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22/01/2014

L’Amitié, la tendresse, la vie

 

Aujourd’hui,  j’ai appelé une amie très chère à mon cœur, une personne qui compte pour moi, une personne que j’aime et qui, je le sais, sera toujours dans ma vie. Cela faisait des mois que je n’avais pas pris la peine de prendre mon téléphone pour l’entendre. Nous sommes en contact, certes, par différents moyens mis à notre disposition mais bien souvent trop souvent succins et superficiels pour se dire les mots tels qu’on les ressent. Donc, je l’ai appelée aujourd’hui. A un moment où j’avais cru comprendre qu’elle avait besoin de sentir l’affection d’une amie.

Je suis heureuse de cet échange ma cop’s et sache que je serai toujours là pour toi. Tout comme tu as été présente et aimante au moment le plus difficile de ma vie. Des mois, des années…

A toi Michèle, ma cop’s pour la vie, toi qui a aimé ma fille comme une maman, à toi que j’aime, à toi qui m’a inspirée.

 

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A toi ma Marie, ma douce, qui est toujours pour toujours dans mes pensées d’amour.

A vous tous mes amis…

Et juste pour résumer ma note, un beau morceau tombé du ciel (que vous pourrez traduire)

 

16/01/2014

Ma p'tite maman

 

Une petite note pour ma p’tite maman dont c’est l’anniversaire aujourd’hui.
84 ans.

J’ai souvent eu envie de vous raconter son histoire qui, pour moi, est un exemple d’équilibre et de joie. Malgré ses épreuves de la vie.

Elle a eu une vie atypique, pas toujours facile certes, mais elle a toujours eu de l’optimisme et de l’énergie à revendre.

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Elle est née en 1930. Sa mère était Française, son père américain. Alors qu’elle n’était encore qu’une toute petite gamine,  sa mère a été déchue de ses droits maternels (ce serait trop long pour expliquer et remettre la situation dans son contexte de l’époque) et son père est décédé. Ma p’tite mère a été confiée à l’Américan Légion à Paris. Elle ne parlait pas le Français, uniquement l’Américain et avait pour petite copine Shirley Temple, que certains d’entre vous connaissent certainement.
Elle a eu des tuteurs puis a été en pensionnat chez les bonnes sœurs.  Et là, ça n’a pas été rose tous les jours…Mais je crois savoir qu’elle garde malgré tout certains bons souvenirs.

Elle a été obligée de quitter ce pensionnat à sa majorité, subitement, sans aucun apprentissage de la vie extérieure. Et sans famille. Elle a travaillé pendant un temps comme repasseuse et s’est aussi beaucoup donnée en tant que monitrice pour enfants. C’était sa passion.

Quelques années plus tard, elle a rencontré un bel homme dans le métro parisien qui lui a fait la cour. Mon père…. Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants…Nous 5 (4 filles et 1 garçon nés entre 1956 et 1970).

Nous habitions dans le quartier populaire du 17ème arrondissement. Je me rappelle d’une vie heureuse, épanouie, simple et quelque part assez privilégiée, puisque nous partions en vacances. Mais nous ne roulions pas sur l’or et pour nous offrir ces vacances et cette vie  où nous ne manquions de rien mon père avait double emploi. Quant à ma mère, elle était à temps plein dans l’éducation de ses 5 enfants. Pas un soir je ne suis rentrée de l’école sans avoir ma maman à l’écoute de ma journée, sans avoir mes tartines du goûter et sa tendresse continuelle. Elle usait d’ingéniosité pour nos activités et de patience pour nos sorties culturelles.

Des souvenirs d’instants privilégiés avec ma mère, j’en ai plein. Je les garde en moi précieusement.
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Mon père est décédé prématurément en 1976 à 46 ans la laissant seule avec ses enfants âgés de 19 à 6 ans. La vie a continué malgré tout, chacun avec son manque. Mais ma p’tite mère nous a tout donné. J’en suis consciente. De l’écoute, du conseil, de l’aide, de la tendresse. Elle n’a jamais failli à son rôle de mère. Elle nous a forgé une belle force de caractère et une philosophie de la vie.

Dans les années 80, elle a retrouvé sa mère avec laquelle elle a eu des relations suivies jusqu’à son décès. C’est à l’enterrement de cette dernière qu’elle a rencontré Francine, sa sœur ainée, que leur mère avait eu avec un autre homme. Jacqueline et Francine,
les deux frangines qui se ressemblent comme deux gouttes d’eau et  ne se quittent plus depuis. 
Puis, quelques années plus tard, elle a retrouvé ce grand frère, Jacques, fils aîné de son père Américain. Du bonheur dans la vie de ma mère…et une grande famille !

Ma mère, c’est aussi la mamie de ma fille. Celle qui a été près de moi quand Fiona est née avec son handicap. Puis, complice et rieuse avec elle. Attentive. Des souvenirs de rires à gorges déployées, nous en avons plein. Nous avons aussi pris le temps de vivre ces instants de vie et d’en avoir à présent les souvenirs.

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Puis la souffrance de la perte de Fiona. Moi, ma fille. Elle, sa petite fille. Une injustice certes, mais la vie avec ses aléas et ses douleurs.

Je ne pourrais pas vous raconter toute son histoire en quelques lignes…elle seule pourrait le faire.

Ma p’tite mère a 84 ans aujourd’hui. Un vécu énorme, toujours de l’énergie  et une vraie pile cardiaque dans le cœur mais ce n’est pas cette pile qui lui donne cette générosité du cœur.

Bon anniversaire ma p’tite maman.

Je t’aime !