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06/08/2012

Un beau texte sur le deuil

1 jours,1semaine,1mois, 6mois, 1 an, 2 ans, 5 ans, 10 ans, 20 ans même, nous séparent du départ de notre enfant et nous, parents en deuil, avons besoin des autres.

Bien que nous ne soyons pas faciles à vivre, nous aimerions rencontrer de la compréhension dans notre entourage ; nous avons besoin de soutien.
Nous aimerions que vous n'ayez pas de réserve à prononcer le nom de notre enfant mort, à nous parler de lui. Il a vécu, il est important encore pour nous ; nous avons besoin d'entendre son nom et de parler de lui ; alors, ne détournez pas la conversation. Cela nous serait doux, cela nous ferait sentir sa mystérieuse présence. Si nous sommes émus, que les larmes nous inondent le visage quand vous évoquez son souvenir, soyez sûr que ce n'est pas parce que vous nous avez blessé. C'est sa mort qui nous fait pleurer, il nous manque !
Merci à vous de nous avoir permis de pleurer, car, chaque fois, notre cœur guérit un peu plus. Nous aimerions que vous n'essayiez pas d'oublier notre enfant, d'en effacer le souvenir chez vous en éliminant sa photo, ses dessins et autres cadeaux qu'il vous a fait. Pour nous ce serait le faire mourir une seconde fois.

Être parent en deuil n'est pas contagieux ; ne vous éloignez pas de nous. Nous aimerions que vous sachiez que la perte d'un enfant est différente de toutes les autres pertes ; c'est la pire des tragédies. Ne la comparez pas à la perte d'un parent, d'un conjoint ou d'un animal. 

Ne comptez pas que dans un an nous serons guéris ; nous ne serons jamais, ni ex-mère, ni ex-père de notre enfant décédé, ni guéri. Nous apprendrons à survivre à sa mort et à revivre malgré ou avec son absence. Nous aurons des hauts et des bas. Ne croyez pas trop vite que notre deuil est fini ou au contraire que nous avons besoin de soins psychiatrique. Ne nous proposez ni médicaments ni alcool ; ce ne sont que des béquilles temporaires.
Le seul moyen de traverser un deuil, c'est de le vivre. Il faut accepter de souffrir avant de guérir. Nous espérons que vous admettrez nos réactions physiques dans le deuil.
Peut-être allons-nous prendre ou perdre un peu de poids, dormir comme une marmotte ou devenir insomniaques.
Le deuil rend vulnérable, sujet aux maladies et aux accidents. 

Sachez, aussi, que tout ce que nous faisons et que vous trouvez un peu fou est tout à fait normal pendant un deuil ; la dépression, la colère, la culpabilité, la frustration, le désespoir et la remise en question des croyances et des valeurs fondamentales sont des étapes du deuil d'un enfant. 
Essayez de nous accepter dans l'état où nous sommes momentanément sans vous froisser. 
Il est normal que la mort d'un enfant remette en question nos valeurs et nos croyances.
Laisse-nous remettre notre religion en question et retrouver une nouvelle harmonie avec celle-ci sans nous culpabiliser. 
Nous aimerions que vous compreniez que le deuil transforme une personne. 
Nous ne serons plus celle ou celui que noue étions avant la mort de notre enfant et nous ne le serons plus jamais.
Si vous attendez que nous redevenions comme avant vous serez toujours frustré. 
Nous devenons des personnes nouvelles avec de nouvelles valeurs, de nouveaux rêves, de nouvelles aspirations et de nouvelles croyances. Efforcez-vous de refaire connaissance avec nous ; peut-être nous apprécierez-vous de nouveau?
Le jour anniversaire de la naissance notre enfant et celui de son décès sont très difficiles à vivre pour nous, de même que les autres fêtes et les vacances. 
Nous aimerions qu'en ces occasions vous puissiez nous dire que vous pensez aussi à notre enfant. 

Quand nous sommes tranquille et réservés, sachez que souvent nous pensons à lui ; alors, ne vous efforcez pas de nous divertir. 

Les mots exacts pour le dire.
Ne me demandez pas si j'ai réussi à le surmonter, Je ne le surmonterai jamais.
Ne me dites pas qu'il est mieux là où il est maintenant, Il n'est pas ici auprès de moi.
Ne me dites pas qu'il ne souffre plus, Je n'ai toujours pas accepté qu'il ait dû souffrir. 
Ne me dites pas que vous savez ce que je ressens, A moins que vous aussi, vous ayez perdu un enfant. 
Ne me demandez pas de guérir, Le deuil n'est pas une maladie dont on peut se débarrasser.
Ne me dites pas "Au moins vous l'avez eu pendant tel nombre d'années", Selon vous, à quel âge votre enfant devrait-il mourir ? 
Ne me dites pas que Dieu n'inflige pas plus que ce que l'homme peut supporter. 
Dites-moi simplement que vous êtes désolés.
Dites-moi simplement que vous vous souvenez de mon enfant, si vous vous rappelez de lui. 
Laissez-moi simplement parler de mon enfant. 
Mentionnez le nom de mon enfant.
Laissez-moi simplement pleurer. 


"Rita Moran."

Commentaires

Patoune, j'ai beaucoup pensé à toi, à fiona mais aussi à mino et mickael , à toutes les amies qui auraient pu écrire ce texte si fort. Bisous pleins d'affection.

Écrit par : Marie-no | 06/08/2012

Quel beau texte et que de vérité je pense souvent à toi patriia et pense souvent à fiona, tout ce que je sais c'est quele aurait jemais du te quitter c'est injuste tu vis une tragique histoire et je t'admire pour avoir des fois autant de peps et est pres de toi en pensée quand tu pense à fiona car quand elle te manque et c'est NORMAL, ca me rends triste tout ce qu'il y a de plis normal que la perte d'un enfant comment s'en remettre ce n'est pas possible tu vis avec et tu fais pour le mieux bisous ma belle et ENORME PENSEE pour fiona

Écrit par : nathalie | 06/08/2012

tout est dit dans ce texte magnifique, je viens juste de finir de lire le livre de Michel Rostain "le fils", dans lequel cet homme de théatre évoque la mort brutale de son fils, et l'après, un livre touchant mais qui exprime aussi que l'on vit malgré tout avec cette douleur, on "survit", mais on n'oublie pas, jamais.
Parler de son enfant, quoi de plus normal, car il est toujours là, présent toujours.
et les proches et moins proches sont là aussi pour épauler, écouter, partager, évoquer, ces marques d'amour et d'amitié sont me semblent ils normales pour les parents.

Écrit par : laurence | 08/08/2012

merci.tout ce que tu écris c'est ce que je vis.je t'embrasse..

Écrit par : naik | 08/08/2012

Trés joli texte. Trés poignant.
Je ne vous connais pas, je vous envoie juste ce modeste message de soutien , je passe par ici de temps en temps , je suis un anonyme qui ne vous oublie pas et qui lit votre livre de souffrance mais surtout ..d'Amour.

Écrit par : Thierry | 14/08/2012

Merci Thierry pour ce petit message qui me touche beaucoup.

Écrit par : patricia | 14/08/2012

je link cette actualite sur sur mon billet dédie vu que c'est simplement un web site joli

Écrit par : assurance auto | 29/08/2012

J'ai envie de faire remarquer par cette remarque que je suis réjoui de la modération de ce site web. Pour une fois les commentaires ne sont pas dégradés par du spam de commentaires et on peut donc avoir une vraie discussion. Bravo au webmaster, c'est réconfortant.

Écrit par : régime dukan | 31/08/2012

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