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27/12/2009

Merveilleuse soirée de Noël

Les uns près des autres, au chaud, le sourire aux lèvres, le coeur animé.
Une bien belle soirée qui fait du bien, qui permet de remettre ses idées en place, qui nous rappelle combien la famille est importante et combien nous sommes soudés et bien ensemble.

Ma petite maman entourée de 5 enfants, de ses petits enfants et de ses gendres. N'est ce pas ça le bonheur ?

Fiona était près de nous tout au long de ce réveillon. Tout comme Danielle, la soeur de mon beau frère, partie brutalement quelques jours avant Noël et qui je le sais était dans l'esprit de chacun ce soir là.

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A toi, Danielle, je te dédie cette note, synonyme de bonheur malgré la douleur et le vide que tu laisses en ces jours de fête dans le coeur de ta famille. Que cette nouvelle vie te soit douce...

21/12/2009

Les 10 commandements de l'enfant

Merci à Anne-Françoise et Stéphane de nous avoir fait connaître ce texte plein de vérités lors du bâptême de leur belle petite Mila.

1 - Mes mains sont petites; ne vous attendez donc pas à la perfection quand je fais mon lit, quand je dessine ou que j'envoie un ballon. Mes jambes sont courtes; ralentissez pour que je puisse vous suivre.

2 - Mes yeux n'ont pas vu le monde comme vous; laissez-moi l'explorer en toute sécurité, mais sans interdit inutile.

3 - Il y aura toujours des choses à faire à la maison, mais moi je ne suis jeune que pour quelques années. Prenez le temps de m'expliquer les choses, avec patience et bonne volonté. Ce monde semble si merveilleux !

4 - Je suis fragile, même si je ne le montre pas. Soyez sensible à mes besoins, à ce que je ressens. Ne vous moquez pas de moi sans arrêt. Traitez-moi comme vous aimeriez être traité ou, mieux, comme vous auriez aimé être traité quand vous aviez mon âge.

5 - Je suis un cadeau de la nature; traitez-moi s'il vous plait comme tel. Je suis responsable de mes actions, mais c'est vous qui me donnez l'exemple et convenez avec moi de règles - avec amour.

6 - J'ai besoin de vos encouragements pour grandir. Mettez la pédale douce pour les critiques. Souvenez -vous: vous pouvez critiquer ce que je fais sans me critiquer, moi.

7 - Donnez-moi le droit de prendre des décisions moi-même. Autorisez-moi à expérimenter l'échec, pour que j'apprenne de mes erreurs. De cette façon, je serai prêt à prendre plus tard les décisions que la vie me demandera de prendre.

8 - S'il vous plait, cessez de me comparer. Je suis unique. Si vous avez des attentes trop fortes pour moi, je ne me sentirais pas à la hauteur et cela minera ma confiance en moi. Je sais que c'est difficile, mais ne me comparez à à ma soeur ou à mon frère.

9 - N'ayez pas peur de partir ensemble pour un week-end. Les enfants ont eux aussi besoin de vacances sans leurs parents tout comme les parents ont besoin de vacances sans leurs enfants. En plus, c'est une façon de nous montrer combien votre relation est forte et combien vous vous aimez.

10 - Apprenez-moi la relaxation, la méditation ou la prière. Montrez-moi l'exemple en vous recueillant vous aussi. J'ai besoin moi aussi d'une dimension intérieure.

 

17:48 Publié dans Bonheur | Lien permanent | Commentaires (1)

13/12/2009

Le film de son départ

Hier soir, je me suis couchée pleine de Fiona, de son odeur, des moments forts vécus avec elle.
Je me suis couchée, je me sentais triste, malheureuse de ne plus l'avoir près de moi, perdue de ne plus la toucher.

photo fiona - Gargilesse.jpg
Fiona a 11 ans

Hier soir, je me suis couchée et j'ai pensé.

Je me suis repassé le film de son départ, tout se bousculait dans ma tête, de bien tristes pensées qui me rendaient prisonnière de mon angoisse grandissante.

Le bruit du défibrilateur. Son corps étendu sur le sol de la chambre chez son père, son body découpé, les pompiers et le SAMU autour d'elle, sa tête penchée sur le côté, sa petite bouche entrouverte laissant sortir le tube d'intubation, sa peau transparente, ses yeux à moitié fermés...

Son corps protégé par ce drap d'aluminium, le brancard dans les escaliers, la sirène du Samu entendu maintes fois auparavant lors d'hospitalisations d'urgence.

Garches, l'attente, le bureau avec le Docteur Rubinstein et l'infirmier des dons d'organes.

Nos visages défaits dans la salle d'attente. Ma famille réunie, cop's Michèle. Les larmes.

Son corps étendu en salle de réa à Garches, le même lit où elle s'était si souvent retrouvée auparavant.

Ses yeux scotchés. Et ses deux larmes qui coulent quand Pierre et moi nous lui tenons la main.

Son départ de Garches pour l'hôpital de Versailles en vue du don d'organes, branchée de tous les côtés. La famille autour du brancard dans le couloir, la caressant au passage. Son Ben posé sur elle.

Le prêtre indélicat pour son baptême de dernière minute, impatient car trop pressé. Pierre et moi, dans un cauchemar irréel, pensant que nous allions enfin nous réveiller.

L'attente interminable, interminable, Fiona respirant artificiellement, toujours branchée de tous les côtés. Je voulais que tout cesse, que l'acharnement cesse, qu'ils arrêtent de la piquer et de lui injecter des antibiotiques et toutes sortes de médicaments pour maintenir ses organes en vie. Elle, mon enfant, ma fille, mon Amour n'était plus en vie. Et pourtant elle respirait. L'attente interminable jusqu'aux alentours de minuit, où les receveurs avaient enfin été choisis.

J'ai du lâcher sa petite main pour laisser partir le brancard en salle d'intervention.

Son corps étendu sous un drap blanc. Un brancard dans la morgue. Comme dans les films.

Et son retour à la maison, dans un sac hermétique. Ses soins, l'habillage. Qu'allons-nous lui mettre ? Ses hanches avaient légèrement élargi. Je ne sais pas pourquoi. Qu'avaient ils mit à la place de ses reins prélevés ? Je ne sais pas.

Nous sommes restés près d'elle cinq jours. Elle était libre, sans aucune machine, dans un autre monde inconnu. Plus aucun souffle ne sortait de sa bouche. Sa beauté était intacte.

Nous l'avons veillée ainsi cinq jours. Je ne voulais plus la quitter. Plus jamais. C'était impossible que la cruauté de la vie me l'enlève. Que je sois obligée de lui lâcher définitivement la main.

Je me repasse le film de son départ. Une douleur incommensurable qui jamais ne s'effacera totalement.

Tu me manques ma Nénette et même si je te sens, même si  je sais que tu es là, près de moi, même si je sais que notre Amour est éternel, même si le bonheur est en moi parfois, tu me manques ...

17:52 Publié dans Tristesse | Tags : douleur, main, nénette | Lien permanent | Commentaires (10)