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15/07/2008

Pluie, soleil, amis





Week-end chaleureux comme nous aimons les vivre.
Vendredi soir, dîner entre voisins chez Rémi et Marie-Paule.
Délicieuse soirée autour d’un délicieux repas préparé par Rémi.
La météo capricieuse n’a plus aucune importance dans ces moments là.
Nous avons la chance d’être entourés de voisins tous autant adorables les uns que les autres. Leur présence est un réel réconfort. Nous savons qu’ils sont là et dans l’épreuve que nous vivons, rien que l’idée de leur présence toute proche, nous apaise. Fiona aimait les rencontrer dans notre petite rue le matin en partant au centre, ou à tout autre moment de la journée, du week-end, un petit mot sympathique échangé, une parole et un regard attentif pour elle.
Si vous nous lisez, merci à vous tous d’être là !
J’aurai aimé mettre dans mon texte quelques photos de vous. Ce sera pour le prochain dîner, chez qui déjà ??? Ah oui, chez Pierre et Brigitte !

Samedi matin, réveil tardif. Pierre m’avait laissé une petite rose sur la table de cuisine avant de partir faire quelques courses.

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Les courses restent un moment douloureux pour Pierre. Le rituel du samedi que Fiona n’aurait loupé pour rien au monde. C’était leur moment privilégié à deux, un instant de complicité d’où ils revenaient toujours souriants voire même s'esclaffant pour une raison que j’ignorais bien souvent. Leur secret. Fiona aimait rentrer à la maison un gros bouquet sur ses genoux pour sa maman…

J’ai terminé ma sculpture dans l’après midi. Une femme « réveil douceur » que je dédierai à Pat Le Sarthois, lui « l’amoureux des femmes qui le lui rendent bien »…J’hésite encore sur la patine, étape finale et essentielle.


A chaque sculpture Fiona était présente, collée à moi, son cerveau contrôlant du mieux qu’elle pouvait l’approche de sa petite main parfois malhabile et réclamant une empreinte indélébile d’un de ses petits doigts. Elle participait refusant le contraire, incapable de résister au toucher de cette terre et à la sensation qu’elle lui procurait. Ses efforts étaient constants et ne cessaient qu’au moment où je rangeais l’œuvre la protégeant d’un sac plastique, en attendant la prochaine séance.
Prochaines séances définitivement sans elle, dans la même pièce, la place de son fauteuil insupportablement vide.

Samedi soir, dîner chez Clément, son grand copain de l’IME, devenu un jeune homme de 21 ans.

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Je ne peux que penser à Fiona en regardant Clément tant chaque mimique de son visage, l’attention avec laquelle il écoute et ses réponses faites essentiellement avec son regard et son sourire, sont identiques à la manière dont Fiona s’exprimait en dehors de son clavier.
Nous avons été heureux de passer ce moment privilégié avec lui, ses frères et ses parents, Serge et Geneviève. Une sympathique soirée où nous n’avons pas cessé de parler et d’échanger sur des sujets variés et intéressants jusqu’à ce que l’horloge nous indique une heure très tardive.

Dimanche, repos. Nous avons regardé les dessins de Fiona et en avons choisi quelques uns pour décorer l’entrée de Fontaréches. Nous avons fait un saut au seul centre commercial ouvert le dimanche pour y dénicher de beaux cadres qui les mettront en valeur.
Ce centre, encore un lieu où nous n'étions pas retournés. Fiona adorait faire les boutiques. Tout le monde le sait. Et notamment cette boutique de vêtements pour enfants et ados, où elle savait qu'en franchissant le seuil, il y avait de grandes chances qu'elle en ressorte avec un vêtement choisi elle même et un petit cadeau offert par le patron qui s'était pris d'affection pour elle. Nous sommes passés devant la boutique, notre coeur s'est serré. Nous n'y rentrerons plus.

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Je touche cette peinture posée sur le papier. Cette peinture qui n’a fait qu’une avec la main de Fiona, un instant éphémère, avant que le papier s’en imprègne définitivement.


Lundi, le soleil était présent nous rappelant subitement que juillet est bien un mois d’été. Une ballade à Mareil, notre petit village, ses vergers, ses sentes, quelques photos, une visite au cimetière pour arroser les fleurs, une sieste sur les transats, une douce journée.

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Entre pluie, soleil, amis, un agréable week-end.
Fiona est là. Toujours là.

12:28 Publié dans Bonheur | Lien permanent | Commentaires (5)

Commentaires

A tous ces hommes qui ont tenu la main d’un enfant.

Nul n’est promis à tenir la main d’un enfant
Et pourtant, tous un jour nous avons tenu la main d’un enfant.
Sentir leur petite main dans la notre et nous voilà grandit.
Élevé au rang des immenses, nous prenons conscience de leur fragilité.
Nous leur donnons alors force et légitimité.
Entendre leur petite voix vous appeler et nous voilà affranchi.
Répondant à l’appel de, « papa houêtu », nous comprenons leur ignorance.
Nous les admirons pour leur magnificence.
Lire dans leurs yeux et nous voilà transporté par magie.
Devenu conteur, nous les aidons à franchir chaque étape de leur vie.
Nous sommes alors leur tuteur bienveillant.
Un peu plus tard ils nous installent dans l’oubli.
Confiné dans notre rôle de paternel nous faisons figure d’ancien.
Nous devenons alors ses siens.
Il en est ainsi depuis toujours, ou à chaque étape de leur vie, nous leur avons tenu leur main.
Avant peut-être un jour, qu'à leur tour, ils nous tendent leur main.

Écrit par : PIERRE | 15/07/2008

De près ou de loin, nous sommes là.
A lire les commentaires, à réfléchir sur ce que l'on pourrait mettre, et puis l'inspiration ne vient pas, ou du moins pas aussi touchante, ou aussi parlante qu'on le souhaiterait, alors on reste spectateur, au lieu de se laisser aller et d'être acteur.
Une chose est sûre, pas d'oubli et toujours autant de chagrin.

Écrit par : sophie | 15/07/2008

Je vous embrasse bien fort, je serai très contente de venir vous voir à Fontarèche, je te donne une date en privé ..

Écrit par : justmarieD | 16/07/2008

Patounette, je viens de reccevoir cette très belle sculpture, je m'incline devant ton talent, j'aime beaucoup cet art qui force la main à la création, bravo à l'artiste !

Bise ...

Pat ...***

Écrit par : Patlesarthois | 18/07/2008

j'étais partie quelques jours et cela me manquait de ne pas pouvoir vous lire sur le blog, savoir comment vous alliez. Et puis je voulais vous embrasser tout particulièrement ces jours ci. Je pense fort à vous Marie-no

Écrit par : marie-no | 18/07/2008

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