Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

17/11/2015

Ce soir

Mon coeur,

Je n’ai pas écrit sur ton blog depuis ton anniversaire cet été.
Tu te rappelles, un jour j’ai décidé qu’il était temps que je laisse ton blog juste pour ceux et celles qui ont envie de venir s’y recueillir de temps à autres.
Je me suis retirée, faisant plus discret mon chagrin, et continuant à te parler de vive voix, comme si tu étais encore dans la même pièce que moi.

Les années sont passées, mais chaque jour je t’interroge, je te parle, parfois je t’engueule de m’avoir quittée, c’est vrai, mais le plus souvent je te dis des mots d’amour. Je te parle parce que tu es là, juste là, collée à moi, en moi.



Ce soir, j’ai envie d’écrire sur ton blog.
Je me suis demandé ce que tu aurais pu penser de ces évènements terrifiants que chaque Français, quel qu’il soit, est entrain de vivre. Je t’ai posée la question. Je n’ai pas eu de réponse.
Quels sont les mots que tu aurais tapés avec ton clavier ?
Je ne sais pas.
Ce que je sais, c’est que tu aurais eu le coeur meurtri dans ton silence, comme chacun de nous. Et que tu aurais cherché à comprendre et à pardonner. Non pas à comprendre et à pardonner l’acte de barbarie, non. Tu aurais cherché à comprendre et à pardonner la folie haineuse qui s’empare de certains d’entre nous, et tu aurais eu le mot juste et simple sur ton clavier pour rappeler ce pourquoi nous sommes tous là.

Depuis 3 jours, je me pose un tas de questions. Et surtout, je pense à tous ceux qui ont perdu un des leurs. Leur enfant, leur femme, leur mari, leur mère, leur père, leur parent, leur frère, leur soeur, leur ami(e). La souffrance que chacun d’entre eux doit ressentir est inqualifiable. Les leurs sont morts. Alors qu’ils voulaient juste vivre. Et qu’ils vivaient.
La souffrance de perdre un être cher dans ces circonstances est abominable. Elle doit dépasser tout ce que l’on imagine.


J’aimerais juste un monde meilleur. Un monde où chacun réfléchirait avant d’avancer ses propres analyses, ou chacun serait plus tolérant et ne ferait pas une généralité d’une minorité.

Je t’envoie mille baisers d’amour ma crevette et où que tu sois, je sais que tu veilles.