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  • Maman

    Troisième fête des mères sans Fiona.
    C'est étrange une fête des mamans sans enfant. Le vide immense s'installe.
    Reste qu'il s'agit aussi de la fête de ma maman et je sais qu'elle sera entourée de la plupart de ses enfants, et qu'à distance mes pensées seront également avec eux.

    Je vois Fiona, d'où elle est, avec son plus beau sourire éblouissant rien que pour moi. Pour la maman que j'ai été, pour la maman que je suis encore. Car, même si elle n'est plus là, même si je n'ai plus d'enfant à chérir, je suis toujours cette maman aimante. Et je sais qu'elle ne l'a pas oublié...

    Aujourd'hui, je pense à une maman, dont le fils est parti hier. Une étoile de plus dans le ciel. Toutes mes pensées affectueuses pour cette maman et sa famille.

    Et une belle pensée toute tendre pour Isa et Maryse. 

     

     

     

  • Superbe week-end

    Ma petite mère est venue passer quelques jours à Fontarèches et faire la connaissance de Jean-Christophe.
    Détente, ballade, soleil, piscine, Anduze, découverte de la corniche des Cévennes, visite de petits villages Gardois, Uzès le soir.

    Un agréable moment passé à trois.

      

     

     

  • Quelques mots d'Isa

    Isa, c'est la maman de Jules, parti rejoindre Fiona le 15 janvier 2010.
    Isa, c'est ma petite soeur de coeur que j'aime très fort.
    Elle a écrit une note sur son blog qui me va droit au coeur. Parce que je la partage profondément.

    Je vous offre ses quelques lignes

    "Comment tu fais pour être comme ça Isa ?

    Rien n'est dénué de sens, la vie, la mort, nos joies, nos peines.
    Il suffit de rebondir sur chaque épreuve que la vie nous impose.
    Nous ne vivons rien par hasard, il faut simplement se servir de se qui nous arrive,
    Pour en tirer une leçon et vouloir y trouver une utilité, une façon différente de voir les choses
    Vouloir apporter aux autres cette nouvelle connaissance imposée.
    C'est ce que je me suis dis en vivant le handicap et en créant l'association Handi pouce
    Aujourd'hui il me semble que c'est une page qui commence à se tourner, « associativement » j'ai montré le chemin, j'ai guidé, j'ai prouvé que malgré le handicap nous pouvions avancer, vivre pleinement et être heureux.
    Je crois avoir été le bon exemple en vu du handicap qu'avait Jules, et cet amour qui n'avait aucune frontière aucune limite entre lui et moi. C'est lui à présent qui me guide dans mes choix, dans ma façon d'avancer.
    Aujourd'hui, j'ai encore à faire dans l'accompagnement du deuil.
    Ceci ne me pose pas de problème, j'avais déjà au par avant un rapport avec la mort qui ne me gênait pas, aujourd'hui j'ai un rapport encore plus détacher, puisque je sais, puisque je pense que la mort n'est rien, juste un passage vers une autre vie. Ce n'est qu'une fin provisoire des êtres aimés pour nous, les vivants, en attendant de faire notre temps ici bas. Il suffit d'attendre son tour.
    La vie est tracée, c'est ainsi, nous avons chacun des missions, plus ou moins importante en fonction de nos personnalités et de la possibilité à rebondir.

    Non, je ne fais pas partie d'une secte, il s'agit la simplement d'une façon de pensée, MA façon de pensée et ma philosophie de vie.

    Je dédie ce texte à Maryse, Patounette et Marie
    Bon dimanche à tous"

  • Il n'y aura plus qu'à...

     

    Cela fera un mois demain que j’ai quitté définitivement Saint Germain en Laye

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    pour m’installer ici à Fontarèches,

     

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    petit village situé à 13km d’Uzès, à 38 km de Nimes,  44km d’Avignon, 90km de Montpellier (j’adore, j’adore, j’adooooore !), 420 km de Barcelone (je vais adorer !!) et 2h40 de TGV de Paris.
    De quoi voir venir en matière de découvertes culturelles et autres week-ends sympathiques.

