moment (« maman je sais que tu feras tout ton possible pour que je respire rapidement »).
    J’essayais de me pardonner les instants d’impatience à son égard. Les larmes qu’elle a versées en me voyant irritée.
    J’essayais de me pardonner les angoisses que j’ai pu lui transmettre faute de n’avoir pas trouvé la force de les chasser. Nos angoisses qui étaient source de culpabilité chez elle.

    J’ai réussi je crois.

    Et j’ai revécu tous nos moments de bonheur, nos rituels si importants à ses yeux et aux miens, notre complicité, nos échanges, nos confidences, nos victoires.
    Ce beau chemin avec elle, ce doux voyage qui m’a fait grandir.
    Ce beau cadeau qu’elle m’a offert : elle.

    J’ai réfléchi sur ce que nous croyons être. Sur le temps qui passe différent du temps qui est vraiment. J’ai réfléchi sur cet amour qui n’a aucune limite dans l’espace, aucune barrière.

    Et un jour j’ai réécouté cette chanson.


    podcast

    Celle que nous avons écoutée lors de ses obsèques. Je l’ai réécoutée et je n’ai pas pleuré. J’ai souri.

    Et je suis montée dans sa chambre, j’ai ouvert sa malle aux trésors avec tous ses jeux. J’ai jeté ses peintures desséchées. J’ai trié et rangé. J’ai préparé deux cartons pour l’IME.

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    J’ai remis certains jeux dans sa malle.
    J’ai ouvert son armoire et respiré ses vêtements. Son parfum.
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    Je n’ai pas pleuré. J’ai refermé l’armoire. Elle restera pleine.

    J’ai pris son crayon dans mes mains.
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    Je le laisserai sur son bureau.
    J’ai regardé sa porte d’ascenseur et j’ai subitement entendu son rire. Fiona aimait faire des blagues dans l’ascenseur.
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    J’ai fait le tour de sa chambre. Nous ne changerons rien. Nous n’en avons tout simplement pas envie et ma mère, sa mamy, en a besoin pour se ressourcer.

    J’ai refermé la porte. Je me sentais bien, mon cœur souriait. Ma fille était là avec moi, en moi.
    J’ai descendu l’escalier, je lui ai souri en passant.
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    Je n’ai pas pleuré.
    Je vais mieux.

  • Week-end

    C'est le week-end.
    Nous partons ce soir à Fontarèches et nous reviendrons très tard dimanche. Paris Avignon, 2h40 de TGV, c'est tellement pratique.

    Je vous laisse pendant ces 2 jours avec ma musique du moment.

    Bisous à tous


    Découvrez Narrow Terence!

  • 17 ans

    Mes pensées rejoignent les tiennes,
    Les tiennes se mélangent aux miennes,
    Je me glisse en toi,
    Tu t’incorpores en moi,
    Deux en une et semblables,
    Jouant de cette perception ineffable.
    L’espace perd son importance,
    L’existence trouve tout son sens.
    Le temps devient intemporel,
    L’amour est immortel.

    Maman le 18 juillet 2008

    Nous te souhaitons tous un joyeux anniversaire mon amour !

    Et pour revivre ces instants magiques vécus il y a 1 an...musique !!


    15 09 2007
    envoyé par Patiefio

  • Pluie, soleil, amis





    Week-end chaleureux comme nous aimons les vivre.
    Vendredi soir, dîner entre voisins chez Rémi et Marie-Paule.
    Délicieuse soirée autour d’un délicieux repas préparé par Rémi.
    La météo capricieuse n’a plus aucune importance dans ces moments là.
    Nous avons la chance d’être entourés de voisins tous autant adorables les uns que les autres. Leur présence est un réel réconfort. Nous savons qu’ils sont là et dans l’épreuve que nous vivons, rien que l’idée de leur présence toute proche, nous apaise. Fiona aimait les rencontrer dans notre petite rue le matin en partant au centre, ou à tout autre moment de la journée, du week-end, un petit mot sympathique échangé, une parole et un regard attentif pour elle.
    Si vous nous lisez, merci à vous tous d’être là !
    J’aurai aimé mettre dans mon texte quelques photos de vous. Ce sera pour le prochain dîner, chez qui déjà ??? Ah oui, chez Pierre et Brigitte !

    Samedi matin, réveil tardif. Pierre m’avait laissé une petite rose sur la table de cuisine avant de partir faire quelques courses.

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    Les courses restent un moment douloureux pour Pierre. Le rituel du samedi que Fiona n’aurait loupé pour rien au monde. C’était leur moment privilégié à deux, un instant de complicité d’où ils revenaient toujours souriants voire même s'esclaffant pour une raison que j’ignorais bien souvent. Leur secret. Fiona aimait rentrer à la maison un gros bouquet sur ses genoux pour sa maman…

    J’ai terminé ma sculpture dans l’après midi. Une femme « réveil douceur » que je dédierai à Pat Le Sarthois, lui « l’amoureux des femmes qui le lui rendent bien »…J’hésite encore sur la patine, étape finale et essentielle.


    A chaque sculpture Fiona était présente, collée à moi, son cerveau contrôlant du mieux qu’elle pouvait l’approche de sa petite main parfois malhabile et réclamant une empreinte indélébile d’un de ses petits doigts. Elle participait refusant le contraire, incapable de résister au toucher de cette terre et à la sensation qu’elle lui procurait. Ses efforts étaient constants et ne cessaient qu’au moment où je rangeais l’œuvre la protégeant d’un sac plastique, en attendant la prochaine séance.
    Prochaines séances définitivement sans elle, dans la même pièce, la place de son fauteuil insupportablement vide.

    Samedi soir, dîner chez Clément, son grand copain de l’IME, devenu un jeune homme de 21 ans.

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    Je ne peux que penser à Fiona en regardant Clément tant chaque mimique de son visage, l’attention avec laquelle il écoute et ses réponses faites essentiellement avec son regard et son sourire, sont identiques à la manière dont Fiona s’exprimait en dehors de son clavier.
    Nous avons été heureux de passer ce moment privilégié avec lui, ses frères et ses parents, Serge et Geneviève. Une sympathique soirée où nous n’avons pas cessé de parler et d’échanger sur des sujets variés et intéressants jusqu’à ce que l’horloge nous indique une heure très tardive.

    Dimanche, repos. Nous avons regardé les dessins de Fiona et en avons choisi quelques uns pour décorer l’entrée de Fontaréches. Nous avons fait un saut au seul centre commercial ouvert le dimanche pour y dénicher de beaux cadres qui les mettront en valeur.
    Ce centre, encore un lieu où nous n'étions pas retournés. Fiona adorait faire les boutiques. Tout le monde le sait. Et notamment cette boutique de vêtements pour enfants et ados, où elle savait qu'en franchissant le seuil, il y avait de grandes chances qu'elle en ressorte avec un vêtement choisi elle même et un petit cadeau offert par le patron qui s'était pris d'affection pour elle. Nous sommes passés devant la boutique, notre coeur s'est serré. Nous n'y rentrerons plus.

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    Je touche cette peinture posée sur le papier. Cette peinture qui n’a fait qu’une avec la main de Fiona, un instant éphémère, avant que le papier s’en imprègne définitivement.


    Lundi, le soleil était présent nous rappelant subitement que juillet est bien un mois d’été. Une ballade à Mareil, notre petit village, ses vergers, ses sentes, quelques photos, une visite au cimetière pour arroser les fleurs, une sieste sur les transats, une douce journée.

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    Entre pluie, soleil, amis, un agréable week-end.
    Fiona est là. Toujours là.