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22/10/2010

Week-end Normand

Un Week-end Normand, dans le Cotentin. Une côte sauvage, souvent balayée par les vents où nous nous sommes laissés porter par  la magie des paysages. Nous avons marché des heures durant, nous avons respiré à pleins poumons, nous avons ouverts grands nos yeux, nous avons regardé et entendu, nous avons vu et écouté et nous avons réussi à arrêter le temps à certains instants.

JC tel un enfant émerveillé à découvert l’océan. Lui, l’enfant du midi, s’est laissé envahir par l’atmosphère particulière des lieux. Une bien belle découverte pour lui pendant que de villages en villages, je me remémorais en silence, des instants de ma vie, des vacances en famille. Un passé où mon père était encore là, bien vivant, où je n’avais que 12 ans. Tout paraissait simple alors.

La fin de ce week-end prolongé nous a amenés sur les traces d’un autre passé. Entourés de familles Américaines, nous nous sommes « promenés » dans ce douloureux passé et j’avoue n’avoir pris réellement conscience qu’à cet instant de l’intensité de cette horreur. La guerre. Qui malheureusement en suit et en précède bien d’autres…

 

 
Week-end Normand
envoyé par Patiefio. - Voyage et découverte en vidéo.

20:47 Publié dans Bonheur | Tags : cotentin, enfance, plage | Lien permanent | Commentaires (5)

10/10/2010

Mes dimanches soirs

Le dimanche soir, c’était plein de choses et rien à la fois.
C’était un bon bain, de la musique, un massage.
Fiona adorait.
Le dimanche soir, c’était le mot dans son cahier pour raconter le week-end.
Un musée, une ballade en forêt, du lèche vitrine à Parly II, des jeux de sociétés, une soirée en famille ou entre amis, un séjour à la campagne, Fiona avait toujours plein de choses à raconter.
Le dimanche soir, nous parlions avec le clavier, comme d’autres soirs.
Le dimanche soir c’était l’organisation de la semaine. Un rituel.

J’aimais mais je me disais aussi que je vivais dans une prison dorée…J’étouffais parfois, je voulais autre chose, davantage de temps pour moi. J’ai la franchise de le dire aujourd’hui. La tristesse aussi de me dire j’ai pu penser ça.

Aujourd’hui, ces dimanches soirs me manquent. Un dimanche soir sans enfant, n’a plus le même sens. C’est comme un noël entre adultes…Il manque l’essentiel.

Et Fiona me manque. Chaque jour j’avance, je gravis cette montagne, seule. Je suis seule sans ma fille. Seule, face à mes peurs et mes angoisses. Face à ce manque que son départ a installé en moi. Rien n’y fait.

Les mois passant, je suis devenue lucide. Lucide de ce chagrin, de la vie, du temps qui ne guérira rien. Je suis devenue lucide sur le monde qui m’entoure. Lucide de mes aspirations, de ce qu’il reste, de ce que je dois entreprendre. Lucide du chemin que je dois emprunter, où je dois aller. Lucide de ce qui ne m’intéresse plus.

Je suis lucide. C’est énorme. Triste et lucide. Joyeuse et lucide. Quoi qu’il se passe autour de moi ou dans ma vie, je garde cette lucidité qui fait de moi un être peut être plus en recul mais tellement plus attentif. Attentif, oui. Je m’ouvre comme jamais. Sachez le, quoique vous pensez.

Je suis née un jour sans savoir ce que serait ma vie. Comme chacun. Je me revois à quatre an dessiner le petit prince sur des carreaux de céramique, dans une école mixte valides-invalides, entourée de ces enfants extraordinaires. Je me revois, sous le choc, dans un centre pour adultes handicapés mentaux, venant voir ma cousine, éducatrice à l’Arche. Je me revois ensuite, en maison de repos, à 14 ans, suite à une intervention des pieds, me prendre d’amitié pour un jeune trisomique. Je me revois, à 28 ans, dans cette région des Yvelines, près de l’hôpital de Garches, enceinte jusqu’aux dents, me  disant que toutes ces personnes en fauteuil roulant dans le coin allaient me foutre la poisse. Je me revois juste après, avec mon bébé différent dans les bras. Pas de bol ! Quelle richesse. J’en veux encore !!!

Mon bébé, devenu belle ado au doux caractère bien trempé, me manque. Et mes dimanches soirs ne sont plus les mêmes. Ils ne seront plus jamais les mêmes

Et vous, vos dimanches soirs ? Comment les aimez vous ?

22:13 Publié dans Tristesse | Tags : différent, lucide | Lien permanent | Commentaires (9)

06/10/2010

Mes nuits

Mes nuits m’épuisent.

Mes nuits sont envahies de cauchemars et de paralysie du sommeil (en langage médical paralysie hypnagogique hypnopompique).

Des cauchemars mettant systématiquement Fiona en scène. Cette nuit, elle était sur le siège passager avant de la voiture et s’aspirait seule avec une sonde. A chaque aspiration elle s’étouffait, toussait et tournait vers moi un regard paniqué. J’avais peur de la perdre, qu’elle s’étouffe définitivement, qu’elle ne puisse plus respirer.

L’autre nuit, elle se noyait. Ces cauchemars sont toujours effroyables. Je me réveille et j’ai peur de me rendormir.

Et les nuits où je n’ai pas de cauchemars, je me réveille presque toutes les heures. Et souvent, je vis un phénomène terrifiant que je connaissais bien étant ado, la paralysie du sommeil. Elle se produit en phase d’endormissement ou en phase de réveil. Ne plus pouvoir bouger, ni parler, ni crier. Etre étendue sur le lit, sans pouvoir remuer ne serait ce qu’un doigt de pied. Essayer de crier pour demander de l’aide, ou essayer de bouger une main…Impossible. J’ai la sensation alors que ça dure plus de 5 minutes. Or, il parait que ces phénomènes ne durent que quelques minutes. Une fois sortie de cette horrible « immobilité », j’ai trop peur de me rendormir.

Et vous, vos nuits sont elles belles ?