Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

06/08/2013

Bien peu de chose...

Ce matin, je me suis levée en pleurant…ça faisait longtemps que ce chagrin ne m’avait pas pris les tripes comme ça. Mais je le sentais venir depuis quelques jours…Ça n’a pas duré longtemps, il ne faut pas que ça dure longtemps.

Elle me manque. J’ai beau essayer de faire en sorte qu’elle ne me manque pas, mais elle me MANQUE ! Et je me sens terriblement seule, terriblement seule dans ce manque.

Il y a trois semaines, c’était son anniversaire, j’aurais voulu lui fêter pas seulement par télépathie mais en VRAI de VRAI. Comme on fête son anniversaire à son enfant. J’aurais aussi voulu que tout le monde y pense, comme de son vivant. Mais il y a ceux qui oublient cette date et qui font en plus, certainement sans le vouloir, preuve d’indélicatesse ce jour-là. Et qui ne donne plus de nouvelles ensuite…

Mais on les excusera car il faut toujours excuser. Car si on n’excuse pas, on est en tort.

Et puis je les comprends ça fait 5 ans, tout s’efface avec le temps. La vie appartient aux vivants.

Ou presque…car ma vie, la mienne de vie, est en partie avec ma fille qui fait partie des morts. Et ce jusqu’à ma mort. Ce qui ne m'empêche pas de vivre pleinement ma vie. Une histoire de vie et de mort que, je l'accorde, bien peu peuvent comprendre.

Alors ce matin, je me suis levée la boule au ventre en me disant que l’on est bien peu de chose…

 

Mais là, je vais mieux. 

Commentaires

Comme je te comprends. Elle me manque aussi tellement. Chaque jour, encore et toujours un peu plus.
Alors, la tête tournée vers le ciel, je lui adresse de gros bisous.
Je t'embrasse aussi.
Pierre

Écrit par : Pédro | 06/08/2013

Nous sommes allés au cimetière avec Jean-Christophe, on a fleuri la petite jardinière devant et on t'a envoyé la photo, comme toujours, mon Pédro.
Je sais que tu es là et ça me réconforte, merci.
Plein de bisous

Écrit par : Patricia | 06/08/2013

Rien ne s'efface, quelque fois on a l'impression que la douleur s'estompe mais l'Amour que tu ressens au plus profond de toi pour Fiona sera toujours présent et prendra éternellement le dessus .
Et même si l'on est bien peu de chose et surtout grâce à cela, ma plus grande certitude est que la vie vaut vraiment le coup d'être vécu à chaque seconde bonne ou mauvaise.

Écrit par : Jean Christophe | 06/08/2013

Ton coeur restera toujours celui d'une maman Patricia et ce coeur aura toujours le manque de Fiona.
Oui comme le dit JC, la vie vaut la peine d'être vécue et ces moments de manque en font malheureusement partie intégrante.
Alors oui tu as le droit d'hurler, de pleurer, de rire, tu as tous les droits ma chérie et surtout le droit de ne pas vouloir que Fiona soit oubliée.
Je vous embrasse fort

Écrit par : marie garnier | 06/08/2013

Elle fait et fera toujours partie de tes tripes...
Hier, par une grande joie pourtant... J'étais un peu dans le même état que toi : une petite Manon est née à 8 heures...
Et ces "rencontres" avec chacun des 9 petits arrivés par ses frères, ont toutes un arrière goût de larmes... Et, mêlée à la joie, cette boule au ventre qui monte dans la gorge...
Mais (et c'est heureux !!!) la vie reste la plus forte, et nos enfants partis trop tôt font et feront toujours partie intégrante de cette vie !!!
Et, grâce à nos fées, ces moments de joie sont encore plus intenses !!!
OUI !!! Patoune : nous avons TOUS les droits ! Et nous leur devons bien de vivre pleinement !
Ni Fiona, ni Christelle n'accepteraient de nous voir "résignées" !
Bisous très tendres ma Patounette !

Écrit par : Daninette | 07/08/2013

sous le soleil de bretagne,
je ne peux pas concevoir la douleur que représente la perte d'un enfant, mais en tant que maman je connais cet amour infini,ce lien du sang mais surtout du coeur plus fort que tout....
cet amour qui donne des ailes, qui nous tient et nous soutient chaque jour dans ce que nous faisons et ce pour quoi nous avons envie de nous lever et d'avancer...et parfois de pleurer, de crier, d'hurler....
je ne peux sécher tes larmes patricia d'un coup de baguette magique, mais sache que moi je ne l'oublie pas TA princesse, que derrière chaque arc en ciel, c'est bien un rayon de soleil nommé Fiona que je vois, que les marguerites, les tournesols et les coquelicots me rappellent cette belle rencontre avec cette jeune fille merveilleuse qui m'a tant appris..... sincèrement,
gwladys.

Écrit par : moriceau | 07/08/2013

Les commentaires sont fermés.