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06/09/2013

Chagrin...

 

Parfois j’ai encore du chagrin. Celui qui fait mal, celui qui arrive sans prévenir, qui me réveille en sursaut la nuit, me fait pleurer des journées entières et ne passe pas.
J’ai encore et toujours du chagrin mais je n’en parle plus.
Le temps qui m’était octroyé s’est écoulé.
Le sablier est vide depuis un moment, j’ai épuisé mon temps de chagrin, le temps « normal » dans la tête de tous et, pourtant, je suis toujours là avec mon cœur meurtri, ce manque en moi qui me fait mal. Je me sens honteuse.
Honteuse.
Comme la gamine qui aurait fait pipi au lit la nuit alors qu’elle a passé l’âge, comme l’adolescente anorexique qui ne pourrait dévoiler sa souffrance, ou encore comme  l’adulte qui aurait des peurs puériles. J’ai honte d’avoir dépassé le temps qui m’était imparti.

 

Et, pourtant, ce manque de ma fille ne passe pas. Plusieurs fois par semaine, je rêve d’elle et je me réveille en m’imaginant qu’elle est dans la pièce à côté. Le réveil est brutal et douloureux…Je me rappelle qu’elle n’est plus. Elle n’est plus depuis 5 ans 1/2 maintenant.

 

Je me rappelle de son visage comme s’il était là, devant moi.
Je me rappelle de son odeur, comme si son visage était resté enfoui au creux de mon épaule.
Je me rappelle de ses gestes comme si je sentais encore sa petite main se poser sur ma peau.  Certains jours, c’est insupportable, c’est un combat vers la délivrance, vers le bonheur, vers la quiétude. Juste me dire que je suis guérie. Guérie sans risque de rechute. Mais ce manque insupportable est insidieux, il se faufile quand je ne l’attends pas.

 

Cette rentrée des classes est douloureuse, comme les autres avant. Je me sens seule. Et, je me rappelle.
Noel me fait frémir de douleur à tel point que je voudrais me terrer ailleurs, loin et oublier.
La fête des mères, me rappelle tellement que j’ai été une maman, une vraie, une fusionnelle je dois dire et que je ne le suis plus si ce n’est dans mes souvenirs…
Mon anniversaire…je n’ai plus ses petits mots d’amour qui accompagnaient  ses cadeaux, je n’ai plus  ses sourires, son impatience. Je n’ai plus ses rires !
Son anniversaire…Seule me reste sa pierre tombale pour lui dire combien je l’aime encore, toujours, pour toujours, pour toujours, et bien plus encore et,  combien je donnerai ma vie pour passer juste ce jour avec elle.
Juste ce jour…

OLERON4.JPG


Alors, je la prendrais tout contre moi, comme avant. Je lui dirais des mots doux à l’oreille, comme avant. Je lui caresserais la nuque, comme avant. Je lui prendrais la main, comme avant. Je l’étoufferais contre mon cœur empli, comme avant, et elle éclaterait de rire. Elle me taperait alors sur son petit clavier « je t’aime maman ».
Et elle rajouterait « je t’aime Pierre ». Comme toujours.


Commentaires

C'est une douleur dont on ne guérit pas....
Un manque qui ne se comble jamais....
Une présence qui s'est faite absence....
Et d'ailleurs,
guérir,
combler le manque,
ce serait oublier....
Et ça, une maman ne le peut pas,
ne le VEUT pas !!!!
Il n'y a pas de "temps imparti" pour s'habituer à cette absence-là....
Et même si ça fait mal, parfois très mal,
au fond...
c'est bien comme ça ...
Non ???
Bises affectueuses ma Patoune,
petite "soeur" de cette (trop) grande famille des "mamans-orphelines" !

Écrit par : daninette | 06/09/2013

Je ne sais pas si c'est mieux comme ça ma Daninette. Une chose certaine c'est que, même si personne n'oublie, très certainement, rare sont ceux qui me parle volontiers de Fiona. Et là, il y a un sentiment de solitude terrible où je me sens seule face à mon chagrin. Et aucune joie de maman ou de mamie pour combler cette absence. Je suis juste amputée de l'essentiel...

