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08/01/2009

L'hôte et la chaumière

Compagnes humides de ses matins agités
Eclaboussaient ses yeux fatigués,
Chassant le soleil interdit
Perçant à travers ses fenêtres meurtries.
Tandis que non loin,
Replié dans un sombre recoin,
Son hôte, tourmenté dans la brume matinal,
Maltraité par un violent mistral,
Lassé de tout, abandonnait le combat
Face à son adversaire béat…
Adversaire intouchable, victorieuse absence
Insoluble présence …
Unique espoir éveillé,
Briser la charpente fatiguée
De cette monstrueuse chaumière
Hantée par de vilaines chimères…
Se libérer, en une fraction de seconde,
Se métamorphoser en majestueuse colombe,
S’envoler vers le refuge inconnu
Pour se fondre enfin dans l’âme de sa chair perdue.
Mais, subitement, dans la pénombre de l’irréparable,
Par les écoutilles de sa masure inconfortable,
L’hôte émerveillé l’a écouté…
Ce tout petit moineau perché
Sur son monticule de neige glacé,
Lui chanter des notes printanières
Souvenirs de fêtes des mères.
A peine a t-il ouvert ses lucarnes trempées
Que le petit oiseau s’est envolé !
Mais, peu importe cet envol précipité,
Je le sais, il reviendra dans un autre temps,
Ici, ailleurs, demain, maintenant,
A cet hôte, tendrement lui chantonner
Des airs joyeux de douce éternité.

20:45 Publié dans Poésie | Tags : chaumière, hôte | Lien permanent | Commentaires (7)

Commentaires

Ne voyez dans ce poème que pure fiction.
Il m'a simplement été inspiré par un moineau qui est venu me chanter quelques notes joyeuses alors que je pleurais (eh oui ça m'arrive parfois...Fiona me manque toujours avec la même intensité).
L'âme et le corps sont chez les bouddhistes un hôte dans une chaumière.

Écrit par : patricia | 09/01/2009

Je ne pense pas qu'il s'agisse d'une fiction bien au contraire ce moment tu l'as vécu intensément puisque tu as bien voulu nous le livrer ! Vous connaissez mon amour pour les arbres, mais j'ai aussi de l'amour pour l'animal et l'oiseau, il existe des choses étranges chez moi comme ce phénomène, les oiseaux au grand dam de mes amis et visiteurs viennent dans ma cour, jusque sur mon perron sans aucune peur de moi, m'approchant sans criante aucune, ainsi je puis les contempler moi même sans crainte de les voir rapidement s'envoler. Un jour un oisillon était au bout de ma cour sans pouvoir s'envoler, toute la journée une horde d'oiseaux fasaient des raids sur l'oisillon et en fin de soirée, il put prendre son envol, j'étais sidéré de tant d'amour chez les oiseaux, nous devrions souvent voir et écouter la nature. Cet oiseau le ciel te l'aura envoyé sachant ta peine.

Je t'embrase ma Patounette ...

Pat ♫♫♫***

Écrit par : Pat ♫♫♫*** | 09/01/2009

Terrible, cruel puis si léger, si tendre, si ténu, comme un oiseau, c'est une bien jolie pensée que tu nous offres là et tes mots lui donne toute sa réalité.

Je t'embrasse Patounette aux yeux humides.

Écrit par : justmarieD | 09/01/2009

comme j 'aime ce petit oiseau,
qui est venu chanter pour toi
oui on pleure toujours mais
arrive un petit oiseau chanteur
et on l 'écoute,c 'est la vie
qui te fait un petit signe pour te dire
avance ma patoune
tu es aimée
je t 'embrasse naik
ps: chacun à souvent un petit signe
pour moi ce sont deux orchidée qui
font deux pousse petites mais vivantes.
je les avais reçues au départ de denis

Écrit par : naik | 09/01/2009

Un jour j'ai recueilli un oiseau mal en point au pied d’un immense chêne.
C’était un pic vert de grande taille au joli plumage vert et jaune.
Il était replié sur lui-même, les ailes pourtant déployées mais il ne pouvait plus s’envoler.
J’au couru jusqu’à la maison pour prendre une boite à chaussures et je l’ai ainsi transporté chez moi.
Au grand dam de mes parents qui jugeaient l’animal bien trop malade pour ainsi s’en occuper.
Avec d’infinies précautions je lui ai donné un peu de mie de pain émiettée avec du lait.
Petit à petit et non s’en peine, mon oiseau pourtant mal en point a repris le dessus.
Plusieurs jours sont passés avant qu’il puisse à nouveau déployer ses ailes.
Un jour alors que je rentrais de l’école, ma mère m’a dit :
« Pierre, t’on oiseau s’est envolé et tu le reverras jamais »
J’étais triste d’avoir perdu mon ami mais heureux de lui avoir sauvé la vie.
Mais elle se trompait car quelques jours après, intrigué par le martèlement d’un bruit suspect je me levais.
C’était mon pic vert qui cognait à proximité de mon volet…
Il en fût ainsi tout durant l’hiver. Il me regardait avec ses yeux bleus foncés comme pour me remercier.
Plus tard, au printemps, il s’en est allé vers d’autres lieux.

J’ai gardé ce souvenir au fonds de moi pendant longtemps avant qu’il ne ressurgisse aujourd’hui.
Peut-être parce que le poème de Patricia, qui parle si joliement d’un oiseau, a réveillé en moi ce souvenir.
Mais au-delà de celui-ci, je pense comme elle à notre petit oiseau qui à son tour s’est envolé mais cette fois vers d’autres cieux.

Écrit par : Pierre | 09/01/2009

Je viens de vivre une semaine très difficile.
Fiona me manque de plus en plus. Rien ne pourra enlever la douleur en moi.
Je me doute bien que j'en lasse plus d'un en trainant ma peine depuis 10 mois 1/2 et je m'en excuse.
Mais, contrairement à ce que l'on pense, la souffrance ne s'atténue pas...Malheureusement, elle persiste et s'amplifie.
Le calvaire c'est de me lever le matin sachant qu'elle ne sera pas là, et de me relever le lendemain, et encore le lendemain.
Je ne demande à personne de comprendre.
C'est ce que je vis c'est tout, au quotidien.
C'est ce que nous vivons.
Demain nous partons en Belgique, pour le one man show d'un ami. Ma prochaine note.
Bon week-end à tous

Écrit par : patricia | 09/01/2009

ne t'excuses pas de crier ta souffrance,
il faut 'avoir vécue et continuer à
la vivre pour comprendre
oui un chant d 'oiseau ,une pousse d 'orchidée
c 'est beau...
je ne peux que te tenir la main, c'est bien
peu,, mais en même temps il y a l 'amitié
la tendresse
je te serre fort tout en pleurant naik

Écrit par : naik | 09/01/2009

Les commentaires sont fermés.