    Donc, voici un mois que je suis une Fontaréchoise. Je prends mes marques, j’ai réaménagé ma maison avec mes meubles parisiens, je m’y sens bien et j’envisage quelques travaux dès cet été. Cette maison, c’est Fiona qui l’a choisie, je la revois encore le sourire jusqu’aux oreilles lorsque nous sommes venus la visiter il y a 3 ans.

    Pour le moment il fait doux vivre ici. Il fait un temps splendide et la météo annonce une semaine prochaine estivale avec des températures frôlant les 30°. De quoi profiter de la piscine le soir et de dîner dehors. La vie dans le sud est agréable pour cela.
    L’hiver, j’y ai gouté un peu… c’est autre chose. Mais là, nous aviserons (Montpellier, Paris, Paris, Montpellier et un grand voyage en perspective…).

    Ma vie est ici à présent. Je m’y adapte peu à peu, le plus sereinement possible, sans me projeter dans un avenir trop lointain que je ne connais pas. Mes amis et ma famille sont pour la plupart à Paris. L’éloignement me pèse certains jours. Je me sens malgré tout heureuse. Heureuse de cette nouvelle vie et fière de mon courage et de ma détermination.

    Changer de vie demande beaucoup de volonté et de réflexion. Il faut savoir peser le pour et le contre et se sentir psychologiquement en mesure d’assumer ce bouleversement. Changer de vie, ce n’est pas seulement changer de lieu, c’est tout recommencer. C’est s’adapter à un autre environnement, à de nouvelles personnes, à un nouveau rythme de vie et dans mon cas à un nouveau projet que je qualifie d’envergure. Seule dans ce projet. Alors oui, je suis assez fière d’avoir eu le cran de le faire. Maintenant rien n’est acquis, il faut vouloir atteindre le but. Et l’énergie pour, je crois bien l’avoir ! Un ange veille, mon moteur…

    Dans cette nouvelle vie, je suis tendrement accompagnée par JC. Une rencontre évidente. Et comme nous sommes deux personnes curieuses, aimant la vie et le mouvement, des petits projets culturels et de voyages, nous en avons quelques uns à venir. En dehors de nos déplacements à Paris (le prochain, le 12 juin pour voir Muse au stade de France et ensuite début août pour une semaine) nous partons le 3 juillet pour une dizaine de jours dans le Péloponnèse. Ensuite nous ferons un saut de quelques jours à Barcelone afin qu’il me fasse découvrir cette belle citée. Et dès que l’envie de ville ou de plage se fait sentir, Montpellier n’est qu’à 1h15 de voiture…

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    Ainsi rassasiée, je pourrais attaquer la dernière phase de mon projet en septembre. Les derniers travaux et la concrétisation de mes « idées ». Alors, il n’y aura plus qu’à…

    ...poursuivre ma vie où le vent nous portera.



     

     

     

     

  • Infinie tendresse

    Je suis allée sur le blog d’une amie bloggeuse que je ne connais qu’à travers ses écrits et les petits morceaux de sa vie qu’elle nous fait partager. Cette maman souffre face à la souffrance de son fils, souffre de son isolement et du manque d’attention de la part de son entourage à leur égard. Sa vie n’est pas « rose » depuis quelques temps…Cette maman a un caractère entier qui lui fait dire les choses telles qu’elle les ressent et personnellement je trouve ça très bien.

    L’amitié est en ligne de mire dans ses propos. Je pense que nous sommes nombreuses dans ce genre de situation similaire à nous sentir seule face à la souffrance de notre enfant. A tort ou à raison. Je pense aussi que l’amitié n’est pas juste un sentiment ressenti à la légère. L’amitié c’est bien plus que ça, plus profond. L’amitié est inconditionnelle. Quoiqu’il se passe dans la vie de l’autre, quoiqu’il se fasse, quelques soient les pensées divergentes. L’amitié est inconditionnelle et intemporelle.

    En lisant la note de cette maman sur son blog, je me suis retrouvée quelques années en arrière, doutant de la sincérité des gens pour Fiona.
    Pourtant, je sais qu’il est difficile parfois d’avoir le mot juste, au bon moment et que cela n’a rien à voir avec les sentiments. Je sais aussi que chacun porte sa croix et ce qui peut sembler léger pour soi ne l’est pas pour l’autre. Nous affrontons tous, à notre manière et  en fonction de nos capacités, les aléas parfois douloureux de la vie. Comme nous sommes tous différents face au bonheur. Le bonheur dans lequel intervient une nouvelle fois l’amitié. Qui n’a pas ressenti cette joie profonde face au bonheur d’une personne aimée ?

