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17/06/2012

Mes parents

Cette note pour mes parents.

 

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Pour les remercier de tout le bonheur qu’ils  nous ont apporté à mes trois sœurs, à mon frère et à moi même. Pour les remercier de nous avoir offert de solides bases pour nous construire et affronter les aléas de la vie. Pour les remercier de nous avoir donné un amour inconditionnel, de la tendresse, du réconfort. Autant de moments qui réchauffent encore nos cœurs des décennies plus tard.

Des instants forts qui semblent anodins mais qui, à nos âges adultes, nous apparaissent subitement et à juste titre comme un précieux cadeau. Car, tous les enfants de la terre n’ont pas la chance d’avoir ce que nous avons reçu : l’essentiel et plus encore.

J’ai tant de souvenirs, malgré mon jeune âge. De nos grandes tablées du soir, à nos vacances d’été en Normandie ou ailleurs, de nos soirées devant « Maritie et Gilbert Carpentier » à nos rires devant les blagues de mon père, titi parisien à l’allure de Gabin. Je garde aussi secrètement comme un trésor, les instants privilégiés et de complicité avec ma mère, de nos emplettes à la « Samaritaine » aux visites des musées Parisiens, en passant par ce livre de recettes Tupperware, témoins de mes premiers pas d’aide cuisinière.  De tous ces instants je garde ce sentiment de joie qui était en moi et cette sensation de sécurité dans ce cocon rassurant.

Pas un jour, ma mère n’a oublié le petit coucou matinal derrière la fenêtre lorsque je partais à l’école, à pieds à travers les rues de Paris. J’arrivais au bout de notre rue, je me retournais et nous échangions alors notre signe de mains. Pas un soir, elle n’est pas venue me « border » avant que je m’endorme. Des rituels qui nous ont tous rassurés mes sœurs et mon frère et nous ont permis de grandir sereinement.

Nous n’étions pas riches d’argent mais d’amour…

A toi, mon père, parti bien trop tôt, si jeune, je mêle tous mes merveilleux souvenirs à mes plus tendres baisers que je t’envoie au-delà des nuages : bonne fête papa !

Et à toi maman, qui traverse si bien les années malgré les aléas de la vie, n’oublie jamais que je t’aime.

12/06/2012

L'important c'est...

Quand j’étais petite et que je parlais de l'an 2000 avec mes camarades d’école, je poussais des petits gloussements « oh lala, je serai vieille…37 ans !! »

Et voilà qu’aujourd’hui je suis hyper hyper vieille…12 ans de plus que 37 ans !! Pourtant je me revois encore à cet instant précis dans cette cour de l’école du Sacré cœur près de l’Avenue de St Ouen (clin d’œil à mes « vieilles » amies), comptant sur mes doigts pour calculer mon âge en 2000. C’était hier. Juste hier.

Il s’est passé tant de choses entre temps, tant de virages, de lignes droites paisibles, de dérapages, de freinages, de tôles froissées  aussi. J’ai vu tant de paysages défiler, de beaux paysages.  J’ai certainement du actionner par erreur la manette « téléportation » car je me retrouve subitement à aujourd’hui. Je n’ai pas tout compris et je trouve quand même prématuré et injuste de me retrouver à la veille des mes 50 balais alors que j’ai l’impression d’être restée à mes 38 !

Alors ce matin, j’ai tapé sur google  (ben oui tout le monde le sait… je suis une googleuse) :  

« 50 ans chez la femme ».  

Je vous vois tous me dire « mais tu n’as pas 50 ans ! ». Je le sais puisque j’en ai 38, mais je suis curieuse et je voulais juste voir ce qu’il pouvait se dire sur cette espèce de femmes en voix de reproduction (en tout cas autour de moi). Hé bien, je vous déconseille fortement de faire la curieuse sur google…Non, le ciel bleu risquerait de devenir gris et le soleil de fondre en pluie. Enfin, je vous mets quand même le lien au cas où vous vouliez anticiper.
J’ai regardé les grands titres et j’ai cliqué fermement sur la croix en haut à droite…Ouf !! Hors de ma vue !  

Et puis, m’est venue l’idée de taper « 50 ans chez l’homme »

J’ai regardé les grands titres qui m’ont largement satisfaite sur la parité. Donc je ne suis pas allée plus loin au risque de voir cette parité s’envoler.

Et, pour finir, maintenant que je viens d’écrire et de lire toutes ces âneries, (oui je vous rassure il s’agit bien de bêtises, j'ai 49 ans je le sais, sous mes cheveux blonds se cachent mes cheveux blancs et quand il pleut je commence à avoir mal à mes articulations),  je me dis peu importe d’avoir  largement dépassé la moitié de ma vie, car c’est bien ça qui me soucie le plus... l’important ce sont les rêves qui m’animent.

« Etre vieux, c’est cesser d’avoir des rêves. Pis, ça arrive à tout âge. »