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30/08/2008

Je ne peux y croire

J’y ai souvent pensé, je l’ai parfois imaginé mais, je n’y ai jamais cru.
Et puis, ce soir du samedi 23 février 2008, je l’ai vu dans ma tête. Un flash de quelques secondes. Une grande photo, un cercueil et du monde. De la peine, des pleurs. J’ai eu une angoisse. Qu’est ce que je venais de voir ? Tes obsèques mon cœur…mon amour, mon enfant, ma fille, je venais d’avoir un flash de tes obsèques. J’étais en voiture avec Pierre, il était 23h environ, nous revenions de Paris, détendue, heureux. Tu étais chez ton père. J’ai eu ce flash subitement.
Je n’y ai pas cru.
Pourtant, mes larmes ont coulé, je ne comprenais pas. Tout était net, précis. J’ai chassé les mauvaises images.
Et j’ai oublié, je me suis couchée et me suis endormie.

Dimanche 24 février 2008, 7h, Pierre me crie « lève toi, Fiona a eu un arrêt cardiaque. Jean-Alain vient d’appeler ».
Le cauchemar rejoint le flash de la veille.
Je n’y ai pas cru.
Je me lève, enfile un vêtement, je tremble. Pierre pleure, je pleure. Une panique intense, effroyable panique.
Je n’y croyais pas. Nous n’y croyions pas.

Nous arrivons chez ton père en même temps que le Samu. Je m’entends hurler « c’est ma fille, ce n’est pas possible ! C’est ma fille !! ».
Nous entendons de la pièce voisine les médecins et les pompiers s’affairer. Nous entendons la machine, le tracé plat et le son du défibrillateur. Puis soudain, ton cœur repart.
J’y ai cru. J’y ai tellement cru.

Ils nous laissent entrer dans la chambre. Allongée sur le sol, ton body découpé laisse ta poitrine nue, ton visage blême penché sur le côté, tes yeux à moitié fermés, ta bouche entrouverte d’où sort le tube d’intubation, ce tube que tu connais trop bien pour l’avoir si souvent supporté. Ce tube qui aura vaincu ta trachée et ton larynx devenus mous à cause de ces longues intubations, ta petite trachée et ton petit larynx, petites parties de ton corps abîmées, dont les parois se collent méchamment à chaque inspiration t’empêchant de respirer. Cette petite trachée et ce larynx qui cette nuit t’ont joué un sale tour…Je m’ accroupie à tes côtés « ne nous laisse pas Fiona, bats toi ma nénette, je t’aime… ».
J’y ai cru, tu avais si souvent frôlé la catastrophe.

Mais le médecin du Samu n’y croyait guère…

Garches 9h. Tu arrives dans ce lieu que tu connais si bien, accueillie par ceux et celles que tu affectionnes. Mais tu n’as pas ton sourire habituel . Et nous n’entendons pas ton prénom clamé dans les couloirs.
10h. Tracé plat. Coma.
Comment ne pas y croire…

Nous entrons dans la pièce. Je me penche sur toi. Deux petits carrés collants maintiennent tes yeux fermés. Je te prends la main, je te parle. Tu m’entends. Et je vois…je vois deux larmes couler sur tes joues. Je pleure avec toi. Nous pleurons avec toi.
Ton père et Françoise prennent notre place auprès de toi.
La famille arrive. Ma mère me paraît soudain tellement petite.
Nous sommes tous dans la salle d’attente le regard fixe, ailleurs.
Michèle ta cop’s. Elle craque, tant de douleur dans ses pleurs. Je la regarde dans les bras de Pascal.

16h. Tracé plat.
Le médecin qui te suit depuis de longues années est là. Rassurant, réconfortant. Mais exceptionnellement impuissant aujourd’hui. La vie a décidé. C’est inéluctable.
L’infirmier spécialisé des dons d’organes nous parle. Nous signons les papiers. Un deal. Nous demandons le transfert de Fiona à la maison dès lundi. C’est compliqué mais ils le feront.

Je ne peux qu’y croire. Mais je ne suis plus vraiment là.

