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31/12/2011

Je tourne la dernière page de 2011...

...comme un livre que l’on referme avant de le poser délicatement sur une étagère à côté des autres. 

Il restera quelques temps le livre de souvenirs précis, celui que l’on regarde en passant, celui dont on parle volontiers, et que l’on conseille aux amis en leur expliquant des détails essentiels. Et puis, il deviendra au même titre que les autres, un livre parmi tant d’autres, recouvert de poussière, juste là pour nous rappeler de temps en temps son existence et nous permettre de nous y replonger avec bonheur ou effroi.  Au fil du temps, nous le confondrons avec ses voisins, nous nous demanderons si tel évènement ou personnage ne fait pas plutôt partie d’un ouvrage précédent. Nous le chercherons sur l’étagère pour s’en assurer mais le souvenir nous aura tant échappé que nous n’arriverons pas à le différencier des autres.

Et un beau jour, il ira retrouver les vieux bouquins usés dans un carton du grenier, ceux dont l’encre s’est effacée et qui ont perdu un peu de leur saveur.  Ceux qui n’appartiennent qu’au passé oublié, au temps révolu, à une autre personne qui ne nous ressemble plus.

Car en définitive il sera loin de rivaliser avec certains livres, vous savez nos préférés, ceux qui nous ont tant fait rire ou pleurer, ceux qui nous ont mis le cœur sens dessus dessous, ceux qui nous ont fait frémir, nous ont submergés d'une joie profonde et que nous ne cessons de rouvrir à une page précise,  pour y chercher du réconfort ou un plongeon plus profond dans notre chagrin. Ceux que nous bichonnons, dépoussiérons, admirons avec nostalgie, les seuls que l’on persiste à laisser sur l’étagère, comme s’ils étaient uniques et renfermaient en eux seuls toute notre histoire.

LIVRE VIE.jpg

Voilà, je m’apprête à ouvrir la page de mon prochain livre et je compte bien puiser dans sa lecture toute l’énergie et la joie qui feront de lui un best seller. Mon best seller.

En attendant, je vous souhaite à tous de terminer votre ouvrage comme il se doit, dans la bonne humeur et dans l’optimisme. Le prochain n’en sera que meilleur.

26/12/2011

Le jour se lève et les ombres s'enfuient

(Texte envoyé par une amie)

 

Ami,

Il n’y a rien de ce que je pourrais vous offrir que vous ne possédiez déjà, mais il y a beaucoup de choses que je ne puis vous donner et que vous pouvez prendre.
Le ciel ne peut descendre jusqu’à nous, à moins que notre cœur n’y trouve aujourd’hui même son repos. Prenez donc le Ciel.

Il n’existe pas de paix dans l’avenir qui ne soit cachée dans ce court moment présent. Prenez donc la Paix.

L’obscurité du monde n’est qu’une ombre. Derrière elle, et cependant à notre portée, se trouve la joie. Il y a dans cette obscurité une splendeur et une joie ineffables si nous pouvions seulement les voir.
Et pour voir, vous n’avez qu’à regarder. Je vous prie donc de regarder.

La vie est généreuse donatrice, mais nous, qui jugeons ses dons d’après l’apparence, nous les rejetons, les trouvant laids ou pesant, ou durs.
Enlevons cette enveloppe et nous trouverons au-dessous d’elle une vivante splendeur, tissée d’amour par la sagesse, avec d’abondants pouvoirs.
Accueillez-la, saisissez-la et vous toucherez la main de l’ange qui vous l’apporte.

Dans chaque chose que nous appelons une épreuve, un chagrin ou un devoir, se trouve, croyez-moi, la main de l’ange ;
le don est là, ainsi que la merveille d’une présence adombrante.

De même pour nos joies : ne vous en contentez pas en tant que joies, elles aussi cachent des dons divins.

La vie est tellement emplie de sens et de propos, tellement pleines de beautés au-dessous de son enveloppe, que vous apercevrez que la terre ne fait que recouvrir votre ciel.
Courage donc pour le réclamer.

C’est tout. Mais vous avez du courage et vous savez que nous sommes ensemble des pèlerins qui, à travers des pays inconnus, se dirigent vers leur patrie.

Ainsi, en ce jour de Noël, je vous salue, non pas exactement à la manière dont le monde envoie ses salutations, mais avec la prière : que pour vous, maintenant et à jamais, le jour se lève et les ombres s’enfuient.

(Fra Angelico da Fiesole)

02/12/2011

Mon Amie

Je suis tombée aujourd’hui sur un petit mot que Fiona, 5 jours avant son décès, avait écrit à une amie très chère à mon cœur.

« On a le corps fragile toutes les deux. Notre santé fragile est notre faiblesse mais notre cœur reste fort. »

Ce petit mot retrouvé là par hasard dans un calepin, m'a transportée quelques années en arrière.

Un après midi de l’hiver 2005. Nous avions rendez-vous dans une petite brasserie du Boulevard Raymond Poincaré à Garches, non loin de l’hôpital. Nous ne nous étions jamais vues, nous avions juste échangé quelques mails professionnels mais dont la teneur en disait long sur l’humour de cette grande dame :)

Je suis rentrée dans ce troquet un peu glauque que je connaissais depuis des années, l’hôpital de Garches faisant partie intégrante de la vie de ma fille et, juste à l’entrée, elle était attablée devant une assiette de steak frites (très grande assiette de steak frites…) en pleine discussion avec son associée-amie.

Elle a tourné la tête vers moi et m’a fait un de ses grands sourires que je lui connais si bien à présent.

En sept ans, l’une et l’autre sommes passées par toutes les étapes d’un drôle de chemin de vie…Nous avons connu tant de joie, de bonheur, de tristesse, de chagrin, de détresse, de rires, de pleurs, de fous rires, de délires, de déceptions. Nous avons partagé tant de discussions profondes, de questionnements, de remises en question, de confidences, d’Amitié avec un grand A.

Aujourd’hui j’ai envie de te dire merci à toi Marie de continuer à partager tant d’émotions et de joie avec moi. Merci d’exister et d’être tout simplement celle que tu es.

Et comme ne le dit pas Paola…Ze t’M.

Bzzzzzzzzzzzzzzz ! Mince j’ai perdu ma boule Quiès en vol ! :)

16:22 Publié dans Bonheur | Tags : amitié, marie | Lien permanent | Commentaires (7)