    En prenant de l’âge on se pose des questions sur le sens de la vie et notamment sur l’amitié. Sur la sincérité et l’intégrité. Ces questionnements permettent d’avancer dans le bon sens. Et soulever certains doutes libère. Ces deux dernières années, j’ai vu, ressenti, reçu. L’amitié, l’amour de ma famille, de mes quelques ami(e)s et des ami(e)s de Fiona. De mes deux amies aussi, notre trio de mamans…Elles se reconnaitront. Sans toute cette amitié, cet amour, je ne sais où j’en serais à ce jour…Je serai toujours là pour vous tous.

    Hier soir, suite à ma précédente note « Souvenirs d’un autre temps », j’ai reçu un mail avec la photo souriante d’une amie d’enfance, où était simplement écrit « voilà un visage pour mettre sur mes mots ». Car point besoin de véritables mots pour dire à l’autre qu’on est là.  L’amitié traverse le temps, traverse les vies de chacun, les déboires, les bonheurs, les pleurs, les rires. L’amitié c’est être simplement présent avec dans le coeur une infinie tendresse. Etre là, tout près, même de loin.

    Pour toi Nath, cette chanson


    podcast

  • Souvenirs d'un autre temps

    Je me suis plongée dans les cartons de photos. Je n’y avais pas remis la main depuis le lendemain des obsèques de Fiona. Je pense que ma jeune sœur Sophie s’en souvient encore. Nous avions passé une partie de l’après-midi à regarder toutes ces photos anciennes, récentes, des bouts de vie, en riant comme deux folles et en versant quelques larmes…C’était il y a un peu plus de deux ans.

    J’ai retrouvé des photos d’un autre temps, avant Fiona (le avant, avant le pendant et bien avant le après…). Je faisais toute jeunette, j’étais toute jeunette. Je m’apprêtais à vivre une tranche de vie intense et riche, sans le savoir.
    Que ferions-nous si nous avions le choix de choisir ? Certaines situations ne seraient jamais vécues, à tort certainement. La peur nous ferait fuir.

    Et pourtant, certains passages de nos vies, même douloureux valent bien la peine d’avoir été vécus. Alors, si c’était à refaire, je remettrais au monde cette petite bouille, telle qu’elle était, sans rien changer d’elle et de sa différence. En souhaitant simplement la garder près de moi, bien plus longtemps, longtemps…Car elle me manque toujours autant.
    Certains jours, l’envie de la toucher est insupportable. Je dessine les contours de son visage sur ses photos mais je reste sur ma faim.  Elle n’est plus que photos, dessins, objets. Elle n’est plus que le souvenir d’un bonheur qui me parait si loin et si proche à la fois. D’une autre vie bien éloignée de ma vie actuelle.
    Même si elle est en moi chaque seconde qui s’écoule, même si  je la porte en moi, dans chacun de mes gestes et de mes paroles. Même si son visage est resté intact dans ma tête, même si je la vois comme si elle était là, devant moi.
    Mais je ne la respire plus.
    Alors, les mois ont beau passer, la douleur reste. Parfois, intolérable, parfois plus discrète. Sans que je comprenne pourquoi. Ces dernières semaines ont été pénibles. Je me réveillais le matin à nouveau dans mon ancienne vie où elle était encore là. Et la réalité de son absence devenait subitement atroce et irréelle. Je me suis posée 15 000 fois la question « pourquoi ? ».
    Je ne sais combien de temps, combien d’années ce sentiment de solitude sans elle va-t-il me coller au cœur ?

    Je vais mieux depuis quelques jours mais je sais qu’il va me falloir être forte toute ma vie pour supporter ces angoisses incontrôlables et ces instants de tristesse profonde.  Je me sens heureuse malgré tout le plus souvent et je sais que Fiona doit tellement aimer me voir ainsi. Et je la revois, toujours le sourire aux lèvres, ses éclats de rire en cascade, sa bonne humeur, son humour et son bonheur de vivre.

    Alors pour toi ma nénette, je vais m’attarder sur ces petits bonheurs de la vie qui nous donnent chaud au cœur.

    Je t’aime.