Hôpital du Chesnay 20 h.
Une infirmière s’affaire au dessus de toi. Antibiotiques et multitude d’injections pour maintenir tes organes en vie. La machine nous fait croire que tu es encore dans notre monde. Or, ton corps est vide de cette vie.
Un prête arrive. Il sort un livre, bafouille, se reprends, cherche ses pages. Il est absent, il n’est pas là, aucune sensibilité, il est pressé.
Pierre et moi aurions du te baptiser nous même. Dieu aurait accepté cette entorse aux règles. Je le sais.
J’ai mal de voir ce bâclage. Tu mérites mieux.
Nous attendons. Ta petite main est froide dans la mienne. Je ne veux pas te lâcher. Non, je vais partir avec toi ! Cette main jamais je ne pourrais la laisser sortir de la mienne ! Jamais !

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Nous attendons qu’ils aient trouvé les receveurs. J’ai peur qu’ils t’enlèvent tous tes organes. Et si ton corps devenait plat, sans plus rien dedans ??
Il me tarde qu’ils te laissent tranquille. Qu’ils ne s’acharnent plus sur tes veines, sur ton petit corps meurtri. Qu’ils arrêtent.
L’infirmier nous promet que ton Ben viendra au bloc avec toi. Il sera dans un sac stérile.
C’est important, c’est essentiel aujourd’hui que Ben soit avec toi.
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0h30. Ton lit d’hôpital quitte la pièce.

Je ne veux pas y croire.

5h. Message de l’infirmier. Ils n’ont pris que les reins. Ben était là. Ils ont deux receveurs. Une femme de 30 ans. Un jeune garçon de 16 ans.

Hôpital du Chesnay. Lundi 25 février 2008. 8h.
La chambre mortuaire. Drôle de nom. La pièce n’est pas si froide que l’on se l’imagine. Mais l’image est terrifiante. Je ne peux supporter l’idée que tu es restée là, au milieu de cette pièce, couchée sur ce brancard, seule toute la nuit, avec Ben pour seul réconfort. Ton visage paisible sortant du drap.
Ta main est gelée.
C’est terrifiant.
Je ne peux y croire.

Avant hier midi je te disais « A demain ma nénette ». Je plaisantais et tu riais.
Tu n’es jamais revenue de chez ton père.

Quand je regarde au dessus de ta tombe, je vois la ville scintillante. Les lumières de la ville dans la nuit. Paris au loin. J’aime, tu le sais, j’ai toujours aimé les lumières de la ville la nuit.

Commentaires

Ma Patoune

je t 'aime naik

Écrit par : naik | 30/08/2008

Merci Naïk...

Écrit par : patricia | 30/08/2008

Le plus court chemin de soi à soi passe
Dans cette main tendue que l’on refuse si souvent
Il existe une discontinuité sans l’âme à l’âme, dans l’âme à l’âme
Sans laquelle l’angoisse transforme la foi en soi à soi, en soi à l’autre
Oui la mort suscite l’étonnement, l’incompréhension, nous la
Connaissons si mal, car elle est universelle que nous la refoulons
Jusqu’à vouloir l’oublier, la bannir même de nos pensées les plus fragiles,
Nous ne pouvons pas tuer la mort, mais soyez certain que la mort,
C’est une certitude la mort mystère en Dieu ne vous tue pas.
Pourtant le monde, le genre humain est emprisonné
Dans la même peur de la mort, tout au long de son histoire
La peur est devenue mort collective partageant notre amour universel.
La victoire de la foi est celle de la victoire de la mort en la vie.
Bien que la mort soit inévitable, elle est parfois violente, c’est le choc.
Quand l’âme paralysée qui aime la chair de son âme et la porte pour ainsi dire
Dans sa propre solitude, il se fait que Dieu se contemplant LUI-MÊME dans la sienne
Permet à l’âme paralysée d’amour d’illuminer son propre néant
L’âme ainsi portée soulevée par la vertu de son regard intérieur
Accède et devance par la vision la mort de l’âme aimée.
Fiona la chère petite est entrée dans l’universalité
Dans cet éternel que j’appelle « maintenant « ce 8 jour
Que le christ appelle « aujourd’hui « …

Bise ma Patounette et courage cher Pierre …

Pat …***

Écrit par : Patlesarthois | 30/08/2008

cher Pat
" bien que la mort soit inevitable elle
est parfois violente"
Patricia et moi connaissons trop bien les ravages
qu'elle fait dans nos coeurs...

