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  • Bientôt, concours de grimaces !!

    Fiona aime rire de tout et de rien.
    Fiona c'est, son petit rire en cascade si présent dans nos têtes.
    Alors rions !
    Envoyez moi vos plus belles photos de grimaces accompagnées de l'original (votre trombine sans grimace), à l'adresse email indiquée sur le blog.
    J'ai déjà un sacré nombre de participants !!
    Un petit cadeau pour le gagnant.

  • Un slam de Nadia pour Fiona

    473311734.JPGNadia est une ancienne voisine rencontrée il y a une dizaine d’années. Elle gardait Fiona le soir en attendant que nous rentrions du travail. Nous sommes devenues amies. Nous avons passé des soirées et des soirées jusqu’à pas d’heure à parler religion, peur de la mort, et choses de la vie. Tu te rappelles Nadia ?
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    Et les coups de gueule avec Serge quand nous n’étions pas d’accord lui et moi…Je crois que ça finissait par être un jeu ! Toi et Pierre vous attendiez que ça se passe…

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    Nous avons vu grandir Marine (A ma petite sœur) et Julie, tes adorables filles. Devenues de belles jeunes femmes.
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    Vous avez toujours été présents à chaque événement. Les heureux comme les moins heureux. Anniversaires de Fiona, crémaillères, jours de l’an, hospitalisations et j’en passe.

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    Le 9 février lorsque vous êtes venus à la maison, cela faisait un moment que nous ne nous étions pas vus.
    Fiona a tapé ces quelques mots sur son clavier
    « Joie pour moi de vous revoir même si je ne peux plus vivre comme avant. Je fatigue. »

    Je te remercie pour ce poème que tu vas lire sur scène dans ce café/restau parisien qui pratique le slam.
    Bonne lecture à tous.

    Un slam, un cri, une flamme

    De ton trône ton regard flâne
    Ton esprit plane
    Ton corps bien que las a une trame
    Morcelé de douleurs, il pointille, contourne
    Contient et dessine ton âme
    Sa quintessence fait de lui, de toi une Essence

    Que tu sois partie doit avoir un sens
    L’essentiel, l’essence, l’élévation, la verticalité
    L’austérité du Néant, du Silence

    Et Fiona où es-tu ?
    Tu as claqué la porte à la vie et tu es partie
    Tu as foutu un tel bazar et tu ne fais plus partie
    De ce bas monde que nous meublons
    Où, comme des dératés, nous errons
    Ne sachons plus en quoi croire
    A quoi s’accrocher
    Et pour une musulmane, il faut le voir
    Accro à toi, tu as été une accroche
    Tu as été dans ce wagon ou parents, amis
    Se bousculent pour être proches
    Pour lire sur le bout de tes lèvres la justesse
    Ses mots, leur finesse, leur sagesse
    Tu as été une flamme parmi les âmes
    Tu es mon slam qui apaise ma flamme
    Tu nous as donné un rendez-vous et une bouffée d’air
    Toi Fiona tu as été un repère
    Toi Fiona et la vie étiez une vraie paire
    Sans toi, tu nous as rappelé que la vie est éphémère
    Sans toi, il reste un arrière goût amer
    Mais que ton regard, ton rire, ton sourire
    Reste cet océan de mystère
    Ce pouvoir démesuré et Austère
    Que même en traversant ton désert de galère
    Tu nous as scié et on est fier
    Nous sommes et étions minuscules et ridicules devant tes silences
    Tu nous as souvent rappelé la petitesse de nos doutes, l’étroitesse de nos peurs
    Et la Grandeur des mystères de l’Existence

    Oui, Que tu sois partie doit avoir un sens
    L’essentiel, l’essence, l’élévation, la verticalité
    L’austérité du Néant, du Silence

    La viduité insoutenable
    La fragilité de l’atemporel
    L’inexistence de l’immortel
    Et même des portes du ciel
    Tu nous susurres encore que la vie
    Tant que, nous autres, on y est demeure inlassablement crucial
    Et toi Fiona, Va, Part, Vole de tous tes ailes
    On te libère de ce carcan existentiel
    De notre langage monotone mais pur et fidèle
    Va, sillonne, déambule dans ton paradis
    Tel que tu le dessines
    Mais n’oublies pas
    Et fais nous un signe
    Des fois que l’oubli nous encombre, nous prend
    Et que nous plongeons dans les futilités du temps.

