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15/01/2011

Une fin d'après midi

Il est bientôt 18h et le soleil disparait lentement à l’horizon.

Je me sens pensive aujourd’hui, un brin de bonheur au fond de moi, une humeur joyeuse.

De bien belles journées, des déjeuners sur la terrasse, des couchers et des levers de soleil flamboyants, des sons clairs comme au printemps, un herbe si verte, des abeilles bourdonnantes  qui nous font croire que c’est l’été, les clochettes des moutons qui passent devant la maison, l’église qui sonne l’heure. Tous ces bruits familiers qui sont devenus mes repères, toutes ces images que j’aime, ces échos lointains qui me font du bien.

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Je ne me vois plus vivre sans cette nature débordante autour de moi, sans ces chemins de randonnées où l’on est seul, sans cette lumineuse lumière en toute saison, sans ces rayons qui chauffent même en hiver, sans cet odeur de feu de bois, sans cette maison chaleureuse dans laquelle je vis et qui me raconte le passé, le présent et l’avenir.

 

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J’apprécie ces instants posés là, devant moi. J’apprécie ces avants printemps où le meilleur reste à venir. J’apprécie mes pensées moins douloureuses et mes idées claires.

J’aime sa présence continuelle qui m’accompagne chaque jour, où que je sois.

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Tableau de Desolko

Pour vos vacances

 

Imaginez une grande maison en pierres, avec tout le confort, des pièces spacieuses et décorées avec soin, des terrasses par ci par là pour se reposer en toute intimité, une grande cour fermée avec piscine, des vôutes pour s'abriter du soleil, un village tranquille proche de grandes villes.

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Vous êtes à "l'Autre Maison"...tout simplement.

www.gites-gard-lautremaison.com

A bientôt

08/01/2011

En réponse à vos commentaires

Bonjour à tous,

Je suis d'accord avec les commentaires de chacun. Ceci dit, pour ceux qui n'ont pas regardé ces infos ou potassé quelques articles à ce sujet ou pour ceux qui ne le savent pas tout simplement, sachez que ce cas n'est malheureusement pas isolé.

L'acte en lui-même me choque certes mais comme tout le monde je peux comprendre la difficulté que certains parents ont à vivre avec le lourd handicap de leur enfant. Comprendre la difficulté à faire face mais en aucun cas le passage à un acte irréparable.

Pour moi c’est irréel.  Personne n'a le droit d'ôter la vie à quelqu’un. Et personne n'a le droit de légitimer un tel acte. Et pourtant, c'est ce qu'il se passe actuellement, dans notre société du XXI siècle. Nous sommes en train de légitimer hypocritement des actes répréhensibles.

J’ai été maman pendant 16 ans 1/2 d’une enfant dite « polyhandicapée ». En réalité « IMC lourdement handicapée et aphasique » dans un langage plus exact et moins général. Le terme « polyhandicap » pourrait être un débat à part entière…Je l'ai déjà fait en 2008 là http://www.mesyeuxetmamainpourledire.com/tag/polyhandicap

Bref, comme pour  tout parent, la souffrance de ma fille a été difficile à vivre.
Son parcours en quelques lignes
http://www.mesyeuxetmamainpourledire.com/about.html

Quand elle était tout bébé, un jour durant sa sieste, il m’est passé par la tête le souhait qu’elle ne se réveille pas…Juste une pensée furtive de quelques secondes. La peur de l’avenir.  Et elle s’est réveillée, comme chaque jour. Et notre vie s’est poursuivie. Et même si rien n’a été simple dans cette courte vie, tout a été bonheur. Et je revivrais ces 16 ans multipliés à l’infini si je le pouvais.

Ce que je voudrais dire dans cette note, c’est que chaque enfant, chaque adulte dont le handicap est excessivement lourd, a des émotions, des réflexions intérieures qui lui sont propres, des sentiments, des désirs. Ce n’est pas parce qu’il ne parle pas, parce qu’il ne voit pas parfois et parce qu’il ne bouge pas comme chacun de nous, qu’il ne pense pas. C’est un être humain.

J’imagine la pensée de la gamine quand son père l’a étouffée…ou la pensée de ces autres enfants « polyhandicapés » qui comme elles ont été « supprimés » par les mains de leurs parents, ou encore celle de la jeune femme de 20 ans qui a failli y passer il y a encore quelques jours car sa mère a tenté de la tuer également (cliquez sur le lien) ou la pensée de ces jeunes filles handicapées mentales qui se font violer ou agresser.

Des situations loin d’être des cas isolés. Mais toujours des peines dérisoires ou simplement symboliques. Comme le dit si bien Marie  « le handicap est une circonstance atténuante ».

Et qu’en est-il des enfants mineurs violents, meurtriers, drogués, caractériels dont les parents sont à bout, des parents responsables par la loi des actes de leurs enfants, des parents fatigués, épuisés, impuissants…Que leur arrive-t-il le jour où ils craquent et tuent leur enfant ?

Et qu’en est-il de tout être humain qui pète un câble et commet l’irréparable sur un proche ou un inconnu ?

J’ai travaillé dans le social et des situations extrêmes, des situations effroyables, j’en ai vu tant en dehors du handicap !

Personnellement, j’en ai marre d’entendre  que le handicap est une vraie misère pour les parents. A écouter les médias, à écouter certaines associations, c’est carrément l’enfer que d’être parent d’un enfant en situation de handicap. C’est certainement le cas pour certains étant donné ce que l’on entend. Mais est-ce une raison pour excuser, pour légitimer, pour  plaindre ?
Derrière chaque acte de ce genre, il y a un être fragile sans défense. C’est inexcusable.

Une autre réflexion sur ce sujet délicat sur le blog de Marie Garnier (cliquez sur son nom) auteur du "Nid des Papillons".


Bon week-end à tous