nous gravisson s une montagne à la recherche
de la lumière
nous arrivons sur un plateau ou le calme
s 'installe, mais voilà
nous retombons
nous remontons
nous retombons
nous remontons
toujours et toujours.....
mais nous ne lâchons pas prise, nous
continuons avec FOI

tu dis " la victoire de la foi, est celle
de la mort en la vie"

pour moi la Foi est là , mais la vie.......

oui Denis est aujourd'hui dans le Christ
mais il me laisse amputée

c 'est une maman qui te parle

bises naik

Écrit par : naik | 30/08/2008

Ma très chère Naik, il n'y a pas d'amputation, mais bien une extraction ce qui nuance sensiblement l'absence, laissant la porte ouverte jusqu'à te savoir capable de Denis en Toi de Toi en Denis jusqu'à la joie symphonique, je puis bien t'en parler ma vie étant déjà pleine de morts ...

Je t'embrasse Naik...

Pat ...***

Écrit par : Patlesarthois | 30/08/2008

il n 'y a pas de nuances dans
l 'absence
l 'absence est le vide
le manque
elle n 'a ni couleur
ni odeur,
elle est
l'absence
les mots sont inutiles
elle est
l 'absence
elle ne s'explique pas
l 'absence
elle se vit

Écrit par : naik | 30/08/2008

L'absence se peut être tout ce que tu veux en faire ma chère Naik sauf le vide qu'elle ne représente pas, ce n'est pas l'absence que tu évoques, mais le vide, la disparition inexpliquée. L’absence est mémorielle, le vide est pire que le néant puisqu'il y avait plénitude d’avant, le vide étant sans souvenir mais non privé de mémoire. Reconnaître qu’il existe un vide, c’est reconnaître du même coup qu’il existait un plein. La mort qui conjugue certes, mais elle est unique, elle est unique comme la vie unique, nous naissons tous différents des uns des autres ainsi nous mourrons différents des uns des autres, l’un est en bonne santé, l’autre de misérable condition physique, l’un est de fragilité mentale, l’autre dispersé, cependant tous meurs de la même manière quelque en soit la causalité, ensuite c’est une question de foi, de croyance …

Pat …****

Écrit par : Patlesarthois | 30/08/2008

Je voulais aussi te dire, et aussi à Patounette, personne n'est coupable de la mort, bien des personnes se culpabilisent dans la mort de leur proche, même l'assassin qui ôte la vie n'est en rien responsable de la mort, en l'occurence dans l'exemple de l'assassin c'est le geste qui est condamnable la mort étant inéluctable, c'est sûr vaudrait mieux mourir à l'âge de jeanne Calment, un bout de chocolat sous le palais, le verre de Portos à la main, mais est-ce souhaitable pour celui qui croit en la vie. Je n'ai jamais cru en la mort, et pourtant j'ai perdu dans la mort tout le monde autour de moi ...

Pat ...***

Écrit par : Patlesarthois | 30/08/2008

Je n'ose imaginer à quelle profondeur ces instants sont gravés en toi. Nous ne pouvons partager ta douleur, à peine effleurer un début de compréhension et pourtant nous savons qu'ils vont modifier perceptiblement notre vie à tous, nous nous interrogerons sans doute sur le pourquoi de la mort et alors sur le pourquoi de la vie, qu'est-ce qu'être, quelle est donc cette réalité si cruelle à nos yeux. Patounette, tu trouveras les réponses à ces questions et ce jour là sera harmonie, je le désire de tout mon coeur qui t'accompagne chaque jour.

Avec toi et Pierre

Marie

J'espère ne pas te choquer dans ces paroles, je n'ai pas la confiance de notre sarthois et me sens bien petite devant un nouveau chemin bien mystèrieux

Écrit par : justmarieD | 30/08/2008

Ma chère Naik je reçois tes mails mais les miens n'aboutissent jamais chez toi ( ceux que j'envoie en groupe et dont tu fais partie donc je te réponds chez Patounette.)

