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Mes yeux et ma main pour le dire

  • Tu me manques

    Ma Fio,

    Aujourd'hui, je me suis remémorée nos "avant Noël".
    Comme le calendrier de l'avant que nous te faisions ouvrir chaque jour, ou la liste que tu tapais sur ton clavier avec parfois des bêtises dignes de toi, le sapin que tu décorais chaque année avec Pierre. Rappelle-toi, il poussait ton fauteuil autour du sapin et t'aidait à déposer les décorations sur les branches.
    J'entends encore vos rires, je ressens encore cette chaleur indescriptible, et je me dis que je n'ai pas assez profité de ces moments extraordinaires pensant qu'ils allaient durer éternellement, parce que je ne savais pas que tu partirais, sans nous prévenir, cet horrible dimanche matin de février...Si j'avais su. Je ne sais pas ce que j'aurais changé, ce que nous aurions changé Pierre et moi. Peut être rien, ou peut être tout.

    Tu me manques. Je t'aime tellement, toujours autant. Tes petites mains qui s'aplatissent sur moi avec maladresse, en signe de caresse, me manquent tellement que certains jours ce manque devient un suppplice.
    Mais je suis aussi tellement heureuse d'avoir vécu ces années merveilleuses avec toi, d'avoir été la maman de "toi", je suis tellement heureuse d'avoir tant appris grâce à toi, et d'être devenue celle que je suis, certes meurtrie, mais avec en moi cette soif de vie qui était la tienne. Merci ma crevette !

    Je t'aime tellement avec la même intensité.

     

  • La nuit

    La nuit, quand la vision de ton visage me sort délicatement de mon sommeil et m'offre quelques instants de ton sourire éclatant, la joie s'empare de tout mon être.
    Quelques fugaces secondes...juste le temps de sentir mes battements de coeur résonner d'espoir, puis s'éteindre de désespoir.
    La nuit m'enveloppe alors de son voile effrayant, et m'abandonne à la souffrance de cette interminable réalité laissant couler sur mes joues, non pas des larmes séchées, mais des petites gouttes de sang douloureuses et silencieuses.
    Douloureuses comme le vide.
    Douloureuses comme les regards complices que nous n'avons plus.
    Douloureuses comme les souvenirs.
    Silencieuses comme les éclats de rire que la mort nous a pris, nous laissant quelques miettes de sourires nostalgiques.
    Silencieuses comme la nuit noire.
    Cette nuit noire que je veux éloigner avec mes cris d'amour pour qu'elle laisse venir l'aurore et que j'entende enfin à nouveau ton souffle, dans la chambre voisine, avant de me rendormir mon coeur de maman apaisé.
    La nuit, ce gouffre noir au-dessus duquel je te cherche, inlassablement, quand les étoiles ne scintillent pas dans le ciel.
    La nuit, j'ai envie de hurler ton prénom à la face du monde, de le dessiner sur toutes les plages de la terre, de le graver sur les vieux murs de pierres éternels.
    Qu'on ne t'oublie pas.

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  • Noël

    Ma Fio,


    Je te vois encore tourner autour du sapin, Pierre poussant ton fauteuil et te tenant les mains pour t’aider à accrocher les décorations.

    Je vois encore dans tes yeux l’excitation de cette belle période de Noël, et l’impatience du réveillon pour offrir tous les cadeaux que tu as pris soin de choisir au travers des mots tapés sur ton clavier puis, sur place dans les boutiques.

    Je lis encore tes mots tapés pour ton blog en ce Noël 2007, juste 2 mois avant ton départ, « Joie pour moi dire joyeuses fêtes chaudes dans vos cœurs. Réunions d'amour. Bisous. Fiona »

    L’effervescence de Noël, tes rires, ton empressement pour sortir du lit le matin, ton regard sur la guirlande électrique du sapin, le choix de ta tenue vestimentaire, la séance de maquillage pendant laquelle, toutes les deux enfermées dans la salle de bain, nous  rigolions comme deux gamines en nous barbouillant de sublimes effets,  je les ressens encore.

    Je te vois encore, l’œil magique et le teint rosé, m’aidant à ta manière à la préparation du dîner festif, transpirant de tant d’efforts, pleinement heureuse et attentive à ta tâche.

    J’entends encore tes petits cris de joie quand nous déchirions le papier cadeau et que nous découvrions ta surprise.

    Je te vois encore t’endormir, tard dans la nuit, satisfaite, pleine de joie.

    En cette veille de Noël, tu me manques. Comme chaque jour mais plus encore. J’aimerais faire un Aller-Retour au ciel pour passer cette soirée de Noël avec toi, pour être certaine que tu ne manques de rien et que tu es pleinement heureuse.


