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Un soir sans...

Qu’est ce que cette vie ?

De souffrances en douleurs,  de doutes en perte de confiance, de nuages gris en orages, le soleil pointe son nez parfois doucement avec son illusoire promesse, éphémère bonheur qui ne dure qu’un instant, pernicieux bonheur qui me fait croire des lendemains sans faille…Et pourtant.

Deux années épouvantables. Je me suis  enfoncée dans le méandre de la vie trop sûre de moi, trop confiante, trop optimiste.  Je me suis ramassée, je me suis relevée, je suis tombée, je me suis relevée, je me suis sentie partir, glisser, me perdre peu à peu…Je me reconstruirai.

La vie fait peur. Elle me fait peur. Je n’ai plus les clefs du bonheur. J’ai oublié. Et je ne veux pas oublier. Mais j’oublie peu à peu.

Elle me manque.

photo fiona - Gargilesse.jpg

Comme toujours, elle me manque. Comme « à vie » elle me manque. Rien, personne, ne la remplacera. Ni même la lumière qui s’allume chaque nuit dans ce foutu couloir qui mène à sa chambre de Fontarèches. Rien, ni personne. Et pourtant, je reste convaincue, qu’un jour quelqu’un comprendra et aura l’émotion suffisante pour faire d’un échange plus qu’un miroir au bonheur. Je le sais.

Je me reconstruirai…J’ai tant à donner, à partager. De mon expérience, de mon émotion, de ma vie.

Ainsi va la vie.

De petits ou grands gestes d’attention,  en témoignages d’Amour, de messages de tendresse profonde en mots simples et vrais, je me nourris chaque jour pour rester à la surface.

Marie, la bande de fous que sont ses amis du 84, ma mère, mes frère et soeurs, neveux et nièces, beau-frères, Cathie, Flo, Marie-No et vous tous qui me lisez et me parlez…vous m’aidez.

Et comme chaque jour depuis ce foutu 15 janvier 2010, je pense à ma petite sœur de cœur, Isa, toi ma belle que j’aide si peu avec mes mots. Désolée…Mais je suis tellement là, proche de toi. Tu le sais.

Un soir sans…

 

Commentaires

  • Patoune, j'aimerais tellement inventer pour toi une boussole du coeur qui puisse te montrer la route, qui t' indique où est le port d'attache pour relâcher, quel vent suivre pour trouver ce qu'il faut faire pour retrouver confiance en soi et sérénité. Mais en fait, on avance sans repères, au jour le jour, en vivant ce qui est donné, comme on le peut. Il y a des cadeaux, des surprises, douces ou amères, on en fait ce qu'on peut. Alors, savoure les bons moments et sois sure que nous sommes là pour les autres. je t'aime beaucoup, cousine, et t'embrasse de tout coeur Marie-no

  • L'absence suscite l'interrogation et chacun tente de répondre à travers du témoignage vécu. L'absence propose une lumière nouvelle, celle de l'attente, celle de la conviction et chacun la tient mystérieusement cachée au fond de son être. Le manque est la cassure de l'âme, le membre amputé à l'âme et le manque n'est pas une brisure, seule l'âme est brisée. La mort provoque un manque et nous sommes amenés à réfléchir sur l'importance de sa contribution, de sa mécanique du traumatisme qu'elle stigmatise sur l'âme. L'homme en tant qu'individu n'est pas individuel, l'homme ne peut vivre seul, c'est la raison pour laquelle il se féconde entre lui. Si notre jambe est cassée nous savons appliquer un plâtre, si notre jambe est amputée nous savons appliquer une prothèse, mais si notre âme est cassée ou amputée nous sommes désorienté, désœuvré, nous sommes dans l'incompréhension, la douleur. L'incroyable de la mort donne à chacun les moyens de se délivrer de ses souffrances, de ses peurs dans un principe unique et d'une étonnante simplicité, celle de toujours croire. Quand j'étais tout enfant je pensais que jamais je ne périrais, que ma chair et mon âme qui tel l'océan abreuve une terre fendillée, je pouvais y croire jusqu'à mon dernier souffle, mais j'entends ceux qui ont une prothèse et l'histoire du membre fantôme ! C'est dire là tout l'espoir puisque malgré le manque d'un membre l'on perçoit toujours sa présence, un de mes amis qui avait une jambe en moins, avait le besoin de se gratter les doigts de pieds, ceux de son membre disparu. Il faudra que je réfléchisse à ce principe d'espérance ...

    Je t'embraze ma petite Patounette et porte toi bien ….

    Pat ♫♫♫♥♥♥

  • Un matin le soleil se fera plus doux dans ton cou, alors tu verras dans ton coeur y pousser une fleur ...
    Tendres pensées

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