-----E-mail d'origine-----
De : xavier.madelin@orange.fr
A : delaplacetrinquet.patrick@neuf.fr
Envoyé le : Samedi, 30 Août 2008 18:39


très très cher Pat

je vois que nous ne sommes pas tout à fait
sur la même longueur
toi tu es un arbre solide, pleins de fruits

moi je suis une toute petite fleur
je n 'ai que m'a simplicité
je peux donner du bonheur
mais je n 'atteindrais jamais
la puissance de l 'arbre
tes fruits sont autres que
ce que je peux offrir

c 'est bien!

maman m 'a dit "j 'avais cinquante ans"
toi tu n 'es pas intelligente
mais tu as une belle ecriture

ça a dû me poursuivre depuis l 'enfance
ce qui fait que je suis restée la
petite fleur du Bon Dieu

les grands et beaux arbres m'intimident

merci de ta gentillesse naik

Réponse du Pat

Mon amie Naik, je suis ton égal, ce que j’essaie de t’expliquer, si le vide de Denis s’était installé dans ton âme tu serais amnésique de ton fils, l’absence est mémorielle, le vide est pire que le néant puisqu'il y avait plénitude d’avant, le vide étant sans souvenir mais non privé de mémoire tout de même. Il faut mourir c’est la loi de l’homme sur terre, mais mourir pour renaître à la vie céleste, la vie en Dieu ma chère Naik qui croit en Dieu. L’accident, la maladie, le suicide concourrant au départ précipité, mais la mort est inéluctable comme je t’ai répondu chez notre Patounette, et là du coup c’est le choc, l’incompréhension, on se culpabilise alors que nous ne pouvions rien faire, nous ne sommes pas Dieu mon amie Naik ! Nous n’avons pas la vertu du miracle sauf celle d’épouser la main faible, secourir le plus petit d’entre nous, c’est à cela que nous devrions tendre, la vocation de n’en pas perdre un seul.
J’ai lu un jour dans un petit livre très connu, j’avais 12 ans :
Vous êtes un homme et non pas un Dieu, vous êtes de chair et non pas un ange. Comment vous pourriez toujours vous maintenir dans un égal degré de vertu, lorsque cette persévérance a manqué à l’ange dans le ciel et au premier homme dans le Paradis ?

Autre chose, ta maman as tort.

Je t’embrasse ma Naik et rassure toi ton Denis c’est universalisé …

Pat ..***

et bonne soirée Patounette & Pierre, et un coucou à Mamy ...

Écrit par : Patlesarthois | 30/08/2008

A ma chère insoumise

Ma chère insoumise, ma confiance est totale, et je la dois à mon malheur, quand j’ai reçu ma première raclée à l’âge de 12 jours qu’ils m’ont brisé ma cheville, et refrappé refrappé re-brisé, enfermé au placard durant 2 ans, que je me réveille encore la nuit épouvanté, Dieu est avec moi, quand il a fallut allez au cancer à Gustave Roussy jusqu’en 1975 alors que j’étais anéanti, Dieu était avec moi, quand les radiations des rayons m’ont bouffé tout l’estomac et duodénum, Dieu était avec moi, quand j’ai eu cet accident du travail qui m’a laissé infirme du côté gauche, Dieu était avec moi, ma confiance est totale. J’ai souffert dans ma vie plus que beaucoup ne sauraient l’imaginé et je souffre toujours, mais j’ai la foi, d’ailleurs longtemps j’ai été une énigme pour les médecins, mais je sais que je suis fort et que vous ne l’êtes pas tous, je vous dis croyez en la vie et le reste suivra sacré nom d’une charrette !

Pat …*** qui t’embrasse ma chère insoumise …

Écrit par : Patlesarthois | 30/08/2008

Je voulais vous dire hier soir, et ce matin encore, mais toujours mes yeux qui me jouent des ces tours...
Alors, juste, je vous embrasse

Écrit par : Fanzesca | 31/08/2008

Je sais que vous me le permettrez, alors, je le fais.
> naik, je relève tes mots qui me touchent ...
"toi tu n 'es pas intelligente
mais tu as une belle ecriture"
Moi c'est l'inverse :
"Toi qui est si intelligente, comment peux-tu être si méchante ?"
et ce depuis mon plus jeune âge, et qui m'empêche aussi d'aller vers les autres, vraiment, de peur de les blesser par ma méchanceté.
Les mots d'une mère...font ou défont notre vie.
> Pat, je n'ais pas non plus ta force.
Pardon pour cette aparté.
Merci pour cet amour ici
je vous embrasse tous

Écrit par : Fanzesca | 31/08/2008

L'absence est mémoire, la mémoire collective est l'esprit, si la mémoire est amour, l'esprit est harmonie.

