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24/01/2010

Amies

Les mois sont passés.

Les jours passent.

Les heures, les minutes, les secondes.

Mais le temps n’a pas bougé.

Il est resté intact, tel quel, au moment même.

 

Bientôt deux ans…Dans un mois tout juste. Le 24 février 2008. Ce foutu dimanche. Ce sale jour.

Je ne pense qu’à toi Fiona. Tu es là, en moi, sans cesse. Mes gestes rituels cachés pour davantage me rapprocher de toi. Je te cherche ici…Où es tu ?

Je ne pense qu’à Jules. A Isa.

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A toi Isa, qui m’a portée en 2003 sans que tu le saches vraiment, qui m’a conseillée lors de la gastrostomie de Fiona. Toi qui encore une fois a été présente les mois qui ont précédé le départ de ma nénette,  qui m’a poussée à faire d’urgence cette foutue trachéo que je n’ai pas fait faire, et qui était encore là les mois qui ont suivi aussi. Qui est toujours là.

Je ne pense qu’à toi, à vous.

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L’amitié, cette amitié est indestructible. Et quoiqu’il se passe dans nos vies, je sais que nous pourrons toujours compter l’une sur l’autre. Comme Cathie, comme Marie ma douce.

 

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Je ne vais pas bien. J’ai mal du mal des autres, de ceux que je ne connais pas. Mais surtout de ceux que j'aime fort.. Et du mien. Du mal de la terre qui va mal. J’ai mal de l’égoïsme des humains, de la violence qui règne, de ce monde dans lequel je ne me reconnais pas, je ne me reconnais plus. A l’ouest, je suis à l’ouest. A côté de la plaque. Envie de me battre, mais la flemme…

 

Je pense tellement à toi Isa. Désolée de te faire part de mes états d’âmes mal venus certainement, inappropriés actuellement pour toi. Toi, qui a vécu ce foutu vendredi 15 janvier que je n’oublierai jamais…Il y a 10 jours.

 

Merci les filles pour votre sincère amitié, mes amies.

Je vous aime.

 

21/01/2010

Jules

 

 

J’avais commencé un poème pour toi, p’tit Jules,
mais les mots ne s’alignent pas…

Alors, je vais laisser aller mon cœur et dire.

Dire ma tristesse que tu sois parti, dire ma tristesse de cette douleur que tu laisses profondément dans le cœur de ta maman, de ton papa, de ta grande sœur et ton grand frère. Des tiens.

Je sais où tu es, je sais que tu es bien, serein, apaisé.

Tu as choisi ton heure, doucement, en silence. Ton âme a fait ses premières belles enjambées vers d’autres lieux, inconnus de nous mais si proches.

L’amour est éternel, aucune barrière n’entrave sa vie.

Tu veilleras sur les tiens, c’est certain. Tu les guideras, les réconforteras et adouciras leur peine au fil du temps.

Tu seras présent à chaque instant dans leur quotidien et tu te manifesteras à des moments précis ou inattendus.

Tu seras là tout simplement, avec douceur et amour, juste différemment.

Mais tellement là, si proche...

 

Je te livre un message de ta maman qu’elle a écrit sur le blog de Fiona le 29 septembre 2008

« Pour celui qui veut bien y croire, pour celui qui veut bien les voir , les messages d'amour sont toujours présents à chaque coin des chemins. »

 

Isa, ma belle, je sais cette souffrance. Cette irréalité…

Jules vous a montré le sourire du coeur, le rire, la pureté de pensée, le combat.

Une richesse immesurable qui vous accompagnera tout au long de votre vie.

C’est cette richesse qui m’aide au quotidien et continue à me nourrir.

 

Je vous prends tous les quatre tendrement dans mes bras.

 

 

19/01/2010

Invictus

Dans la nuit qui m'environne,
Dans les ténèbres qui m'enserrent,
Je loue les Dieux qui me donnent
Une âme, à la fois noble et fière.

Prisonnier de ma situation,
Je n'ai pas gémi ni pleuré.
Meurtri par les tribulations,
Je suis debout bien que blessé.

En ce lieu d'opprobres et de pleurs,
Je ne vois qu'horreur et ombres
Les années s'annoncent sombres
Mais je ne connaîtrai pas la peur.

Aussi étroit soit le chemin,
Bien qu'on m'accuse et qu'on me blâme
Je suis le maître de mon destin,
Le capitaine de mon âme.

William Ernest Henley

Poème qui a permit Nelson Mandela de survivre en prison...

23:20 Publié dans Bonheur | Tags : âme, capitaine, destin, maître | Lien permanent | Commentaires (8)