Écrit par : Patricia | 08/09/2013

Je m'apprêtais à t'écrire qu'il n'y avait pas de temps imparti quand j'ai vu le message de Daninette. C'est exactement ce que je voulais dire. Tu ne dos pas avoir honte d'avor aimé et d'aimervencore et d'aimer toujours. Elle ne te quittera jamais Fiona, tu accepteras un jour cette évidence. Philippe est parti il y a tout juste 21ans, il est toujours présent. Bisous plein d'affection ma Patoun

Écrit par : Josy | 06/09/2013

Oui ma Josy, mais j'accepte cette évidence...Elle ne me quittera jamais, c'est certain. Je le sens chaque jour, je le vis avec mes trippes, elle est là.
Mais ce dont je parle aussi entre les lignes, c'est la solitude qui va avec. Alors, oui j'ai honte d'en parler quand plus personne n'en parle, honte d'avoir mal quand d'autres mamans dans ma situation sont discrètes sur leur souffrance. Mais aucune des mamans que je connais n'a perdu son seul et unique enfant et sans vouloir dire que la souffrance est moindre pour elles, je ne me permettrais pas de dire ça, je sais que c'est plus facile quand chaque jour, une maman a encore devant elle des enfants, des petits enfants et qu'elle se sent toujours mère.
De plus, perdre un enfant comme Fiona avec laquelle je vivais, c'est perdre ses repaires au quotidien. Et j'ai toujours du mal.
Mais je comprends que beaucoup ne puisse comprendre. C'est légitime.
Bisous Josy

Écrit par : Patricia | 08/09/2013

Comme Josseline et daninette, j'ai tout de suite pensé en te lisant qu'il n'y a pas de temps limite pour la douleur, le manque.
Meme si je crois vraiment que fiona t'accompagne chaque jour, elle n'est plus là au quotidien et je comprends combien cela peut te faire mal. Je t'embrasse de tout coeur et te serre très fort dans mes bras.

Écrit par : marie-noëlle | 06/09/2013

Merci Cousine. Gros bisous

Écrit par : Patricia | 08/09/2013

KIKOU Patoune,

Comment expliquer : L'INEXPLICABLE ????
Comment oublier : IMPOSSIBLE
Comment ne pas pleurer : DIFFICILE
Comment ne pas penser : IMPENSABLE
MAIS il faut VIVRE ET CONTINUER
Je pense à toi très fort. GROS GROS BISOUS
ON T'AIME

http://youtu.be/ZoJIx4Ws5to

Écrit par : JO | 07/09/2013

Kikou Josette, moi aussi je vous aime. Et je continue à vivre...plutôt bien superbement accompagnée par ton fils :)
Bisous

Écrit par : Patricia | 08/09/2013

Ce sablier du chagrin , il t'appartient et du a le droit et le pouvoir de le retourner a l'infini , car ce sont tes larmes et tes rires qui gardent Fiona bien en vie, ou qu'elle puisse se trouver.
Ne sens tu pas ce matin les battements d'aile d'une petite fée qui vient murmurer a ton oreille "je t'aime Maman " ?
Pleins de bisous mon Ange

Écrit par : Jean Christophe | 07/09/2013

Je pense à toi ma Patounette !!!
J.C. a raison : ta petite fée t'accompagnera toujours...
Même et surtout dans les moments si durs du manque d'elle.

Écrit par : Daninette | 07/09/2013

Bisous ma Daninette. J'ai toujours la petite poupée en laine, arrivée quelques jours trop tard...

Écrit par : Patricia | 08/09/2013

Bonjour ma cop's... que dire sur ton chagrin qui va qui vient, qui se fait peut-être plus léger parfois et soudain si lourd a porter, se sentir bien et la minute suivante se culpabiliser de ce manque... Que dire de son absence qui se fait trop longue, et de cette envie de prendre Fiona dans tes bras, entendre ce "toc toc" à la porte, ouvrir et la voir là à te sourire, comme ci ce n'était qu'un mauvais rêve et revivre tous ces instant de bonheur, de plénitude, de tendresse partagée... Se sentir d'un seul coup LIBRE et LEGERE de respirer à plein poumons le parfum de sa peau, de sentir ses petites mains sur la tienne... VIVRE tout simplement... Hélas la réalité est tout autre, je ne peux pas imaginer cette douleur si lourde a porter... je sais le manque, le vide, la rancœur parfois, l'envie de revenir en arrière, les questions sans réponse, les cris d'amour qui sortent de l'interieur, la rage soudain, les caresses sur une photo, puis les larmes qui coulent... Et UN SEUL VOEUX : celui d'être avec Fiona. Mais ce que je peux ressentir doit être multiplier par des milliards pour toi... Gros bisoussssssssssss