Merci à vous de tout cet amour ici

maman m'a dit "Tu es née pour me persécuter"
Patricia m'a ouvert les yeux sur l'amour véritable d'une mère pour son enfant et je lui en suis profondément reconnaissante.

Écrit par : justmarieD | 31/08/2008

Naik & Fanzesca

Comme chez toutes les femmes votre instinct domine,
L’instinct de mère en mère, de mère en fille, ainsi vous êtes ou restez reliées par des liens inaccessibles à la raison de vos mères.
Vous bataillez dans l’indéchiffrable jusqu’à n'en presque plus vous lire. Loin de mon entendement, et de vous enfermer dans le complexe d’infériorité, il me semble cependant qu’il existe une forme structurelle dans laquelle vous vous êtes enchaînées à votre insu. Le lieu où vous devez vous
réaliser n’est ni le refoulement, ni la culpabilité, car c’est faire la part belle à l’angoisse qui est mère de toutes les solitudes, cette lutte, cet effort contre votre mère qui n’est pas votre adversaire est vaine puisqu’elle renforce
constamment en vous le sentiment de culpabilité, sachez que votre conscience morale n’a pas besoin de punition pour parachever l’être, l’arbre qui vit en vous.
Vous êtes votre propre autorité et vous avez le devoir de vous affirmer.
Quand j’étais tout enfant, j’ai dû être ma propre mère, mon propre père, j’ai mangé et bu la lie, le calice jusqu’à n’en plus douter, et j’ai pu enfin m’adopter, me réaliser.
Je sais la route est longue et pleine d’embûches, mais malgré tout la vie est belle.

Je vous embrasse les filles …

Pat …*** un peu dur, mais c’est l’existence qui est dure, et non la vie …

Écrit par : Patlesarthois | 31/08/2008

C'est valabe pour toi aussi mon insoumise, tu m'a devancé par ton billet ...

Je t'embrasse et oublie ta mère !

Pat ...***

Écrit par : Patlesarthois | 31/08/2008

" L'absence est mémoire, la mémoire collective est l'esprit, si la mémoire est amour, l'esprit est harmonie.

Merci à vous de tout cet amour ici "

Voilà, Marie comprend bien la réalité de l'absence dont le siège est l'amour ... bravo l'insoumise!

Écrit par : Patlesarthois | 31/08/2008

Les mots prennent toute leur importance dans le coeur de l'enfant quand ils ont été dits par sa maman...Et la vie parfois s'en trouve chamboulée, anormalement chamboulée.

Écrit par : patricia | 31/08/2008

Oui Pat je suis sur la voie et je copie ici une phrase que j'ai reçue :
Tu connaîtras la justesse de ton chemin à ce qu’il t’aura rendu heureux (Aristote)

Quant à ma mère je n'oublie pas mais j'ai pardonné sa conscience aveugle.

Écrit par : justmarieD | 31/08/2008

Coucou Patounette nos commentaires se sont croisés :)

Écrit par : justmarieD | 31/08/2008

Coucou Marie !!
Merci pour ta très belle carte. Nous l'avons reçue hier.

Je vais aller faire un p'tit tour chez toi.

Écrit par : patricia | 31/08/2008

Juste un petit mot pour te dire Patoune, que je suis là, que je lis et garde en moi tout ce que vous partagez avec tant de confiance. Je pense très souvent à vous. Il est très impressionnant de voir à quel point ce que vous confiez fait écho chez d'autres et leur apporte
je vous embrasse marie-no

Écrit par : marie-no | 31/08/2008

Je lis ton message, et je revois défiler la journée, le cauchemar. Depuis le coup de fil chez maman, jusqu'au soir quand elle est partie dans l'ambulance pour l'hopital du chesnay; On savait mais on n'y croyait pas. On l'avait vue si souvent à Garches, parfois dans des moments très difficiles, mais elle avait toujours vaincu, alors pourquoi pas encore cette fois. Mais ce fut la fois de trop!! Les larmes coulent et je ne peux les retenir, même 6 mois après. Et pourtant je n'ai pas vécu le plus dur chez Jean-Alain, la vision des pompiers, le défibrilateur...
Je me dis qu'elle est là, près de nous, et que de sa petite baguette magique, elle nous aide, et elle vous aide à supporter son absence. Elle a été appelée pour une autre mission, rien d'étonnant, vu ses dons exceptionnels.
Pas une journée sans penser à toi, ma petite FIO!!

