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25/04/2012

Une page se tourne

 

Vous allez me dire… »Quoi ? Encore une ? » ou bien « Elle fait partie de quelle livre cette page ? De quelle livre posé sur quelle étagère ? ».

Cette page est celle d’un livre sans un brin de poussière, vous savez ces fameux livres que je ressors volontiers de l’étagère pour m’y replonger.Pour ceux qui n’ont pas tout compris c’est ici

http://www.mesyeuxetmamainpourledire.com/archive/2011/12/...

L’histoire du livre : Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants, ainsi qu’une maison et un chien. Heu, non…Pas de chien, merci. Ni beaucoup d’enfants. Juste un enfant, qu’ils n’eurent pas ensemble mais c’est tout comme.
Fiona, vous l’auriez deviné !

Ils eurent une belle maison pleine de vie. Une maison bien adaptée où leur princesse se sentait à son aise. Et puis, la princesse, la fée clochette, la libellule, la belette…s'en est allée un beau matin.

Il ne restait plus que la maison…vide. Vide, vide, vide. Et pour se reconstruire, il faut parfois changer de vie.

Un an plus tard, à la vente de la maison, j’achète un appartement à St Germain en Laye. Un beau petit appartement, face au château (tant qu’à faire) où je vais me sentir bien. Je bouge beaucoup à l’époque, entre Fontarèches où je ne vis pas encore, l’appart de St Germain en Laye et, Bruxelles où j’ai rencontré un Sérial Killer ;). A ce moment là personne n’arrive à me suivre, j’ai sans cesse ma valise à la main et j’ai davantage la sensation de me détruire que de me reconstruire. Mon petit appart me sert à me poser, à réfléchir, à pleurer, à crier en silence, à essayer de survivre, à penser à mon projet de gîte. Et puis, tout se bouscule. Je tombe sous le charme d’une ancienne magnanerie dans le Gard, pas très loin de Fontarèches, je lance mon projet, je quitte Bruxelles, je rencontre JC et je finis par revendre mon appartement de St Germain à mon Pierrot, le beau papa de Fiona. Qui lui, à son tour, va vivre quelques années dedans, proche de notre ancienne vie. Proche de Fiona.

Pffff…Une histoire d’appart dont vous ne comprenez peut être rien. Pourtant cet appart a été une transition. Pour moi, pour Pierre. Un endroit où Fiona n’était jamais loin. Où notre passé ressurgissait. Sur chaque pavé de St Germain en Laye, Fiona avait roulé avec son fauteuil. Dans chaque boutique elle était rentrée. Chaque immeuble, elle l'avait vu. St Ger, c’était notre vie.

Pierre vit dans le sud à présent, à Cannes, il est Directeur d’un ESAT du côté de Grasse et a décidé de revendre cet appartement de St Ger. Dans quelques jours la signature se fera. Ce petit appartement de 50 m², où Fiona n’est jamais allée, mais où flotte encore son parfum, sera vendu.

Aujourd’hui, le hasard a voulu, que j’ai eu une grosse envie de ménage à fond, de rangement, de « je jette tout » ! Les feutres de Fiona que je gardais précieusement  de côté depuis 4 ans avec le petit scotch qui lui collait au doigt sont partis dans le sac poubelle. Tant qu’à faire, j’ai jeté plein d’autres choses…

Une page se tourne. Pas celle de Fiona, qui ne se tournera jamais, car j’ai été maman une fois dans ma vie et je le serai à VIE. Mon Amour est………………….sans limite, sans borne, sans espace, sans temps. Juste immense, pour toujours.

Mais une page se tourne. Celle de ce petit appart de St Ger, où j’ai refait le monde toute seule, où j’ai espéré, où j’ai pleuré, où j’ai décidé de changer de vie…Ciao, petit appart ! 

 

 

 

 

15/04/2012

Des instants qui ne s’effaceront pas

Il y a des instants qui ne s’effaceront pas et, même si Madame la vie décide de tout cruellement, sans prévenir, sans  pitié, elle ne peut nous prendre notre mémoire, le contenu de notre cœur et la vie qui reste en chacun de nous, même après notre départ…Oui, il y a des instants qui ne s’effaceront pas.

Des gestes de tendresse et de réconfort, des sourires, des confidences, des rires à gorges déployées, des discussions, des regards complices, des mots. Rien ne s’effacera, où que tu t’en aille Cécile.

Pour toi, cette belle chanson, sur laquelle je t’imagine sans mal t’imprégner et  te laisser bercer,   les yeux clos, au rythme des instruments et des voix, comme je t’ai vu souvent le faire.

Tu vas tant nous manquer.