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31/08/2008

A Naïk, Pat, Marie, Danny, Franzesca et vous tous

La douleur d’une mère amputée de la vie de son enfant est indescriptible, comme nous pouvons le lire à travers les mots de Naïk ou à travers les miens.
Pourtant comme le dit si bien Pat, la mort n'existe pas et, au contraire il y a un rapprochement, une communion des deux âmes à laquelle, je le dis, nous devons prêter attention. Oui, je n’ai pas peur de le confirmer « ma fille est en moi et je suis en elle ». C’est une vague intuition au départ qui devient rapidement une certitude.

Naïk je vais tenter de m’expliquer sans apporter trop de détails qui pourraient en choquer quelques uns. Là n’est pas le but. Chacun vivra un jour sa propre expérience en fonction de sa réceptivité et de son désir de comprendre.
Quinze jours après le départ de Fiona, le dimanche 9 mars 2008 très exactement, j’ai entendu subitement dans ma tête sans que je m’y attende une petite voix qui me disait « maman, maman, je suis là ». J’ai eu peur. Je ne connaissais pas cette voix (Fiona ne parlait pas). Je me suis assise sur mon lit et je l’ai vue de mes yeux, là, à côté de moi. Belle, sereine, souriante. Sans aucun handicap.
Le soir deux cadres avec sa photo sont tombés du mur.
Depuis ce jour, les signes n’ont cessé de nous montrer son existence, sa présence.
Les plantes qui changent de place, son parfum dont l’odeur décuplée par dix entre soudainement dans une pièce, un verre qui explose (je dis bien qui explose) au démarrage d’une chanson très particulière, l’eau d’un robinet qui se met à couler toute seule, un nuage en forme de cœur le soir de nos 10 ans de mariage…Et j’en passe.

Mais le plus incroyable est sa transmission de pensées.
J’ai en moi ses pensées. Je l’ai compris peu à peu. Un soir elle m’a parlé de Dieu, à moi sa maman qui n’avait pas vraiment la foi. Et elle m’a dit « Je suis la lumière, la vie, l'amour, la vérité. Nous vivons pour l'éternité. J’apprends la vie de lumière. Je serai cette lumière pour tous mes amis. »
J’avais besoin de preuves car j’avais la crainte que ce soient mes propres pensées qui délirent…Cette preuve je lui ai demandé.

Le lendemain matin, je trouvais un commentaire de Pat sur le blog
« La nuit passée, j’ai vu une âme qui baignait dans la source de la lumière, c’était Fiona qui me souriait, continue Pat me dit-elle, d’écrire la lumière avec l’encre de ta nuit, car les enfants ne saisissent pas encore la parole de vérité. Je relevai mon visage tandis que mes yeux effleurèrent les siens, c’est à cet instant que je compris l’éternité de l’homme. »
Coïncidence ?

Depuis, ses pensées se mélangent aux miennes et je vis avec elle. Elle me prévient de certains évènements, elle me parle de la vie, de l’universalité, de la continuité, du pardon, de l’essentiel, du bonheur, de Dieu…
Mes incertitudes sont devenues des certitudes, tout est pour moi à présent une évidence.
Elle m’ouvre peu à peu les portes restées longtemps inaccessibles.

Et pourtant je souffre. Car son absence physique reste pour moi insupportable.

Marie, je trouverai un jour la réponse à toutes mes questions.