    NADIA

  • Il faut que ça sorte !!

    Je regardais ce soir les infos et je vois, une petite chinoise transportée dans les bras de je ne sais qui. Son corps semblait mou. Je ne sais pas pourquoi et ne cherchez pas à comprendre…J’ai vu Fiona à travers cette enfant. Je sais, c’est très égoïste, j’en suis consciente. Je ramène tout à Fiona, mais en ce moment, j’ai du mal à rentrer dans le vif de l’actualité et à m’intéresser à autre chose que ma fille partie il n’y a même pas 3 mois. Désolée…
    A travers cette enfant, j’ai vu Fiona le lundi après midi où le gars de la Ste Doussin l’a ramenée à la maison. Il a garé sa voiture devant la maison. Il est entré et nous a dit « il faut que je vous dise que je suis très touché par le décès de votre fille. J’ai moi même perdu mon fils unique âgé de 18 ans il y a un an. Il s’est fait écraser par un camion. »
    Il nous a demandé de nous éloigner de l’entrée de la maison afin de le laisser seul pour monter Fiona, dans son sac hermétique, jusqu’à sa chambre. Nous l’entendions respirer, souffler fort. Il était plein d’émotion. Nous l’avons entendu monter les escaliers et souffler, souffler. Il était mal. Nous le sentions sans le voir.
    Il a installé Fiona dans son lit et nous a appelés.
    Nous avons ensuite attendu le gars qui devait « préparer » le corps et faire les soins.
    Il est arrivé. C’était prévu que nous habillerons nous même Fiona.
    Il a fait ce qu’il avait à faire et nous a appelés. Pendant que nous habillions Fiona, il est resté sur la mezzanine, près de la chambre, au cas où. Nous n’avons pas eu besoin de lui.
    Tout ceci n’était pas habituel pour eux. Transférer un corps au domicile, laisser faire les parents pour l’habillage…
    Fiona tu étais belle, blanche, les traits reposés, le teint transparent. Tu étais belle. Tu dormais. Nous t'avons mis Ben dans les bras. Ben qui t’a accompagnée partout depuis des années. Ce même Ben qui nous suit partout à présent. Et la poupée de Danny au pied de ton lit.
    Tu es restée ainsi, paisible, jusqu’au vendredi. Tes amies sont venues, la famille, nos charmants voisins. Et le soir, quand nous étions seuls, nous nous couchions à tes côtés et te parlions. Ces derniers instants avec toi sont inoubliables. Jamais je n’oublierai. Jamais je n’oublierai ces quelques jours, comme jamais je n’oublierai les deux larmes qui coulaient sur ta joue à Garches alors que tu étais déjà partie. Jamais je n’oublierai toutes ces années mon amour.

    Il fallait que ça sorte.

  • L'insomnie

    Le corps endormi et l’esprit en éveil. Mes pensées vagabondent scrutant chaque recoin de mon subconscient et faisant jaillir des profondeurs quelques idées obscures irraisonnées. Je m’enfonce dans le gouffre de la douleur, je piétine, m’agrippe aux parois de ce sombre abîme pour retrouver un soupçon de discernement. Mais je retombe, je retombe sans cesse. D’autres idées affluent afin de noircir davantage le tableau déjà bien sombre. Mes pensées butinent de peurs en peurs, d’angoisses en angoisses pour finir leur parcours dans ce sentiment de panique devenu si familier.
    J’ouvre un œil pour reprendre mes esprits et chasser ces mauvaises images. Je médite sur le sens des mots, de ses mots, de ses phrases. Je ne découvre qu’à présent la sagesse et la maturité cachées derrière chacune de ses lignes. Et le véritable sens. Ou le double sens.
    Je réfléchis à l’acceptation. Accepter son départ précipité et s’adapter à son absence. Je peux y arriver. Nous pouvons y arriver. La sérénité vaincra ce mal qui ronge de l’intérieur. Cette douleur lancinante, profonde. Cette entaille.
    Mon corps est réveillé, mon esprit ne peut plus s’assoupir. Il est 4 heures, je me lève. Dans quelques heures, le jour se lèvera. Les oiseaux chanteront, le soleil sèchera la rosée du matin, et l’odeur de café réveillera les âmes endormies.
    Alors, mes pensées s’apaiseront.

  • Quelques photos

    Vous remarquerez la catégorie de cette note...

