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02/07/2009

La maison du bonheur

Je suis à Mareil.
La maison du bonheur.
L'ancienne maison du bonheur.

Je ne peux être ici sans revoir les images de ce bonheur passé défiler devant mes yeux.

Sans me rappeler les petits détails du quotidien, quand Fiona rentrait du centre et qu'il fallait que je réclame un bisou car elle aimait me faire « monter » comme elle disait (me faire marcher), quand elle montrait à sa manière son mécontentement car je passais trop d'heures dans mon bureau à travailler, quand elle me tapait sur son petit clavier ce qu'elle souhaitait faire le week-end, faire les boutiques, visiter un château ou aller dans « l'autre maison »,  quand elle me racontait sa journée ou qu'elle rigolait au sujet de ses amoureux, quand elle rentrait en pleurant parce qu'un de ses camarades était mal ou encore quand elle s'énervait sur la « politique moyenâgeuse » du centre comme elle la nommait...quand elle se lâchait totalement dans mes bras et me faisait des câlins, essayant de gérer du mieux possible ses caresses, quand elle restait concentrer sur un objet afin de tenter de l'attraper avec ses petites mains malhabiles, quand elle voulait tout faire toute seule même ce qui était impossible d'accès pour elle et qu'il fallait que je lui explique avec les bons mots...Quand elle était excitée comme une puce parce que ses amies venaient passer la soirée à la maison, quand elle riait de bon cœur de tout et de rien , quand elle nous sortait ses phrases pleines de poésie et de bon sens sur la vie, quand elle remontait le moral à des adultes, parfois meurtris, du haut de ses 16 ans et qu'elle nous donnait des leçons sur le sens de la vie.

Je pense à elle sans cesse, elle est en moi. Mais je vis le plus souvent son absence avec autant de sérénité que ces derniers mois et cette prise de conscience sur la vie, ce travail sur moi même m'ont permis de retrouver.

Malgré tout, dès que je franchis le seuil de la maison, viennent s'ajouter à mes pensées, le film de ces 16 années passées ensemble.

Je la revois alors partout, ici, là bas, ailleurs.

Elle me manque.

 

Commentaires

Ma Patounette, puisque nous sommes un avec le grand Tout nous pouvons être la racine, la branche, la pierre, le nuage, comment alors ne pas voir ta nénette à chaque instant ? J'ai bien aimé tes mots "elle est en moi" et le "elle me manque", énoncé comme une évidence sereine résonne longtemps aux oreilles. Je t'embrasse fort.

Écrit par : justmarieD | 02/07/2009

je ne connais pas "ta nénette" mais chaque lettre que tu écrit me la fait connaitre et me fait te REdécouvrir au fil des mots.

c'est toujours un moment de sérénité de de te lire.
je t'embrasse
sylvie

Écrit par : sylvie | 04/07/2009

Je suis heureuse de te lire ici Sylvie !
Oui, mes notes te permettent de RE découvrir la femme, la maman que je suis devenue quelques 30 ans après. Et de découvrir la nénette.
J'en profite pour te dire que, tu es une femme pleine de sensibilité, de spontanëité et de générosité.
J'ai envie de te revoir très vite !
Bisous

Écrit par : Patricia | 04/07/2009

j'aime ce blog, je m'y sens bien .
moi aussi j'ai hâte de te revoir, une impression de bien être en ta compagnie .

gros bisous
sylvie

Écrit par : sylvie | 04/07/2009

Les commentaires sont fermés.