Commentaires

Ma Patounette, toutes les histoires commencent par il était une fois, pour moi ça été un jour etc ... quand Dieu veut intervenir, Il s’y prend parfois de bien curieuse façon et notamment par la voix comme celle de Fiona. Pour comprendre, il faut parler et je vais m’expliquer sur mon propre exemple. Depuis combien de temps étais-je frappé, violenté, en sang, je ne saurais pas le dire, la notion de temps étant imparfaite dans la tête d’un petit garçon de deux ans. Je me souviens de la fenêtre, de deux fenêtres plus exactement et que je ne peux pas même voir aux travers des carreaux, je suis trop petit, et cet homme à l’haleine infecte, il me frappe sur le visage à coup de poings, il me prend par le cou et me lance sur le lit à côté de la table, je me souviens du rideau qu’il fermait pour ne pas me voir, il me frappe jusqu’à ce que je pleure plus
" ta gueule ta gueule " sont des mots, ça me reste et comme je pleure il m’enferme dans le placard à chaussures ce qui me sera révélé en 1993. Toujours j’étais dans le placard à chaussures, dans le noir complet. Dès fois l’homme me cajolait, et des gens venaient, ensuite ça recommençait. Un jour de noir, le temps s’était oublié en moi, j’étais perdu, je pensai que j’allais mourir, je voulais m’échapper et je ne le pouvais pas, il me frappa si fort, il me balança dans le placard à chaussures, dans le noir, et pour la première fois je voulu mourir quand j’entendis clairement une voix féminine « je suis là avec toi, je serais toujours avec toi ». et un jour, je suis sur la route qui monte, je regarde la maison, l’homme je ne me souviens plus comment il est parti, moi je tiens la main d’une dame qui me dit « Patrick, ne te retourne pas c’est terminé ». il faut vous dire que j’étais malade d’une tumeur cancéreuse à l’époque que l’on m’avait retiré à l’âge de 1 ans et demi.
A l’âge de 8 ans ma mère nourricière me demande si je voulais faire ma communion, j’acquiesçais par l’affirmative, c’était un dimanche matin, culotte courte et chaussure vernie noir, j’étais fier. La tête en l’air comme dabe, je me trompe pour le presbytère évidement et donc direction l’église pour la messe. Là à l’entrée cet homme en croix, je suis bouleversé si bien que la personne âgée du catéchisme me dit tu vois quelque chose ? non madame ! bon tu vas au fond la bas ce sera ta place. Je m’exécute, le curé arrive à l’hôtel avec les enfants de cœur, je regarde devant moi, c’était tout nouveau quand tout d’un coup je sens comme une chaleur en moi de la tête au pied, pas moyen de me retourner, je sais cependant qu’il s’agit de la statue au dessus de moi et j’entend une voix féminine " je suis là, je serais toujours là pour toi " ce n’est qu’à l’âge de 14 ans que je sus qu’il s’agissait de Thérèse de l’enfant Jésus au détours d’une image où j’avais reconnu son visage, ce visage que j’avais vu en moi, c’était la voix du placard. En 1993 quand je sus toute l’histoire de mon drame, j’appris qu’elle avait écrit un livre, je l’ai acheté. Et j’ai entendu la voix et la forme physique de Fiona si bien que je te l’ai écris le lendemain je te confirme ton billet ma Patounette.

Voilà mes enfants, c'est pas la vie qui est dure à vivre, mais l'existence ...

Je vous embrasse tous ...

Pat ...***

Écrit par : Patlesarthois | 31/08/2008

Bouleversée. Comment pourrais je ne pas l'être à la lecture de ton com...
La souffrance, quelle qu'elle soit, provoque souvent une prise de conscience par rapport aux mystères de l'existence.
Un jour, tu as eu cette révélation et je sais que tu t'efforces de la transmettre du mieux possible aux autres.
Merci mon Pat

Écrit par : patricia | 31/08/2008

Bien sur ma Patounette, la souffrance vécue te forge, j'ai toujours eu de tous temps une avance sur les évenements, l'analyse directe d'une situation, on me disait précoce parce que mon jugement était vrai aux yeux de ceux qui était en charge de mon éducation ou autres. Ma souffrance, ce que j'ai enduré, jamais je ne pourrais trouver les mots pour vous la faire comprendre totalement, je dis souvent si je n'avais entendu la voix et jamais eu la foi je serais devenu gangster ou tueur ! j'essaie de transmettre aux gens que l'existence seule est dure à vivre et non pas la vie qui est un don gratuit de Dieu, je sais c'est pas facile ...

Bise ...

Pat ..***

Écrit par : Patlesarthois | 31/08/2008

Mon père nourricier est décédé en 2005, et ces enfants ont vidé le grenier, ma mère a retrouvé les chaussures orthopédique que j'ai dû mettre durant cinq ans parce qu'il m'avait brisé le pied, ça m'a fichu un tel choc que 47 ans plus tard je pouvais tomber dans les pommes à la seule vue de mes godasses, voyez rien ne se perd, le souvenir, l'absence, même le vide nous appartiennent au titre de l'amour qui fait les hommes entre eux, et même si certains se sont mal comportés, j'ai toujours pardonné, je n'ai pas de haine en moi et en ai jamais eu, c'est sans nul à cela que je dois ma maîtrise, j'espère que Naik pourra se relever, je le souhaite et prie pour ...