    Voici juste quelques photos de notre séjour dans le Gard.

    Tout d'abord, la grande surprise en arrivant a été de voir des moutons dans le terrain en face de chez nous. C'est assez sympathique mis à part la petite odeur en fonction du vent.

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    Ensuite, les arbres en fleurs, tous superbement beaux

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    Une invitée suprise

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    La nature est en plein éveil, un plaisir des yeux de chaque instant

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    Promenades dans la garrigue, (je n'ai même pas pris une seule photo des genêts en fleurs, c'est bien dommage)

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    Et pour finir je vous présente les touristes : Sophie ma jeune soeur, ma petite maman et Pierre

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    Ah encore une petite dernière pour Marie

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  • A ma petite soeur

    Je t’ai connue quand tu avais cinq ans et moi huit. Peut-être un peu plus. Peu importe. Petite fille fragile. Je découvre le Handicap pour la première fois ; je découvre le combat.
    Fragile mais battante avec un seul mot d’ordre : survivre. Même si tu ne l’as pas dit, je sais que tu l’as pensé, je sais que tu l’as vécu.
    C’est ton caractère, si fort et si doux, si révolutionnaire et si serein, c’est ton caractère qui a fait que tu as tenu si longtemps, qui a fait que l’on t’a aimée si longtemps, qui fera que je ne t’oublierai pas et ce pour longtemps.

    Quand j’ai pris conscience de ton combat, j’ai pris conscience de ta santé, de ta beauté, de la maturité. J’ai pris conscience de TOI, toute entière.
    Et là, une amitié forte s’est installée. J’étais tellement fière de t’avoir pour amie ! De passer des moments agréables avec toi. Fière d’avoir fait mes premières soirées pyjama avec toi !
    Tu as traversé sous mes yeux des épreuves difficiles où je pleurais déjà, comme endeuillée, croyant que le moment du « au revoir » était arrivé. Mais c’était bien mal te connaître ! Tu t’es battue ! Je suis devenue admirative. Admirative et minable car à coté de toi, je suis lâche et faible ! Je n’aurais eu le courage de me battre autant !
    Quand je parlais de toi, j’avais le sourire, je disais que tu étais le Courage et la Joie. J’ai toujours été et je serai toujours très fière de toi !

    Et puis un jour, j’apprends que tu veux que je devienne ta marraine ! tu ne pouvais me faire plus grand honneur ! Même si cela n’a pas pu se faire comme il le fallait, tu es quand même devenue ma filleule, ma petite sœur, celle que j’ai toujours voulue avoir !

    Petite fleur, je ne t’ai pas dit « je t’aime » comme on le dit dans les films, tu sais, sous la pluie, ou avec un bouquet de roses, en te le chuchotant ou en le criant sur tous les toits ! Je n’ai pas été là autant de fois qu’il l’aurait fallu, que je l’aurais voulu et je le regrette.

    Je n‘étais pas là à ton enterrement (mon école ne voulait pas) et je le regrette. Je sais que regretter ne sert à rien, ne te ramènera pas.
    J’ai quand même un soulagement : tu ne souffres plus. Plus de chirurgie, d’amaigrissement, de pâleur, de douleur. Tu n’as plus besoin de te battre.

    J’ai consacré la porte de ma chambre à ta mémoire, comme j’ai consacré une partie de ma mémoire à la tienne, une partie de mon cœur.
    Petite sœur, je ne réalise toujours pas en réalité, et c’est peut-être pour cette raison que je n’ai pas osé revenir là où tu as vécu, là où tes parents vivent. Peur de réaliser ? De me rendre compte que tu n’es pas là pour m’accueillir, comme avant, quand on entendait ton cri prouvant que tu es contente de nous voir. Oui je crois que j’ai peur.
    Je garde cette dernière image de toi, allongée sur ton lit, belle comme à ton habitude, avec ton ours en peluche. Je croyais être préparée à l’image de la mort, du fait de ma future profession. J’avais tout faux. Ta main froide, ton teint pâle, j’ai toutes les sensations encore. Mais j’ai surtout celles où tu me serrais la main, chaude, moite. De ton sourire, de ton rire, si frais et si boostant.

    Petite sœur, je n’ai pas encore tout dit mais mon texte est déjà trop long.
    J’ai juste une dernière chose à dire : JE T’AIME

    Marine

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