Écrit par : cop's michèle | 07/09/2013

Ha ma cop's !
Tu dis les choses comme je les ressens...et je sais ta peine, ta douleur parfois. Je sais combien elle te manque et excuse moi de te dire, ta peine me réconforte. J'ai la sensation que tu as tellement aimé ma fille et que tu l'aimes encore tellement. Merci !
Je t'embrasse fort la cop's de Fiona

Écrit par : Patricia | 08/09/2013

Tu as (comme toujours...) dit le mot juste : tu es amputée de l'essentiel !
Et les amputés ont toujours mal au membre qui manque....
Mais cette douleur (si difficile à "apprivoiser"...) fait partie de toi...
La brûlure, la déchirure, sont cette partie de toi qui te rend si "lumineuse", si humaine !!!
Ce manque, cette absence, comme la maladie de Fiona, t'ont façonnée, et continuent de te transformer....
C'est dur ce que je dis, mais sans cette douleur il est bien des choses que tu ne comprendrais pas de la même façon...
Sans cette souffrance, ton rire ne serait pas si beau (même s'il se "gonfle" parfois de larmes)...
Ton sourire n'aurait pas le même éclat...
Le regard que tu poses sur ceux que tu aimes ne serait pas si tendre...
Et tu ne vivrais pas aussi intensément les joies que la vie te donne...
Alors VIS ! RIS ! SOURIS et surtout SOIS HEUREUSE !!!
C'est comme ça que Fiona veut te voir !!!

Écrit par : Daninette | 08/09/2013

Oui ma cop's j'aime tellement Fiona, que pas un seul jour ne passe sans que je ne pense à elle, pas un seul, et chaque soir je lui dis "bonne nuit ma cop's" Entre elle et moi c'était fusionnel, intemporel, une fois elle m'a écrit " ce qui nous lie rien ne pourra le défaire" et elle avait raison car même la mort ne nous sépare pas, je la sens prêt de moi quand je ne vais pas bien, je continu a lui parler elle continue a guider mes pas... Je l'aime d'un amour indescriptible je n'ai pas de mots pour d'écrire cela, comme je n'ai pas de mots pour d'écrire la tristesse le manque la douleur et le chagrin de son absence... Et je suis heureuse de pouvoir te réconforter à ma façon... Grosssssssssssss bisousssssssssssssss MES cop's

Écrit par : cop's michèle | 11/09/2013

Oh ma chérie,
Cet après midi je suis allée voir ma petite poulette et comme chaque fois maintenant, j'ai pensé à Fiona, j'ai pensé à toi.
Et voilà, je rentre et je découvre cette note sur ton blog.
Tes larmes sont de vraies larmes d'amour qui coulent et continueront à couler dans tes yeux de maman.
Oui la vie continue, il te faut écouter, sourire, rire, parler, même si parfois tu aurais plutôt envie de crier ............ "cessez, écoutez-moi, j'ai tellement besoin, tellement envie, mais vous ne m'entendez plus, vous ne m'écoutez plus ....... Fiona me manque plus fort de jour en jour".
Oui ma belle tu as le droit d'avoir mal parce que c'est insupportable.
Ta fée comme la nomme JC reste et restera toujours au plus profond de ton coeur parce que la lumière ne s'éteindra jamais.
Fiona t'a offert le plus beau des cadeaux, celui d'être la plus formidable des mamans et toi tu lui as donné et lui donne encore ton Amour le plus vrai, celui avec un grand A.
Je t'embrasse fort ma chérie et je caresse les ailes de ta merveilleuse fée.

Écrit par : marie garnier | 22/09/2013

Je n avais pas vu cette note ou évidemment j aurai réagi. J ai juste envie de te dire que je suis.. Mais ça tu le sais. Qu en effet nous sommes emputee et pour toujours... Mais comme tous les emputes nous avons parfois encore des sensations de ce membre qui est toujours la, de cet être qui partira seulement et définitivement en même temps que nous... Mais je crois que tu as raison, même si un enfant ne remplace pas un autre, ce doit être encore plus difficile de ne pas pouvoir s accrocher aux autres. Je te rejoints. Je t embrasse++++

Écrit par : Isa | 04/10/2013

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