    Demain, je passerai malgré tout un merveilleux réveillon avec Jean-Christophe, perchée sur un arbre, au plus près de ton étoile, dans une belle cabane. Et comme chaque jour, chaque soir, je te parlerai et chercherai à croiser ton regard.


    Je t’aime tellement, si fort…

  • Ce soir

    Mon coeur,

    Je n’ai pas écrit sur ton blog depuis ton anniversaire cet été.
    Tu te rappelles, un jour j’ai décidé qu’il était temps que je laisse ton blog juste pour ceux et celles qui ont envie de venir s’y recueillir de temps à autres.
    Je me suis retirée, faisant plus discret mon chagrin, et continuant à te parler de vive voix, comme si tu étais encore dans la même pièce que moi.

    Les années sont passées, mais chaque jour je t’interroge, je te parle, parfois je t’engueule de m’avoir quittée, c’est vrai, mais le plus souvent je te dis des mots d’amour. Je te parle parce que tu es là, juste là, collée à moi, en moi.



    Ce soir, j’ai envie d’écrire sur ton blog.
    Je me suis demandé ce que tu aurais pu penser de ces évènements terrifiants que chaque Français, quel qu’il soit, est entrain de vivre. Je t’ai posée la question. Je n’ai pas eu de réponse.
    Quels sont les mots que tu aurais tapés avec ton clavier ?
    Je ne sais pas.
    Ce que je sais, c’est que tu aurais eu le coeur meurtri dans ton silence, comme chacun de nous. Et que tu aurais cherché à comprendre et à pardonner. Non pas à comprendre et à pardonner l’acte de barbarie, non. Tu aurais cherché à comprendre et à pardonner la folie haineuse qui s’empare de certains d’entre nous, et tu aurais eu le mot juste et simple sur ton clavier pour rappeler ce pourquoi nous sommes tous là.

    Depuis 3 jours, je me pose un tas de questions. Et surtout, je pense à tous ceux qui ont perdu un des leurs. Leur enfant, leur femme, leur mari, leur mère, leur père, leur parent, leur frère, leur soeur, leur ami(e). La souffrance que chacun d’entre eux doit ressentir est inqualifiable. Les leurs sont morts. Alors qu’ils voulaient juste vivre. Et qu’ils vivaient.
    La souffrance de perdre un être cher dans ces circonstances est abominable. Elle doit dépasser tout ce que l’on imagine.


    J’aimerais juste un monde meilleur. Un monde où chacun réfléchirait avant d’avancer ses propres analyses, ou chacun serait plus tolérant et ne ferait pas une généralité d’une minorité.

    Je t’envoie mille baisers d’amour ma crevette et où que tu sois, je sais que tu veilles.

  • Matin bleu

     

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    Dans ce matin bleu,

    Je vais à travers les rues du village,

    Le pas léger, la gaieté dans les yeux,

    De jolies marguerites plein mon bagage.

     

    Dans ce matin bleu,

    Solitaire,  j’ouvre le grand portail,

    Impatiente, le cœur plein et joyeux,

    Le sang séché au bord de mon entaille.

     

    Dans ce matin bleu,

    Je dépose les fleurs sur ton cercueil,

    Frôle le médaillon d’un regard amoureux,

    Arrose de mes sourires les quelques feuilles.

     

    Dans ce matin bleu,

    Je te vois, le visage illuminé,

    Souffler d’un doux murmure harmonieux

    Sur les lumières de feu de tes années.

     

    Et, par les nuages à travers le vent,

    Vont les vibrations de notre chant,

    Les éclats de nos rires heureux, 

    Dans ce matin bleu. 

  • Pluie de Joie

    « J’ai mis au monde, un jour de juillet mille neuf cent quatre-vingt-onze, un sourire au milieu d’un beau visage.
    J’ai été ses jambes, ses bras, ses mains, ses mots. 
    Je l’ai soigné, je l’ai porté, je l’ai aimé, je l’ai dorloté pendant presque dix-sept ans.
    Nous avons communiqué, échangé.
    Nous avons ri, pleuré, dansé, chanté, crié, hurlé. 
    Nous nous sommes aimés. »

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    J’ai le grand bonheur de vous annoncer la sortie de mon livre « 
    Pluie de Joie » qui raconte l’histoire de Fiona au travers de son handicap, de sa joie de vivre et de sa philosophie de vie. Des petits instants de vie, parfois douloureux, souvent heureux, des instants de rire et de joie, tous portés par l’Amour avec un grand A.

    Ce livre, qui j’espère vous plaira et vous fera sourire à certains passages est, dès à présent, disponible auprès de mon éditeur http://www.sudarenes.com/ ou directement auprès de moi.

    Merci d’en parler autour de vous, à tous ceux qui vous entourent, concernés ou non par le handicap.

    A bientôt

     

    Patricia