Pat ...***

Écrit par : Patlesarthois | 31/08/2008

oui Pat ,
ne t 'en fais pas ,je redeviens comme une
petite enfant ...
quand hier j 'ai parlé de gravir une montagne
je suis ces jours derniers retombée en bas,mais comme une petite enfant ce soir j 'ai pris
la main de Jésus et Marie'(ceux qui n 'ont pas la foi qu'ils me donnent la main) pour me remonter, et
avec confiance je vais remonter petits pas
à petits pas, me laisser porter,vous êtes
là aussi mes amis, je ne suis pas seule,
pat est là et d 'autres , ensembles vous allez
m'aider, et la prochaine fois que quelqu'un
retombera au bas de la montagne, je serais là,
faisant partie de la chaîne d' amitié

naik

Écrit par : naik | 31/08/2008

J’ai toujours eu la foi. Oui mais sans marionnettes ni guignols. Juste ce qu’il fallait, pour comprendre, savoir et éprouver. Même si à une époque, j’ai été attiré par les ordres. Hé oui ! J’ai passé une grande partie de ma scolarité chez les frères franciscains à Saint Palais dans mon cher Pays Basque. Ils m’ont donné le goût de la lecture évangélique et dans une ambiance je dois le dire aujourd’hui, assez spartiate, celui du lien qui lie les hommes entre eux autour de Dieu, la piperade en plus. Mais aujourd’hui c’est différent. La foi ne peut pas rester silencieuse très longtemps. A travers le temps, la vie, les intempéries qui nous rattrapent, j’ai franchi une nouvelle étape. Je suis dans mon jardin. Je pense à lui autant que j’ai envie. Je pense à elle car j’en ai besoin. Je sais que c’est elle qui me répond quand je l’appelle. Rien ne pourrait briser le lien qui m’unit à Dieu et à Fiona. Fiona nous envoie des messages très clairs. Elle a trouvé un espace à la mesure de son amour où les places sont comptées. Elle est à côté du seigneur. Elle n’est pas restée silencieuse longtemps. Quand on dresse l’inventaire des signes, la piste la plus intéressante est probablement celle de l’amour pour l’autre. Une telle aventure ne s‘invente pas et n’est pas négligeable car on sait que dans la perspective d’une autre vie, exister enfin dans un autre univers, permet à chacun d’en découdre avec sa propre foi.

Écrit par : Pierre | 31/08/2008

Oui Pierre, la foi est un mot global et dans cette globalité chacun doit pouvoir y composer son espérance, sa joie, sa croyance, croyance qui n'est pas dire la foi. La peur demeure l'élèment destructeur, se savoir en paix demande de la volonté, la volonté elle est tellement universelle qu'elle figure dans la demande universelle au Père " que ta volonté soit faite sur la terre ...)

Bonne soirée les amis ...

Pat ...***

Écrit par : Patlesarthois | 31/08/2008

Je comprends ce que tu veux dire Pat. De si longues années à se poser les mêmes questions pour oublier ce qui nous fait chagrin et aider son prochain n'est jamais facile. Et de la volonté je vois que tu en as à revendre. Alors continues comme tu le fais. merci.

Écrit par : Pierre | 31/08/2008

C'est moi qui te remercie cher Pierre pour cette volonté que tu témoignes avec Patounette ...

Bonne soirée à vous deux ...

Pat ...***

Écrit par : Patlesarthois | 31/08/2008

Comme je suis heureuse que tu parles de ça ma cop's ! Oui les signes existent car moi aussi j'en ai eu et tu le sais Fiona est là... Aujourd'hui je suis rentrée du bateau où elle suit les travaux et dans ma cour une margueritte immense a poussé... Une margueritte... Ha ha ha

Michèle M

Écrit par : michèle | 11/09/2008

Une marguerite....

Tu sais, ce que je trouve incroyable, c'est qu'à chaque fois que quelqu'un offre un bouquet ou une fleur à Fiona, le bouquet tient des semaines...des semaines entières.
Pour son anniversaire, Laurence et Bruno, lui ont offert une superbe orchidée. C'était le 18 juillet.
J'ai mis l'orchidée dans sa chambre et quand nous sommes partis en vacances, j'ai fermé tous les volets et j'ai oublié l'orchidée qui a besoin de lumière indirecte.
4 semaines plus tard, lorsque nous sommes rentrés, l'orchidée était restée la même, toujours superbe, bien qu'elle n'avait pas eu une goutte d'eau pendant 1 mois.
Et elle est toujours là...

Écrit par : patricia | 11/09/2008

Je n'avais en effet pas encore vu cette partie du blog de Fiona, et vois tu Patricia, ca me conforte dans l'idée que j'ai depuis de nombreuses années de la mort.Comme je te l'écrivais tout à l'heure, la mort n'est qu'un passage de la vie , vers une autre vie. La mort est certainement affreuse pour celui qui reste mais pas pour celui qui part et puis un jour nous nous retrouverons dans cette autre vie.Je n'ai jamais eu peur de ma mort et chaque témoignage me dit que j'ai raison de ne pas en avoir peur.
Je t'embrasse bien fort !!!

Écrit par : Isa et tit Jules | 29/09/2008

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