Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

29/04/2008

Havre de paix

Demain midi nous partons à

739298431.JPG

pour une dizaine de jours.
Lieu idéal pour nous ressourcer et nous vider la tête.
Au programme, peinture et papiers peints, randonnées, ballades à vélo et repos.
La vue que l’on a de notre maison
2069077936.jpg

ne peut que reposer notre esprit tourmenté du moment.

Fiona avait eu un vrai coup de cœur pour cette maison l’été dernier. Et elle avait tellement eu de bonheur d’y passer les vacances de Noël, qu’elle ne voulait plus rentrer en Ile de France.

Un petit havre de paix.

27/04/2008

L'Amitié par Michèle

Ce texte de Michèle avait été posté le 25, avant hier soir. Je le remet en ligne aujourd'hui afin qu'il retrouve sa première place sur la page car il a toute son importance mes yeux. Et ça permet d'oublier mon vilain coup de blues d'hier soir...



L’AMITIE


L’amitié c’est comme une boîte de chocolats, c’est une grande surprise avec des délices à l’intérieur… Tu étais ma boîte de chocolats, remplie de surprises et si délicieuse d’amour pour les autres.

L’amitié n’a ni âge, ni frontière…
Il m’arrive encore de verser des larmes car ton absence se fait parfois insupportable, alors je me rends à l’évidence, pourtant j’aimerai ramener le passé au présent et pouvoir encore te serrer dans mes bras et entendre ton rire.

Tu es partie avec un morceau de moi, un bout de mon cœur sans doute. J’ai perdu ma meilleure amie, ma petite sœur…
Je regarde tous les jours ta photo accrochée au mur, je te dis « je t’aime ».
Est-ce que tu m’entends, est ce que tu me vois ?
Te souviens-tu des moments partagés, de notre complicité et de tout l’amour qui planait autour de nous.
Tu as guéri mes peines avec tes mots justes, tu as partagé mes joies aussi.

La vie est étrange parfois, je t’ai vu arriver il y a 10 ans pour ta première journée au centre, où j’y étais bénévole, je me souviens tu pleurais comme une madeleine (j’étais émue par ta petite frimousse). Puis nos routes se sont séparées pour mieux se retrouver… Quelle rencontre extraordinaire nous avons eu toutes les deux !
Un jour tu m’as écrit : « tu es ma voix et pour cela merci » aujourd’hui je te réponds « merci à toi de m’avoir fait partager tes mots et jeux de mots » j’ai grandi à travers eux, à travers toi qui ne parle qu’une langue, aucun mots déçus, j’ai appris la vie, la gentillesse, la sincérité, la générosité… Tu étais tout cela, tu étais grâce et douceur, tu étais un ange sur terre, et se fut la plus belle des rencontres, car qui a la chance d’être l’ami d’un ange ?

Ton absence se fait lourde, bien sûr comme tu me l’as dit « j’imagine tout ce miel qui coule pour oublier mes peines » mais, j’ai ce mal qui reste des souvenirs terrestres, ton image me hante, je parle de toi et ça me déchire, alors je ferme les yeux et me souviens puis, j’ai peur d’oublier, je veux que rien ne s’efface, alors quand le ciel s’en va le soir même si j’ai peur tu es mon cœur et tu es là, tu me guides, mais sur un mur de « pourquoi » je m’abandonne à l’évidence…
Le temps va trop vite et je n’ai pas eu le temps, nous avions encore tant de choses à partager encore et toujours, j’aimerai encore revoir ton regard malicieux, pouvoir échanger nos
blagues et nos secrets…
Combien de temps encore ce manque se fera t’il sentir ? Combien de temps encore mes larmes couleront de ton départ si prématuré, tu me manques tellement.

L’amitié n’a ni âge ni frontière et entre ciel et terre je sais que tout ce qui nous lie est bien là, je le sens, je le sais, je peux presque le palper.
Je n’ai plus de craintes pour toi, car je sais que ta nouvelle vie est belle et légère.
Un jour tu m’as dis : « Pour toi je ferais pôle Nord » (quelle jolie preuve d’amitié). Pour toi il y aura un bateau au doux nom de Fiona qui naviguera dans les eaux chaudes et claires de la Méditerranée, les gens du monde entier qui monteront dessus pourront lire ton histoire, je ferai connaître l’Amie que tu es, l’Ange qui nous guide et aussi ton combat contre la loi du silence…

Pour toi Fiona, ma cop’s, ma sœur, mon ange, de tes ailes blanches tu es partie et j’espère qu’un jour je trouverai une plume pour me rappeler que tu es là juste à côté de moi, jamais trop loin l’une de l’autre, j’entends tes silences, et sens ton odeur, tu es l’infini, tu es ici et là, tu es immortelle FIONA.

Ta cop’s éternellement


Michèle

26/04/2008

Survivre

Coup de blues ce soir.
Nous vivons ?
Ou bien nous survivons ?

Fiona est partie depuis 2 mois. Le 24 février nous semble hier et il y a 10 ans.
Elle nous manque. Plus les jours passent, plus elle nous manque.
C’est à se taper la tête contre les murs certains jours (aujourd’hui).
Nous survivons.
C’est comme si nous n’en pouvions plus d’une absence qui a assez duré et que nous allions enfin nous réjouir de la retrouver.
Sauf que son absence n’a pas assez duré puisqu’elle va définitivement durer !
Je voudrai être quelques mois en arrière.
Je voudrai changer le cours de la vie.
Mais il n’y a pas d’issue. Aucune issue.
Elle n’est plus là physiquement.
Nous survivons.

Avez-vous toujours autant de peine ? Ce mal, vous ronge t-il toujours autant ?
Nous oui.
Nous survivons.
Pire, il nous tue à petits feux. Du moins, c’est mon impression certains jours.
Oh certes, nous rions, nous sourions, nous sortons, nous mangeons, nous dormons (comme l’on peut), nous allons au ciné, nous faisons du vélo…Mais nous sommes des martiens, d’une autre planète. Nous ne sommes pas vraiment là. Nous sommes avec elle. Avec Fiona.

J’ai peur. J’ai peur que tout le monde l’oublie. J’ai peur que nous ne soyons plus que quelques uns à vivre avec Fiona dans la tête, dans le cœur, dans le corps.

Je veux parler d’elle. Crier mon amour pour elle et que l’on me comprenne. Je veux qu’elle soit là à chaque instant, dans la tête de chacun.

Fiona, ce livre que je t’ai promis, je l’écris. J’y passe tout mon temps…A défaut peut être d’être bien écrit, il sera beau car il sera TOI.
Cette association, ton combat, oui elle verra le jour. Grace à tes amies...
Et ce bateau portant ton nom, il naviguera…

Tu sais Fiona, je n’oublie pas l’essentiel. Je regarde la misère, les gens malheureux, les injustices, les horreurs, les idioties, les aberrations et toutes les belles choses de la vie aussi. Je continue de regarder et de comprendre, nous continuons de regarder et de comprendre car comme tu disais :
« Pour tout voir cela est très facile, moins efficace pour mieux comprendre que regarder.
Pour moi joie de regarder loin et pouvoir comprendre »

Je t’aime, tu me manques tellement !