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18/07/2013

22 ans

Je me suis relevée tout à l’heure, je n’arrivais pas à dormir.
Je suis sortie sur la terrasse, espérant que les nuages seraient partis pour me laisser voir les étoiles. Je me suis assise, j’ai basculé la tête bien en arrière pour regarder juste au-dessus de moi et, j’ai vu cette étoile scintiller bien plus que les autres. Il était minuit 15…
.

Minuit 15, l’heure de ta naissance, le 18 juillet 1991. Il y a 22 ans. J’avais 28 ans, le désir profond d’être maman, pleine d’espoir en la vie et pleine d’amour pour toi qui avait passé 9 mois, tranquillement, au chaud dans mon petit ventre rond. Pleine d’espoir pour ta vie qui ne pourrait être que bonheur.

C’était sans prévoir les aléas de la vie. Cette vie qui n’a pas été exactement celle que j’avais imaginé pour toi, ma main te caressant à travers mon ventre. Les années sont si vite passées, toutes plus remplies et plus riches les unes que les autres. Riches de bonheur, d’émotion, d’amour. Tellement d’amour.

Cet amour toujours aussi fort et intact, il est dans chacun des milliers de baisers que je vais venir te faire cette nuit mon cœur pour te souhaiter un bel anniversaire…

 

Attends, j’arrive…Il me suffit juste de fermer les yeux. Voilà, je suis là, avec toi.

 

 

11/07/2013

Mon Amour

Mon Amour,

Voilà presque 15 jours que nous sommes installés à St Quentin la Poterie, je ne sais pas si tu te rappelles de ce village près de Fontarèches. Nous avons loué notre maison comme tous les étés et avons fait nos bagages pour partir dans cette sympathique et chaleureuse maison de St Quentin. Samedi, nous changeons à nouveau de maison, toujours dans ce village de Potiers, et nous reviendrons là dans 15 jours pour les 4 semaines restantes. Il me tarde déjà de retrouver Fontarèches, notre maison, la piscine et…le calme. Mon chez moi. Notre chez nous.

Ces derniers jours, je suis allée avec Jean-Christophe fleurir ta tombe. Tu imagines le bonheur…Fleurir ta tombe, juste là, à côté. J’ai un peu de mal à y croire. Je me sens vidée d’un poids. Tu es là à présent, à Fontarèches, à quelques mètres de la maison. Je peux y aller quand je veux. Le jour, la nuit, n’importe quand. Je n’ai plus à programmer mes « visites » et à me morfondre de te savoir seule si loin. Même si j’imagine que tu es loin d’être seule et même si je sais que tu es loin d’être loin. Car si proche. Où que tu sois.

La semaine prochaine, c’est ton anniversaire. Tu auras 22 ans. Ah purée…j’aurais tant aimé te voir à cet âge, te parler, t’aimer encore autrement qu’à distance !! 22 ans. Nous viendrons avec un super gâteau d’anniversaire plein de bougies et du champagne. Nous viendrons tard, la nuit,  fêter ça avec toi.

Tu me manques tellement. Chaque jour, encore, toujours.

Même si je vis, tu me manques. Et je vis. J’aime, je ris, je profite, je vois, je regarde. Avec toute simplicité, sans aucune analyse car la vie est simple pour celui qui veut juste regarder et accepter. Accepter. Que tu ne sois plus là et que je continue à avoir mal. Accepter ce qui découle de ça. Accepter aussi les bonheurs qui viennent à moi, les belles choses, les belles personnes, les espoirs aussi.

J’ai rencontré la semaine dernière des nénettes comme toi. Deux jeunes filles, belles et pleines de ressources, pleines de lumière en elle. Des leçons de vie pour le restant de notre vie. Et je me suis vue dans leurs mamans. Une belle soirée. Tu étais là, je le sais, je t’ai sentie.

Jean-Christophe est retourné, chamboulé par toutes ces merveilleuses découvertes qu’est l’être humain. Tu le vois, je le sais. Il vit à travers son nouveau regard, un regard neuf sur le monde, sur la tolérance, la différence, l’amour inconditionnel, le pardon, le bonheur de vivre. Tout ce que j’ai appris grâce à toi.

Je te dis à bientôt mon Amour, ici, là-bas ou ailleurs. Maintenant, demain, ou après-demain. Avant, maintenant, plus tard…Toujours.

Et tu sais quoi ? Mais tu le sais déjà…Papa Pierre viendra te voir d’un coup de voiture avec Kim, aussi souvent qu’il le pourra. Ils ne sont as loin. Quel soulagement aussi pour lui que tu sois à Fontarèches. C’était vraiment vital pour nous.

 

Je t’aime.