Écrit par : Sophie | 01/09/2008

Sophie, tu as toujours été celle que j'appelais lorsque j'étais très inquiète lors des hospitalisations de Fiona. A Debré lorsque Fiona avait fait une péritonite généralisée et que l'anesthésiste nous avait laissé peu d'espoir...A Nimes, lorsque le médecin de garde voulait l'opérer. Et à Garches bien des fois. Tu as même, je me rappelle, dormi à Trousseau avec elle une nuit lors d'une longue hospitalisation, pour nous soulager Pierre et moi.
Bisous

Écrit par : patricia | 02/09/2008

bien que loin de vous , patoune,pierre,fiona
vous étes toujours dans nos pensées et notre coeur
nous vous aimons.

Écrit par : claude | 03/09/2008

Patricia,

Je reviens doucement, pas foutue d'écrire une note car plein de trucs dans la tête.
J'ai lu cette note car c'est celle que j'ai aimé le +, j'ai pas tout lu comme à mon habitude, tu sais, pas facile pour moi de te lire parfois mais je choisis ce qui me touche, quitte à laisser quelques écorchures.
A chaud, c'est bien qu'internet existe car avant, la perte d'un être cher était un secret et les émotions avec.

Patricia, dur dur pour moi d'avoir en face de mon clavier la souffrance de la perte de l'être aimé et chéri, j'avais pas trop envie de ça mais si j'ai choisi d'être là et j'assume.

Il faudra du temps et beaucoup d'amour

Amicalement

Alix

Écrit par : Alix | 04/09/2008

Claude, je suis très touchée de te lire. Merci pour ce petit commentaire qui nous va droit au coeur.
La famille a été particulièrement touchée par les départs bien trop jeune. Je sais que Fiona est avec mon père, Marcel, Alain, Mickaël, tata et tous les autres...Et vu tous les tempéraments, ça doit pas être triste là haut !! Elle est leur fée clochette.
Bisous à vous 2

Écrit par : patricia | 05/09/2008

Alix, merci de ton retour. Tu as raison, internet aide bien. Au départ, je trouvais naturel de poursuivre le blog de Fiona, pour elle. Au fil des mois, je me dis que non seulement il m'aide à extérioriser la douleur, mais il aide également ma famille et ses amis.
Il permet aussi à ceux qui ne la connaissaient pas directement d'avancer sur leur propre chemin et de se poser les questions essentielles...Du moins, je l'espère.
Ce blog est toujours celui de Fiona. Tous mes mots (maux) c'est elle qui me pousse à les dire.
Bisous à toi ma belle et évade toi dans l'écriture.

Écrit par : patricia | 05/09/2008

Ma chère Patricia,
Je viens de t'envoyer un petit mot et en meme temps, j'ouvrais ton blog.
Je clic sur envoyer le message et je découvre alors cette note ..............................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................
Je ne peux pour le moment terminer de le lire, ni les commentaires. Mes doigts tremblent, les larmes montent .........................................................................................................................................................................................................................................................
Permets moi de te tirer mon chapeau : avec tes mots magnifiques, tu te libères.............................................................................
Je n'ai jamais pu raconter ce qu'il s'était passé le 16 juin il y a trois ans, sauf à toi qui en connais des extraits......
Aurélie, Fiona, n'oubliez jamais à quel point nous vous aimions .........

Écrit par : Flo | 06/09/2008

Flo, je nous revois encore Pierre et moi émerveillés par les photos d'Aurélie que tu nous envoyais et par la ressemblance physique avec Fiona au même âge.
Et puis ce 16 juin. Fiona avait envoyé un petit courrier à Aurélie. Et ton mail qui me disait qu'Aurélie ne lirait jamais ce courrier puisqu'elle était partie avant de le recevoir...
J'ai vécu la douleur ce jour là et les suivants. Cette petite fille partie trop tôt et toi sa maman, Alain, Anaïs qui devaient affronter ce départ.
Je n'osais imaginer votre douleur à vous.
Et puis, j'ai lu tes hauts et tes bas. Ton cheminement.
Et j'ai gardé en moi pour toujours, l'image du sourire éclatant d'Aurélie.

Tu sais, sans le blog de Fiona, jamais mes mots ne seraient sortis. Je sais que Fiona nous aide, Pierre et moi, à évacuer cette douleur et ces moments horribles restés en nous pour mieux me continuer notre route. Et je sais que ces mots sur le blog, aident aussi son père et Françoise, qui, bien que silencieux, viennent ici certainement lire ces notes.
Tout comme ma famille.

Et toute cette chaîne de solidarité, d'amitié, d'amour qui nous conduit à la sérénité, peu à peu, chaque jour d'avantage.

Merci Flo d'être là.

Et merci à vous tous d'être là.
Vous ne pouvez même pas imaginer le réconfort que vous nous apportez à chacun de vos commentaires.

Écrit par : patricia | 07/09/2008

Dimanche 24 fevrier 9H le téléphone sonne, j'entends la voix de Patricia, cette voix tremblente et remplie de larmes... "Fiona est dans le coma, prie pour qu'elle s'en sorte..."
Au début je ne comprends pas, ou je ne veux pas comprendre peut-être... Je saute de mon lit m'habille et file à l'hôpital de Garches avec Pascal, dans la voiture j'entends ces mots encore et encore... Tiens le coup ma cop's, ne part pas maintenant, je pleure mais j'espère... J'espere fort et je prie... Puis je ne comprends pas pourquoi Patricia et Pierre nous attendent dans le parc de l'hôpital puisque je ne leurs avais pas dis que j'arrivais (mais un deuxième appel téléphonique plutôt pecimiste avait eu lieu et Pascal ne voulait pas me le dire de suite)

Je regarde les yeux de Patricia et je comprend, j'y vois ce désarois, cette incompréhenssion, cette douleur et le vide ce vide infini...
Puis elle me dit "il n'y a plus d'espoir" j'ai l'impression que mes jambes ne me tiennent plus, que le monde s'écroule je crie et pleure ma douleur, je ne veux pas, pas toi pas maintenant !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Lundi je reviens te voir je te tiens la main pour te dire à quel point je t'aime, que je suis fière d'avoir une AMIE comme toi te dire à quel point tu vas me manquer, je t'embrasse le fron encore et encore...

Aujourd'hui ton absence se fait très douloureuse pourtant ta présence est presque palpable... Ton départ prématuré me laisse "orpheline de toi" mais je sais que là où tu es tu vois l'AMITIE sincère qui est née entre ta maman et moi, car ta maman ma belle Fiona est vraiment une très "respectable" personne...

Je vous souhaite bon courage Pat et Pierre nous pensons très fort à vous, on vous embrasse

Michèle

Écrit par : michèle | 11/09/2008

AMITIE ETERNELLE ma cop's.
Tiens tu pourrais signer "cop's". Tout le monde comprendrait.

Écrit par : patricia | 11/09/2008

AMITIE ETERNELLE c'est sûre !!!

COOL ton idée maintenant je signerai COP'S !!! J'adore

Cop's

Écrit par : Cop's michèle | 11/09/2008

Je viens de te lire, je reste sans voix...
Je dis toujours nous pensons tous que ca n'arrive qu'au autre, mais nous sommes tous l'autre de quelqu'un ....
Je n'ose imaginer cette douleur......
Mais mots se perdent je suis si emue.

Écrit par : Isa et tit Jules | 29/09/2008

Ce que j'apprécie dans tes posts, c'est le fait qu'ils sont vraiment clairs, complets et instructifs !
Si tu as envie qu'on continue ce débat hors lieu ouvert, j'ai donné mon adresse e-mail.
Dans tout les cas, excellente continuation.

Écrit par : Site web | 10/02/2012

Les commentaires sont fermés.